SEP et vaccination COVID, des complications pour certains ?

https://www.carenity.com/static/themes-v3/default/images/fr/header/sclerose-en-plaques.jpg

Patients Sclérose en plaques

SEP et vaccination COVID, des complications pour certains ?


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@chatdoc je ne cherche pas à démontrer.

Ton texte, à préciser (et que je cherche pas à contrer) :

1) "Concernant les effets des médicaments soient disant efficaces sur le coronavirus (non cités).  On parle de traitement mais les médicaments anti-viraux sont très peu nombreux et le SIDA est malheureusement l’exemple qui rappelle la difficulté de les trouver, de les mettre au point et de remplir les critères pour devenir des médicaments (multithérapies : ...).  Les premiers médicaments (liste ?), à efficacité prouvée,  arrivent peu à peu sur le marché (dates ?) ; mais, déjà pour certains (noms ?),  le fait d’avoir de nouveaux variants rend leur usage obsolète.  Un de ceux qui est utilisé depuis peu est connu et utilisé contre le VIH (nom ?), et il a fallu remplir les (quelles ?) conditions pour obtenir une extension d’AMM."

2) "Concernant l’HCQ, l’Azythromycine ou l’ivermectine, de nouvelles techniques simples, rapides et abordables appliquées à plus de 2000 molécules ont permis de montrer une efficacité certaine "in vitro " et du fait d’une bonne connaissance de leurs caractéristiques pharmacodynamiques, de nombreux espoirs sont nés. "

S'agit-il de l'étude de Chicago sur les souris ? (Non ... car in vivo des souris et non in vitro) https://www.science.org/doi/10.1126/science.abg5827

Je ne connais que celle en rapport avec le masitinib https://ml-eu.globenewswire.com/Resource/Download/b77c4545-bec6-44e3-91cc-d17c4658986f - extrait : "Les recherches menées par le professeur Savas Tay et le Dr Nir Drayman de la Pritzker School for Molecular Engineering (Université de Chicago, États-Unis) ont examiné une bibliothèque de 1 900 médicaments cliniquement sûrs et ont identifié le masitinib comme l'inhibiteur le plus puissant de la principale cible responsable de la reproduction du virus, une protéase appelée 3CLpro.

Les médicaments ciblant la protéase virale de type 3C constituent une option thérapeutique intéressante pour la COVID-19, notamment parce qu'ils sont considérés comme moins vulnérables au développement de variants induisant la résistance aux médicaments du SARS-CoV-2; cependant, aucun médicament ciblant la protéase de type 3C n'est encore enregistré pour le traitement de la COVID-19. Ce mécanisme d'action antiviral avec effet direct distingue le masitinib de nombreux autres médicaments contre la COVID-19, notamment les inhibiteurs de polymérase ou les anticorps monoclonaux."

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Note @chatdoc‍ et coucou @maritima‍ @Chris31‍ ...

Une précision qui fait espérer : https://www.fr24news.com/fr/a/2021/09/ab-science-recoit-lautorisation-reglementaire-de-lancer-une.html

"Comme c’est le cas pour traiter le VIH (virus de l’immunodéficience humaine), il est prévu qu’une stratégie de traitement efficace contre le SRAS-CoV-2 dépende de la combinaison de médicaments ciblant à la fois la polymérase et la protéase du virus.

Référence[1] Drayman N, DeMarco JK, Jones KA et al. Le masitinib est un large inhibiteur du coronavirus 3CL qui bloque efficacement la réplication du SRAS-CoV-2. Science. 2021;373(6553). doi: 10.1126/science.abg5827

[2] Communiqué de presse du 6 avril 2021. www.ab-science.com/signing-of-an-exclusive-licensing-agreement-with-the-university-of-chicago-to-conduct-research-for-the-prevention-et-traitement-du-covid-19/ "

= https://www.ab-science.com/fr/signature-accord-licence-exclusif-avec-universite-de-chicago-covid-19/

!!!!!!!!

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@SepSepien 

Rapidement une réponse :

* Médicaments à efficacité non prouve : HCQ. azythromycine, ivermectine.

dans l'attente de preuves !!

