Sclérose en plaques et troubles cognitifs

Perdre ses clés, oublier un nom ou le début d’une conversation, ne pas parvenir à rester concentré… Si ces troubles liés à la sclérose en plaques sont fréquents, ils peuvent vite devenir angoissants pour le malade. Celui-ci se demande alors si la maladie ne s'empare pas de son esprit.
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Au fil du temps, environ la moitié des personnes atteintes de SEP peut souffrir de problèmes cognitifs (affectant la mémoire et la concentration). Cela se traduit par une attention réduite, une pensée ralentie ou une mémoire floue.

Souvent, ces problèmes sont bénins et n’interfèrent pas de manière significative avec le quotidien. Il est assez rare d'avoir des problèmes cognitifs graves. Les troubles cognitifs aigus affectent environ 5% à 10% des personnes atteintes de SEP. Dans ces cas, ils peuvent avoir des répercussions sur la capacité à travailler.

Les indices qui permettent de déceler des troubles cognitifs sont souvent subtils et difficiles à repérer. Il est possible de ne pas les remarquer jusqu'à ce qu'un ami, un collègue ou un membre de la famille les signale.

Ils affectent principalement la mémoire à court terme et peuvent être les suivants :

- Avoir du mal à trouver les bons mots pour communiquer,
- Oublier les choses que l’on doit faire ou les tâches déjà réalisées,
- Trouver difficile de s’organiser à l'avance ou de fixer des priorités,
- Avoir des difficultés à se concentrer, surtout quand deux choses se produisent à la fois.

Mais il faut bien souligner que la SEP n’affecte pas l’intelligence ou la mémoire à long terme. Elle ne change pas la capacité du patient à lire et à tenir une conversation. Les troubles cognitifs sont plus des difficultés légères qui touchent la mémoire et la capacité de concentration.

Les troubles cognitifs liés à la SEP peuvent avoir de nombreuses causes différentes.

Si des problèmes cognitifs sont suspectés, il faut en parler avec son neurologue ou un médecin de famille.
Il peut s’agir d’un phénomène de vieillissement normal, les médicaments pour traiter la SEP peuvent être à l’origine de la confusion, de même que certains symptômes de la SEP comme la dépression, l'anxiété ou la fatigue.

Enfin, des lésions au niveau du système nerveux central peuvent aussi être responsables des troubles cognitifs. C’est alors la maladie elle-même qui provoque ces troubles.

Le médecin traitant va donc réaliser un ensemble de tests et examens pour évaluer l’ampleur des troubles cognitifs et confirmer leur existence.

Une fois le diagnostic posé, le médecin oriente ses patients, selon les cas, vers un neuropsychologue, un orthophoniste ou un ergothérapeute.

Si les résultats des examens montrent que la SEP est responsable des troubles cognitifs, plusieurs possibilités existent pour continuer à stimuler sa mémoire et faire travailler son cerveau.

Par exemple, il y a les exercices de mémoire pour compenser les problèmes cognitifs.

De plus, les scientifiques sont actuellement en train de mener des études pour voir si les médicaments qui ralentissent les lésions nerveuses dans la SEP (interférons) peuvent également aider contre les troubles cognitifs. Ils auraient ainsi une action qui ralentirait le développement et l’intensification des troubles cognitifs.

Les scientifiques pensent, de plus, que les médicaments contre la maladie d'Alzheimer peuvent éventuellement améliorer temporairement la mémoire et la concentration.

Sources : Association des Paralysés de France (APF)

Dernière mise à jour : 06/11/2017

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Auteur : Équipe éditoriale Carenity, Rédaction

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