Sclérose en plaques et travail

L’arrivée de la maladie constitue un véritable bouleversement dans la vie personnelle comme professionnelle du patient
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La maladie se caractérise par des symptômes qui pourront entraver, voire empêcher l’exercice d’une activité professionnelle.
Cependant, les manifestations de la sclérose en plaques sont très variables d’un individu à l’autre, et les difficultés que le patient peut rencontrer à son travail vont dépendre d’une part, de la sévérité de la maladie et d’autre part, du poste occupé.

Plusieurs manifestations de la maladie peuvent ainsi interférer avec l’exercice d’une activité professionnelle. Les périodes de fatigue importante, les vertiges ou encore les troubles de l’équilibre ne sont, par exemple, pas compatibles avec certains métiers de manutention ou de conduite de véhicules. De plus, certaines activités physiquement éprouvantes doivent être évitées.

Le patient peut également rencontrer des difficultés pour se rendre sur son lieu de travail, ou encore pour occuper un poste non accessible en déambulateur ou en fauteuil roulant.

Adapter son travail à la maladie

Malgré ces difficultés, la sclérose en plaques n’est pas incompatible avec une activité professionnelle. Une étroite collaboration avec le médecin du travail est néanmoins primordiale.

Dans un premier temps, le poste occupé pourra être adapté à la condition du patient. Les horaires de travail peuvent être réorganisés avec notamment des périodes de repos. Aussi, le poste de travail peut être aménagé pour le rendre accessible en fauteuil roulant par exemple. En fonction de l’évolution et de la sévérité de la maladie, un travail à mi-temps peut être envisagé.

Dans les cas où le travail n’est pas compatible avec la maladie, une reconversion professionnelle est possible. Le patient doit ainsi contacter une Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) qui lui permettra de demander le statut de « travailleur handicapé » et d’obtenir un reclassement professionnel.

Ces maisons départementales ont pour rôle :

- d’informer, accueillir, conseiller et d’accompagner les patients ;
- de mettre en place un plan de compensation adapté, et personnalisé ;
- d’attribuer les prestations par l’intermédiaire de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) ;
- de gérer les fonds de compensation.

Le patient peut également prendre contact avec l’Association nationale de Gestion des Fonds pour l'Insertion Professionnelle des personnes Handicapées (AGEFIPH) qui travaille pour leur maintien dans une activité professionnelle.

Le patient doit maintenir une activité professionnelle le plus longtemps possible afin d’éviter l’isolement et ainsi conserver une bonne qualité de vie et ce, malgré les contraintes de la maladie.

Article rédigé par Antoine SCHUSTER, Pharmacien chez Carenity.

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