* Médicaments en vue :

Celui connu depuis quelques années, ritonavir

https://directorsblog.nih.gov/tag/ritonavir/

 
https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/22/la-pilule-anti-covid-de-pfizer-autorisee-aux-etats-unis_6107073_3244.html#xtor=AL-32280270-[default]-[android]


https://actu.fr/societe/coronavirus/covid-19-une-nouvelle-pilule-validee-pour-le-traitement-xevudy-47766795_47766795.html

https://www.sortiraparis.com/actualites/coronavirus/articles/267094-covid-les-traitements-disponibles-ou-a-l-etude-les-dernieres-actualites

https://ansm.sante.fr/actualites/traitements-par-anticorps-monoclonaux-actuellement-disponibles-contre-la-covid-19-et-utilisation-selon-les-variants

Quant au masitinib, attention à ne pas vouloir lui trouver trop d'applications !! Mais la voie de recherche est intéressante.

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@chatdoc merci, c'est de l'info !

Ritonavir m'intéresse. Il est écrit : "Pfizer’s antiviral pill is a protease inhibitor, originally called PF-07321332, or just 332 for short. A protease is an enzyme that cleaves a protein at a specific series of amino acids. The SARS-CoV-2 virus encodes its own protease to help process a large virally-encoded polyprotein into smaller segments that it needs for its life cycle; a protease inhibitor drug can stop that from happening. If the term protease inhibitor rings a bell, that’s because drugs that work in this way already are in use to treat other viruses, including human immunodeficiency virus (HIV) and hepatitis C virus.

In the case of 332, it targets a protease called Mpro, also called the 3CL protease, coded for by SARS-CoV-2. The virus uses this enzyme to snip some longer viral proteins into shorter segments for use in replication. With Mpro out of action, the coronavirus can’t make more of itself to infect other cells."

Traduit :

"La pilule antivirale de Pfizer est un inhibiteur de protéase, appelé à l'origine PF-07321332, ou simplement 332 pour faire court. Une protéase est une enzyme qui clive une protéine au niveau d'une série spécifique d'acides aminés. Le virus SRAS-CoV-2 code sa propre protéase pour aider à transformer une grande polyprotéine codée par le virus en segments plus petits dont il a besoin pour son cycle de vie ; un médicament inhibiteur de protéase peut empêcher cela. Si le terme "inhibiteur de protéase" vous dit quelque chose, c'est parce que des médicaments qui agissent de cette manière sont déjà utilisés pour traiter d'autres virus, notamment le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et le virus de l'hépatite C.

Dans le cas de 332, il cible une protéase appelée Mpro, également appelée protéase 3CL, codée par le SRAS-CoV-2. Le virus utilise cette enzyme pour découper certaines protéines virales plus longues en segments plus courts pour les utiliser dans la réplication. Si la Mpro est hors d'usage, le coronavirus ne peut plus se reproduire pour infecter d'autres cellules."

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Mais ... c'est ce que révélait cette étude de Chicago : https://www.mypharma-editions.com/ab-science-de-nouvelles-recherches-independantes-revelent-que-le-masitinib-a-une-activite-anti-virale-in-vitro-directe-contre-le-virus-sars-cov-2

Extrait (texte du 04/09/2020) : "AB Science vient d’annoncer la publication des résultats d’une étude préclinique avec le masitinib dans le COVID-19. Une recherche menée par des scientifiques de l’Université de Chicago a été publiée sur le service de pré-impression bioRxiv dans un article intitulé ‘Drug repurposing screen identifies masitinib as a 3CLpro inhibitor that blocks replication of SARS-CoV-2 in vitro’. L’article [1] est librement accessible en ligne depuis le site bioRxiv : https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.08.31.274639v1 ."

Il y aurait donc 2 candidats pour cette même fonction ! Où en sont-ils ?

Je lis le reste.

!!!

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@chatdoc @maritima @Chris31 @Nathali57 , à tous,

Horrifié, je lis dans https://www.vidal.fr/actualites/26105-vaccins-contre-la-covid-19-doit-on-s-inquieter-du-risque-de-maladie-aggravee-chez-les-personnes-vaccinees.html: "Après une vaccination, les phénomènes d'ADE semblent relever d'une réaction immunitaire de type Th17" ! Ainsi, on nous l'aurait caché ???

