Voyage et sclérose en plaques

Les désagréments du voyage tels que les retards, la perte de bagages, etc sont ennuyeux pour tout le monde, mais pour les malades atteints d’une sclérose en plaques, ils peuvent parfois provoquer des problèmes qu'il faut savoir anticiper.
/static/themes-v3/default/images/default/info/maladie/intro.jpg

Les longues files d’attente, les retards, les réservations annulées sans raison, et les pertes de bagages ne sont que quelques-uns des désagréments qui peuvent arriver à tout voyageur. A ces imprévus, il faut ajouter la planification spécifique du voyage en raison de la sclérose en plaques. Partir en voyage si l’on a une sclérose en plaques peut alors sembler un défi insurmontable. Mais ce n’est pas le cas ! Avec un peu d’anticipation et une planification minutieuse, voyager est une possibilité dont les personnes atteintes de sclérose en plaques ne doivent pas se priver. Ainsi, le malade doit notamment considérer la durée du voyage, la destination et le moyen de locomotion prévu pour arriver à bon port, afin que la sclérose en plaques n’interfère pas trop avec le voyage.

Avant toute chose, il est important d’anticiper les aspects techniques du voyage afin de ne pas les subir une fois le départ effectué.
Faire appel à une agence de voyage est une aide précieuse pour les malades atteints de sclérose en plaques. En effet, ils peuvent voir avec le malade quelle destination lui correspond le mieux (en raison de la sep et de ses goûts) et mettre en place un voyage avec tous les aménagements nécessaires. Il ne faut donc pas oublier de leur faire part de toutes les informations nécessaires, telles que sa mobilité et l’équipement avec lequel on voyage.
Ils peuvent alors organiser le voyage en totalité : transport, logement… et ceci en prenant en compte les exigences relatives à la sclérose en plaques.

Contacter son hôtel avant toute réservation. Si le patient préfère organiser son voyage par lui même, il est important qu’il se renseigne bien sur les installations de l’hôtel dans lequel il souhaite séjourner. Il ne faut donc pas à hésiter à contacter directement les hôtels pour leur faire part de ses besoins d’aménagements. Par exemple, avoir une chambre au premier étage facilite la vie et ce surtout lorsqu’on a une valise. Il est aussi important de voir si l’escalier comporte une rampe d'accès, s’il y a un ascenseur et si l’entrée de l’hôtel est accessible aux fauteuils notamment. De même, si besoin est, il est bon de se renseigner sur l’accès à la piscine, aux toilettes, à la salle à manger et de demander si les douches sont équipées de sièges. De plus, il est important de vérifier l’accessibilité de son logement mais il ne faut pas non plus oublier de se renseigner sur l’accessibilité de l’environnement extérieur (parking adapté..). A savoir : il est préférable de voyager hors des périodes de vacances scolaires quand c’est possible, car cela permet d’avoir moins de monde donc souvent moins d’attente, de bouchons et embouteillages mais aussi des températures plus fraîches. Tous ces éléments permettent notamment de limiter la fatigue. Pour ce qui est de l’accessibilité, partir hors saison est aussi un moyen d’avoir un choix plus large.

Sclérose en plaques, voyage et transport du matériel médical

Le point le plus important à garder à l’esprit lorsque l’on voyage avec une sclérose en plaques est le transport du matériel médical et les médicaments nécessaires. Il faut toujours avoir avec soi sa prescription médicale (ordonnance) et une note explicative.
Si l’on part à l’étranger, il faut penser à demander sa carte européenne d’assurance maladie. Il faut prévoir cela au minimum 15 jours avant le départ. C’est auprès de la caisse nationale d’assurance maladie que cette carte peut être obtenue.

Il faut aussi penser à avoir une ordonnance de son médecin en anglais qui explique pourquoi l’on voyage avec des médicaments et qui mentionne bien que le traitement pris se fait par injections. Ne pas oublier d’y apposer la dénomination scientifique internationale - DCI - pour un voyage à l’étranger.
De plus, il faut toujours prévoir plus de médicaments que ce qui est nécessaire pour la durée de séjour afin de parer à tout imprévu.
Avant le départ, le patient doit consulter son médecin traitant pour prévoir avec lui les médicaments à emporter mais aussi les vaccinations nécessaires.

Si l’on prend l’avion, les médicaments doivent presque toujours être pris à bord dans un sac isotherme ou une petite glacière. Cela permet d'avoir toujours avec soi ses médicaments en particulier dans le cas où les bagages seraient perdus.

Pour des raisons de confort et de praticité (plus facile à déplacer), il est préférable d’utiliser une petite valise à roulettes comme bagage à main.

Ensuite, il faut penser à la disposition des lieux dans lequel on va se rendre.
En fonction de cela, on choisira tantôt d’emporter une canne ou un fauteuil roulant. Ce choix est aussi évidemment fonction de la mobilité de chaque personne et des options dont elle dispose. Une canne signifie que l’on se déplacer plus lentement, mais elle peut aussi permettre plus de mobilité. Les béquilles sont une autre possibilité, si le malade ne peut pas se déplacer seulement avec l’aide d’une canne.

Avant d’envisager un mode de déplacement plutôt qu’un autre, le médecin peut apporter son avis et suggérer une option différente de celles envisagées.
De plus, il convient de se rappeler que de nombreux établissements proposent l’utilisation gratuite de fauteuils roulants. Des endroits tels que les aéroports, les musées, et bien d'autres peuvent transformer une visite fatigante en un moment plus agréable.

Sources : ARSEP

Vous souhaitez en savoir plus concernant cette maladie ?

Rejoignez les 149 000 patients inscrits sur la plateforme, informez-vous sur votre maladie
ou celle de votre proche et échangez avec la communauté

Rejoindre

C'est gratuit & anonyme