A l’occasion de la Journée Mondiale de la Sclérose en Plaques le 31 mai, une étude inédite en France met en avant l’impact de la sclérose en plaques (SEP) sur les carrières professionnelles des personnes atteintes.

«87% des personnes atteintes de SEP (sclérose en plaques) considèrent que cette dernière est un véritable frein pour trouver un travail». C’est l’une des principales conclusions de l’enquête réalisée par L’Union associative pour lutter contre la sclérose en plaques (UNISEP), l’Association des paralysés de France (APF) et le laboratoire Roche. Rendue publique mercredi 17 mai cette enquête a été réalisée auprès de 800 personnes sur l’incidence de la SEP dans la vie professionnelle.


Privilégier l’information et mobiliser davantage les acteurs

La SEP est une maladie inflammatoire du système nerveux central qui s’accompagne de symptômes très variables: faiblesse musculaire, troubles de l’équilibre... et dont la durée, l’intensité et l’évolution varient d’une personne à l’autre. Une maladie avec des conséquences non négligeables au quotidien et donc, dans la vie professionnelle de 90 à 100 000 personnes en France.

Cependant, lorsqu’on interroge ces personnes sur les raisons de ces difficultés, Une très grosse majorité (autour de 90%) met en avant un grand manque d’information du public à propos de la SEP. Cela nuirait à la prise en charge et à l’intégration de leur handicap au sein des entreprises.

Pourtant, l’enquête révèle que parmi les personnes interrogées, près de 90% avaient prévenu leur entourage professionnel de leur maladie. Pour la moitié, cela a d’ailleurs conduit à la mise en place de mesures spécifiques. En outre, près de la moitié des employeurs considèrent que l’intégration d’un travailleur handicapé est soit «une opportunité pour repenser l’organisation des équipes», soit l’occasion de «revoir la répartition des missions au sein de l’équipe» ou encore d’y «renforcer un esprit d’équipe et de solidarité».

Source : http://sante.lefigaro.fr/