Je pense à d'autres vaccins que contre le COVID ...

https://www.has-sante.fr/plugins/ModuleXitiKLEE/types/FileDocument/doXiti.jsp?id=p_3234100

EXTRAIT : "Après une vaccination, les phénomènes d'ADE semblent relever d'une réaction immunitaire de type Th17 et, peut-être, Th2. Il semble donc prudent de veiller à orienter cette réaction vers un profil Th1 (IL-12, contre les pathogènes intracellulaires). Or, il est intéressant de noter que les vaccins à ARNm sont connus comme induisant spontanément une réponse cellulaire de type Th1. Par ailleurs, il est important de noter que les ARNm des vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna ont tous les deux été modifiés au niveau de la N1- méthyl-pseudouridine, afin de minimiser la reconnaissance indiscriminée de l'ARNm en tant que pAMP (Motif moléculaire associé aux pathogènes) par les PRR (récepteurs reconnaissant les motifs)."

Cela mérite une exploration ... concernant les SEP, ... les Th17 jouent un rôle clé.

Ce cours invite à considérer le rôle des lymphocytes Th2 : http://lvts.fr/Pages_html/Encyclopedies/Cours%20Immuno/chapitre17.htm

"Pour étudier le rôle des TH2, les splénocytes du donneur sont cultivés en présence de l’auto-antigène, d’IL-4 et d’Ac anti-IL-12. On constate alors que dans certaines maladies comme la polyarthrite rhumatoïde, le diabète de type I, ou la thyroïdite de Hashimoto, ce sont surtout les lymphocytes TH1 qui interviennent, tandis que dans le lupus érythémateux disséminé et la sclérose en plaque ce sont les lymphocytes TH2."

🙂


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@maritima @chatdoc @Chris31 @Nathali57 , à tous,

Et voici "un nouvel espoir" dans la saga "Drugs Wars" : https://empoweredpatientradio.com/developing-an-oral-antiviral-to-fight-covid-19-and-neurodegenerative-diseases-with-alain-moussy-ab-science-transcript

Résumé du PDF, traduit :

"Alain Moussy est le cofondateur et le PDG d'AB Science, une entreprise en phase clinique qui conçoit et développe de nouveaux médicaments pour lutter contre des maladies dont les besoins médicaux ne sont pas satisfaits. Le masitinib, leur médicament en cours de développement, est étudié dans des maladies neurologiques telles que la sclérose latérale amyotrophique, la maladie d'Alzheimer et la sclérose en plaques, ainsi que dans des formes sévères de COVID-19 et comme anti-protéase antivirale chez des patients ambulatoires atteints de COVID-19.

Alain explique : "Nous avons commencé deux études de ce type dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie bien connue dans le monde entier, et une autre dans une maladie rare appelée Mastocytose, et ces deux études sont en cours. Nous avons également commencé une phase 2 dans COVID avec le masitinib après que l'Université de Chicago a découvert que le masitinib est en fait un puissant antiviral contre le virus, ce qui était en fait une surprise pour nous. Maintenant que nous avons ces données, nous développons le masitinib pour le COVID en tant qu'antiviral. Et vous savez, Karen, nous avons besoin d'un antiviral en plus du vaccin pour combattre cette pandémie."

"Le développement du masitinib dans Covid n'était pas prévu car notre médicament n'a pas été conçu pour être un antiviral. C'est juste que la structure de la protéase du virus a une forte affinité avec la structure de notre composé par hasard. Les co-cristallisations de la protéase du virus avec le masitinib, qui ont été réalisées par l'Université de Chicago, montrent qu'elles correspondent." "

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

👍

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Bonjour @maritima @G I G I @serpic @Chris31 @Nathali57 @veronique53 @Guerrison @Bidulou04000 @Valou35 @Tine25 @chatdoc @Voielactée @asimov @Gaelline @brume26 @Mercedes55 @krisslo57 @Marie.53 @Magalisep @ludilou @Kirris @marisep @Deblat @bibimet75 @Alain08 @12byron @nicolas2 , à tous,

