Sclérose en plaques et troubles visuels

L’inflammation du nerf optique est ainsi un symptôme fréquent de cette maladie. En effet, c’est le premier symptôme de la sclérose en plaques pour 16% des malades.
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En plus d’une vision floue, la sensibilité à la lumière (photophobie), les douleurs suite aux mouvements oculaires, la difficulté à identifier les couleurs (surtout le rouge) sont des symptômes qui indiquent des troubles visuels liés à la sclérose en plaques.

Les troubles visuels liés à la sclérose en plaques peuvent être les suivants :

- Nystagmus ou vue instable : Cette atteinte des yeux correspond à des mouvements involontaires et saccadés des globes oculaires. En résulte une vue floue (trouble) et instable. A cela s’ajoutent parfois des vertiges.
- Diplopie ou vue double : Ce symptôme est provoqué par des lésions au niveau du nerf optique. Ces lésions peuvent affecter un ou plusieurs muscles au niveau de l’œil. Le malade perçoit alors les images en décalé car les deux yeux ne sont plus coordonnés. La vision double peut affecter un ou les deux yeux.
- Perte de vue ou névrite optique rétro-bulbaire (NORB) : La réduction de la capacité visuelle est relativement courante et la névrite optique rétro-bulbaire est l’un des premiers symptômes de la maladie pour 33% des individus. Il peut parfois arriver que l’atteinte du nerf optique résulte en une perte totale de la vue.

La diminution de l’acuité visuelle peut se dérouler sous deux formes : soit de façon progressive, soit de manière directe. En règle générale, la capacité visuelle des malades se détériore de façon plus ou moins aigüe et des séquelles sont perceptibles. Des problèmes de distinction des couleurs ou de détection des contrastes se font souvent ressentir, en plus de la diminution du champ visuel. A noter toutefois que dans 80% des cas, l’acuité visuelle est totalement retrouvée 6 mois après la NORB.

De plus, des problèmes de vues indépendants de la sclérose en plaques peuvent aggraver les lésions visuelles et compliquer le diagnostic pour les médecins. La myopie ou l’astigmatisme, associés à des troubles visuels liés à la SEP, nécessiteront une prise en charge adaptée et une correction ophtalmologique particulière. Le risque, si les troubles visuels évoluent trop vite ou si aucun traitement n’est suivi, est la cécité.

Traiter les troubles visuels liés à la SEP

Avant la mise en place d’un traitement, un examen ophtalmologique permet d’établir avec précision de quel type de trouble visuel souffre le malade.

Pour la diplopie, un cache-œil permet de supprimer la vision double. A terme, la pose d’un prisme sur le verre des lunettes, offre un bon moyen de traitement. En outre la rééducation orthoptique est fréquemment proposée comme moyen d’améliorer la vue.

La chirurgie reste plus rare et est proposée dans les cas de figures où la diplopie perdure et ne semble pas se résorber malgré les traitements classiques.

Pour la névrite optique rétro-bulbaire et le nystagmus, le traitement de base repose sur la prise de corticoïdes.

En cas de séquelles, la rééducation orthoptique est suggérée dans le cas de la névrite optique. C’est une façon d’apprendre à utiliser au maximum ses capacités visuelles restantes.

Dernière mise à jour : 04/01/2018

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Auteur : Équipe éditoriale Carenity, Rédaction

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