Sclérose en plaques : recherche et nouveaux traitements

Les traitements actuels visent à réduire les symptômes de la maladie plus qu’à la combattre à sa source. Mais des traitements sont à l’étude et les progrès de la recherche apportent beaucoup d’espoirs dans la guérison ou du moins dans l’amélioration du traitement de la sclérose en plaques.

La sclérose en plaques est encore, à ce jour, une maladie incurable.
Des nouveaux traitements pour la lutte contre la sclérose en plaques et son évolution sont à l’étude et offrent de belles promesses pour l’avenir des malades.

En effet, on ne sait toujours pas précisément quand ni comment les lymphocytes entrent en jeu dans la démyelinisation. Pour le moment, l’interféron béta a permis d’atténuer les phases de poussées.

Mais de nombreuses études internationales sont réalisées pour étudier l’action des lymphocytes et comprendre pourquoi ils attaquent le système nerveux et la moelle épinière. Les scientifiques cherchent à comprendre quels sont les mécanismes qui entrent en jeu dans le dérèglement du système immunitaire et essaient de voir par quels moyens ils peuvent contourner ou régler cette défaillance. A noter que ces études sont en particulier ciblées pour les formes rémittentes de la SEP.

Un des récents essais cliniques a permis d’identifier un anticorps, appelé Campath, qui pourrait intervenir contre les lymphocytes responsables de la démyelinisation. Une autre étude se concentre, elle, sur une molécule (FTY 720) qui permettrait de bloquer le passage des lymphocytes dans le système nerveux et empêcherait alors les attaques de la myéline.

Un autre point d’amélioration est l’idée d’une remyélinisation possible, qui est de plus en plus développée et reconnue. La myéline pourrait en effet se régénérer et rendre la SEP si ce n’est curable, du moins efficacement traitable.

Deux pistes de traitement sont en cours :
- La première repose sur une remyélinisation spontanée qui est encouragée et favorisée par le traitement.
- La seconde, quant à elle, vise à transplanter des cellules pour permettre la remyélinisation.

Il semblerait en effet que suite à une attaque et destruction de la myéline par l’organisme atteint de la sclérose en plaques, celui-ci pourrait en fabriquer de nouveau. Cependant, comme il n’en fabrique pas en quantité suffisante, il faudrait veiller à stimuler ce processus.

Néanmoins, l’idée de transplantation de cellules souches pour permettre une réparation de la myéline est intéressante mais engendre un risque de cancer. Son efficacité reste encore à prouver mais elle est une piste importante dans la recherche de traitement de la sclérose en plaques.

Amélioration des traitements actuels de la SEP

Beaucoup d’autres études reprennent les traitements existants (corticoïdes, immunosuppresseurs, immuno-modulateurs) et cherchent à améliorer leur action.

Des traitements administrés par voie orale, au lieu des injections, sont aussi à l’étude et, outre leur efficacité parfois accrue, ils offriraient un confort certain au quotidien pour les malades.
Le Lemtrada®, qui n’est pour le moment pas encore mis sur le marché, est un médicament oral dont l’efficacité agirait sur le long terme. L’essai clinique montre en effet que ce médicament s’avère efficace chez 80% des malades plus d’un an après administration.

Le Gilenya® a lui été autorisé sur le marché européen. Ce traitement de fond par voie orale de la SEP est très encadré et est prescrit pour les personnes ayant une forme récurrente-rémittente et très active. Les personnes pouvant bénéficier de ce traitement doivent notamment :

- Avoir eu une poussée dans l’année malgré un traitement de fonds,
- Après injection de Gadolinium, avoir eu au moins une lésion réhaussée,
- Avoir 9 lésions hyper-intenses en T2 à l’IRM cérébral,
Ainsi, la première administration de ce traitement oral est effectué sous surveillance médicale.
En outre, certains nouveaux médicaments se concentrent sur le traitement de certains symptômes de la SEP.

C’est ainsi le cas de la fampridine (Fampyra®) qui vise à améliorer la capacité à marcher (qualité et vitesse de la marche). Lors d’essais cliniques, l’efficacité de ce traitement a été prouvée chez 1/3 des patients qui le prenaient. De plus, une bonne tolérance a été constatée pour ce traitement.
Néanmoins pour le moment la fampridine n’a reçu qu’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle et sa prise doit être bien vérifiée et évaluée par le médecin selon les patients. En effet, l’insuffisance rénale et les crises d’épilepsie sont des effets secondaires possibles liés à la prise du Fampyra®.

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