Voici beaucoup plus :

Développement d'un antiviral oral pour lutter contre le COVID-19 et les maladies neurodégénératives - avec Alain Moussy AB Science

Un podcast pour un patient autonome Publié le 14 janvier 2022

Alain Moussy AB Science

EmpoweredPatientPodcast.com

©TBI LLC 2022

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Karen Jagoda : Bienvenue à l'émission EmpoweredPatientPodcast.com. Je suis Karen Jagoda et mon invité aujourd'hui est Alain Moussy, co-fondateur et PDG d'AB Science. C'est le site AB-Science.com. AB Science est une entreprise en phase clinique qui conçoit et développe de nouveaux médicaments pour traiter des maladies dont les besoins médicaux ne sont pas satisfaits.

Alain, je tiens à vous souhaiter un bon retour dans l'émission d'aujourd'hui. Vous y étiez il y a environ un an. Vous y étiez il y a environ un an, et c'est génial de vous avoir de nouveau avec une mise à jour.

Alain Moussy : Merci, Karen, pour l'invitation. C'est toujours un plaisir de pouvoir discuter avec vous.

Karen Jagoda : Merci. Commençons par un bref aperçu de ce qu'est AB Science et de la mission que vous avez entreprise.

Alain Moussy : Oui. Nous aimerions vraiment apporter de l'innovation à cette industrie en essayant de répondre à certains des besoins médicaux les plus insatisfaits. C'est pourquoi nous avons développé notre médicament, le masitinib, et nous sommes en train de lancer une phase 3 de confirmation dans les maladies inflammatoires ou la maladie d'Alzheimer et récemment la phase 2 dans COVID.

Karen Jagoda : Parlez-nous de ce qui a vraiment changé dans l'entreprise depuis votre arrivée l'année dernière.

Alain Moussy : Oui. L'année dernière, nous lisions les premiers programmes de phase 3 du masitinib, et nous étions heureux parce que nous avions sept phases réussies, trois positives avec ce composé. Maintenant, il est temps d'exécuter des études de confirmation dans le but d'enregistrer ce médicament. Nous avons commencé deux études de ce type dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA), qui est bien connue dans le monde entier, et une autre dans une maladie rare appelée Mastocytose, et ces deux études sont en cours.

Nous avons également entamé une phase 2 dans COVID avec le masitinib après que l'Université de Chicago ait découvert que le masitinib est un agent thérapeutique efficace, en fait un puissant antiviral contre le virus, ce qui était en fait une surprise pour nous. Maintenant que nous avons ces données, nous développons le masitinib pour COVID comme un antiviral. Et vous savez, Karen, nous avons besoin d'un antiviral en plus du vaccin pour combattre cette pandémie.

Karen Jagoda : Dites-nous un peu plus sur la raison pour laquelle nous avons encore besoin d'antiviraux. Est-ce quelque chose qui sera toujours nécessaire ?

Alain Moussy : Oui. Karen, c'est en fait une question essentielle. Après le vaccin, qu'avons-nous observé ? Que les gens sont moins infectés mais quand même, ils sont infectés et vont quand même à l'hôpital, même si les formes sont moins sévères. Mais prenez Singapour ou le Royaume-Uni, ils ont été les premiers à être vaccinés massivement, et aujourd'hui ils sont parmi les pays les plus touchés par le virus.

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Alain Moussy : Nous savons que le vaccin est nécessaire, bien sûr, mais ce n'est pas suffisant. En Europe, le Covid revient très fort, comme l'a dit récemment l'OMS. Nous avons donc besoin d'autres lignes de traitement, et le traitement nécessaire est un antiviral. Vous avez deux cibles pour les antiviraux, Karen, et il est établi avec les antiviraux, de cibler la polymérase ou l'anti-protéase. Et les nouvelles récentes ont montré qu'un anti-polymérase réussi vient de Merck, le molnupiravir. Il a des résultats positifs en phase 3 et sera enregistré pour la voie rapide aux USA et en Europe. et les gens commenceront probablement à prendre ce médicament au début de l'année prochaine. Il s'agit donc d'une étape majeure dans la lutte contre la pandémie.

