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Patients Diabète de type 1

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Sujet de la discussion

Membre Carenity
Posté le

Bonjour,

Le DT1 est une maladie qui ne se voit pas mais qui peut avoir de graves conséquences sur nos vies. Des conséquences physiologiques : vue, reins, artères, prise de poids et des conséquences sur notre psychologie.

Pourquoi moi ? Qu'ais-je fait pour mériter cela ?

Alors on peut dire que le diabète tue l’insouciance. Alors qu'un enfant sain pourra profiter de la vie, courir, manger ce qu'il veut quand il veut, faire les sports qu'il souhaite, étudier avec toutes ses capacités intellectuelles et physiques, un enfant diabétique aura une vie plus compliquée.

Il ne pourra pas profiter d'un anniversaire SANS penser à sa maladie.
Il ne pourra pas aller boire un verre en terrasse SANS penser à sa maladie.
Il ne pourra pas faire tous les sports qu'il souhaite (plongée sous-marine, escalade, voile, ...)
Il devra prendre en compte son état glycémique à chaque instant de sa scolarité au risque d'échouer à une évaluation.

Il est vrai que le suivi glycémique est largement facilité depuis l'apparition des FSL et autres. Il est vrai que le suivi de l'insulinothérapie est facilité depuis l'apparition des pompes.

Cependant, l'insouciance est la première victime du diabète.

Le diabétique devra se responsabiliser très tôt au prix de sa liberté.

Damien

Début de la discussion - 10/08/2018

Le diabète tue l'insousciance
Membre Carenity
Posté le

Bonjour Damien,

Oui, la survenue du diabète tue une part de notre insouciance. Au début de la maladie, il faut envisager une vie nouvelle, faite de contraintes et de menaces plus ou moins claires, et l'on se sent un peu moins libre. Avec l'insouciance, la première victime du diabète est bien notre liberté.

Avec la maîtrise du traitement, avec le temps et les habitudes, on réapprend une certaine insouciance, mais pour la liberté… Malgré quarante années de cohabitation, il me semble toujours que ma liberté a été et est encore l'élément de ma vie le plus limité par cette maladie. En sera-t-il toujours ainsi ?

Dans cette maladie où l'incertitude du futur est souvent en toile de fond, je crois qu'il faut réussir à tuer le futur, en quelque sorte, pour créer un présent permanent. Ainsi, j'essaie de balayer la notion un peu trompeuse d'objectif, car ce point à venir, tel le mirage, ne cesse jamais de reculer devant vous. Votre analyse trimestrielle est bonne, la belle affaire, vous avez travaillé pour le passé, maintenant tout est à recommencer, encore, toujours ! Alors, je gère dans l'immédiateté, consultant le passé si nécessaire et tenant ferme la bride au présent.

Bien à vous,

Philippe

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