Alain Moussy : Mais la deuxième piste est d'avoir une anti-protéase. Et parmi les entreprises travaillant sur cette stratégie, il y a Pfizer et nous. Le médicament de Pfizer sera enregistré bientôt. Masitinib, notre médicament, est en phase 2. En fait, dans deux phases 2, l'une testant le masitinib comme traitement anti-inflammatoire pour les formes sévères de COVID, et l'autre testant le masitinib comme anti-protéase antivirale chez les patients ambulatoires.

Karen Jagoda : Lorsque nous avons discuté l'année dernière, aviez-vous une idée de ce qui se passerait ?

Alain Moussy : Pour être honnête, non. Nous pensions que le vaccin arrêterait davantage la pandémie, ce qui n'est pas vraiment le cas en raison de l'émergence rapide de variantes résistantes. Et nous pensions que les grandes entreprises pharmaceutiques auraient proposé des antiviraux plus rapidement. En fait, les antiviraux prennent plus de temps à développer que les vaccins. Merck a réussi avec son anti-polymérase. Roche/Alta a échoué en phase 2 avec un autre composé ciblant la polymérase. Ils pourraient continuer, mais aujourd'hui, c'est un échec. Pfizer a fait une phase 1, 2, 3 très rapidement avec son anti-protéase, et le résultat est positif, avec un pourcentage plus élevé de réduction des patients hospitalisés qu'avec le produit de Merck.

Alain Moussy : Nous sommes en phase 2 avec le masitinib, qui pourrait être considéré comme un médicament antiprotéase alternatif. Ces antiviraux sont absolument nécessaires pour combattre la pandémie, et malheureusement, nous ne voyons pas beaucoup de projets en phase 2 ou 3. Donc les projets en développement devraient être encouragés.

Karen Jagoda : Je m'interroge sur le mouvement anti-vaccination dans ce pays et, je suppose, dans le monde entier, s'il ne serait pas bien servi par la disponibilité d'antiviraux. Parce que s'ils évitent la vaccination, peut-être qu'ils seront prêts à prendre le traitement. Que pensez-vous de cela ?

Alain Moussy : Eh bien, je ne vais pas me prononcer sur la question de savoir si l'on doit avoir le droit ou non de ne pas prendre de vaccins, mais ce qui est sûr, c'est qu'une fois que le vaccin est entré dans le corps, cela prend beaucoup de temps pour l'éliminer. Les personnes qui sont contre le vaccin craignent qu'ils puissent développer une sorte de réaction auto-immune à long terme, non encore décrite ou des réactions aiguës à court terme déjà décrites, comme la péricardite.

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Alain Moussy : Alors qu'avec les antiviraux, si vous ne tolérez pas le médicament, vous l'arrêtez, et l'élimination ne dure que quelques jours seulement. Donc, il est vrai que les antiviraux seront probablement plus acceptés par la population lorsqu'un avantage supplémentaire sera offert sous forme de comprimés.

Karen Jagoda : Il pourrait être utilisé par les personnes qui n'ont pas été en mesure de prendre le vaccin pour une raison de santé quelconque. Cela élargit donc en quelque sorte l'univers. Est-ce qu'une partie du défi ici est que cela n'a pas été reconnu comme un domaine de besoin croissant dans le monde pharmaceutique ? Il n'y a donc pas eu beaucoup d'attention. Ou est-ce que c'est simplement un problème difficile à résoudre ?

Alain Moussy : Oui, c'est un sujet complexe, et l'impact de ce virus sur la planète et sur nos vies est énorme, comme le fait de devoir rester à la maison pendant des mois. Il ne fait aucun doute que nous n'avons pas besoin d'une seule ligne de traitement, comme un vaccin, mais de plusieurs. Bien sûr, nous avons besoin d'anticorps. Nous avons besoin d'antiviraux. Les antiviraux sont, je dirais, un moyen très logique de combattre cette pandémie. Et nous savons comment cela fonctionne car le virus utilise toujours la polymérase et la protéase pour infecter l'hôte et pour se répliquer.

Alain Moussy : Chaque fois que la pharmacie a apporté des antiviraux comme médicament, elle a toujours ciblé la polymérase ou la protéase. Donc, nous savons comment cela fonctionne. Il y a peu d'incertitude sur l'efficacité de la stratégie, juste le temps de trouver le bon médicament. Donc ce sera un soulagement dans le monde entier, car si vous avez les symptômes, vous prenez les antiviraux, et cela réduira le temps d'infection. Il peut aussi prévenir l'infection. Les antiviraux auront probablement un impact majeur, qui sera complémentaire aux vaccins.

Alain Moussy : Mais tu vois, Karen, l'autre sujet est celui des variantes. Une fois que nous avons eu le vaccin, nous avons vu de nouvelles variantes émerger chaque semaine, et certaines ont été classées variantes préoccupantes. Nous savions que les vaccins pouvaient être moins efficaces avec l'émergence de variants. Est-ce que ce sera le cas avec les antiviraux ? C'est possible pour la polymérase, mais l'histoire de la virologie a démontré que ce n'est pas le cas pour la protéase. Donc, les variants n'affectent pas l'efficacité des anti-protéases. Nous l'avons démontré avec notre composé car nous avons testé différentes variantes avec le masitinib. Nous avons montré que l'efficacité de notre composé n'est pas affectée par les différentes variantes, ce qui est un avantage majeur.

Karen Jagoda : Vous avez répondu à la question que j'allais poser d'une bien meilleure façon que je n'aurais pu le faire. Je vous remercie donc d'avoir clarifié ce point. Je me demande, est-ce que c'est une approche à dose unique ? S'agit-il d'une série de pilules que quelqu'un devrait prendre comme un antiviral ? Comment se déroulerait ce plan de traitement ?

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Alain Moussy : Oui, c'est un cachet, donc facile à utiliser et vous pouvez l'emmener en voyage, par exemple. C'est très pratique. Notre objectif de la phase deux est d'essayer de déterminer quelle est la meilleure dose et de voir si le produit est actif, bien sûr. Et une fois que nous connaissons la meilleure dose, c'est cette dose qui sera proposée aux patients.

Karen Jagoda : Et est-ce que ce serait quelque chose qui pourrait être fabriqué relativement facilement et bon marché dans les pays du tiers monde, les pays en voie de développement ?

Alain Moussy : Oui, Karen. Les vaccins sont plus compliqués à fabriquer que les produits synthétiques, et notre produit est un produit synthétique. La chimie est relativement facile et pourrait être reproduite dans différents pays. Donc, il est très probable que si dans le cas où notre produit est efficace, nous nous associerons avec les grandes entreprises pharmaceutiques d'abord, mais aussi les pays pour essayer de maximiser l'accès des différentes personnes à travers le monde.

Karen Jagoda : Est-ce que la recherche que vous faites avec ce double ciblage par rapport à d'autres maladies que celles dont vous venez de parler aujourd'hui ?

Alain Moussy : Encore une fois, le développement du masitinib dans Covid n'était pas prévu parce que notre médicament n'a pas été conçu pour être un antiviral. C'est juste que la structure de la protéase du virus a une forte affinité avec la structure de notre composé par hasard. Les co-cristallisations de la protéase du virus avec le masitinib, qui a été faite par l'Université de Chicago, montre qu'ils correspondent. Et parce que ils correspondent, le masitinib, au moins chez les souris transgéniques infectées, est efficace, et nous ne savons toujours pas chez l'homme. C'est pourquoi nous faisons la phase 2. En dehors du Covid, les principales indications du masitinib sont en neurologie - sclérose latérale amyotrophique, Alzheimer, et aussi les formes progressives de sclérose en plaques.

Alain Moussy : Les maladies neurodégénératives sont au cœur du programme du masitinib parce que notre composé cible deux cellules appelées microglies et mastocytes, qui sont extrêmement importantes dans la physiopathologie de ces maladies. Très simplement, dans ces maladies, il y a quelque chose d'anormal qui se passe dans le SNC, comme la bêta amyloïde dans la maladie d'Alzheimer, par exemple. Alors ces deux cellules sont recrutées, activées, et elles vont contribuer aux symptômes et à la destruction des neurones. Le masitinib peut ralentir la dégénérescence en bloquant l'activation de ces deux cellules dans le cerveau. C'est un médicament qui modifie la maladie qui agit sur deux cellules très importantes de l'immunité innée.

Alain Moussy : Le rôle critique de ces cellules dans les maladies neurodégénératives n'était pas connu il y a 10 ans. Maintenant, il y a de plus en plus de publications. Nous avons été la première entreprise à émettre l'hypothèse que ces deux cellules pourraient être importantes et que cibler le système immunitaire inné pourrait être efficace. Nous pensons que nous avons peut-être découvert quelque chose de clé pour traiter ces énormes besoins médicaux non satisfaits qui sont dévastateurs, débilitants et potentiellement mortels. Nous avons besoin de plus de preuves pour enregistrer, bien sûr, mais cela peut avoir une percée majeure en neurologie.

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Karen Jagoda : J'aime toujours parler aux scientifiques qui découvrent des surprises et savent comment tirer parti des nouvelles connaissances. Je me demande donc quels sont les plans pour l'année à venir ? Et avez-vous vraiment changé vos objectifs en fonction de tout ce que ce que vous avez appris l'année dernière ?

Alain Moussy : L'objectif est de terminer les études de confirmation de la phase 3, qui sont nécessaires pour l'enregistrement. Cela prendra quelques années. C'est relativement long, bien sûr. COVID est légèrement différent car nous savons qu'il y a des accélérations puisque le monde a besoin de nouveaux traitements. Mais avant, nous avons besoin des données de la phase 2. Donc le programme n'a pas changé, sauf peut-être dans COVID, où il y a encore un grand besoin d'antiviraux, en particulier, ciblant la protéase. Nous allons donc achever la phase 2 contre le COVID, et nous allons en parallèle terminer notre programme de confirmation de phase 3 avec le masitinib dans les troubles neurodégénératifs.

Karen Jagoda : Merci à mon invité d'aujourd'hui, Alain Moussy, cofondateur et PDG d'AB Science, AB-science.com. Je suis Karen Jagoda, et vous avez écouté l'émission EmpoweredPatientPodcast.com. Suivez-moi sur Twitter @KarenJagoda .

Aimez-nous sur Facebook @EmpoweredPatientRadio. Merci d'avoir écouté, et et à la prochaine fois.

Cette transcription a été modifiée pour des raisons de longueur et de clarté.

Le podcast Empowered Patient est disponible sur le réseau Libsyn,

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Stitcher, Tunein, Radio.com, Gaana, Deezer, JioSaavn, Audacy, PlayerFM, Samsung et

MedicalandPharmaInsider.com

[J'ai tenté de rattraper les erreurs de traductions d'un fichier PDF copié/collé, c'est souvent problématique.]

👍

SEP et vaccination COVID, des complications pour certains ?


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Bon conseiller

Réponses claires, bien construites, compréhensibles du PDG d'AB Science Alain Moussy et ..... de surcroît sûrement bien rattrapées dans les erreurs de traduction 😉 @SepSepien

SEP et vaccination COVID, des complications pour certains ?


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@maritima @Candice.S , il y a des améliorations techniques sur le site :

mais ctrl-Entrée ne donne pas un saut de ligne simple, mais double,le tiret permet de créer une liste, c'est très positif,la saisie des noms avec arobase est améliorée nettement (mais génère un espace de trop),les nouveaux smileys sont peu expressifs, pas commentés, +/- préhistoriques.


Merci :o))

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Posté le
Bon conseiller

Lu et ....approuvé @SepSepien 😺

l'absence d'interligne simple @Candice. est vraiment très gênante et quant aux smileys ....pas toujours évidents quant à leur sens et parfois ambigus quand on ne domine pas parfaitement le langage des émojis.

Si vous pouviez faire remonter nos doléances ......Merci ! 🌻

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