Diabète et vie sociale

Le diabète impose des contraintes dans le quotidien. Au moment de son annonce, le patient récemment diagnostiqué ressent généralement une angoisse et cela peut affecter les relations avec son entourage : famille, amis, collègues… notamment en raison de l’image que lui renvoie le regard des autres.
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Pour être à l’aise dans sa vie sociale, il faut tout d’abord l’être dans son quotidien de diabétique. En effet, lorsqu’il est bien maitrisé et surveillé, le diabète n’empêche pas de vivre normalement : faire du sport, avoir un enfant, conduire ou partir en voyage sont tout à fait possible dès lors que le diabétique accepte quelques adaptations de sa vie quotidienne.

Le diabète est difficile à accepter pour deux raison majeures.

- Tout d’abord, les contraintes qu’il impose, et qui viennent s’ajouter au stress et aux contraintes du quotidien « classique ». L’acceptation du diabète est un processus lent, mais nécessaire pour bien vivre avec. Ce processus est différent selon le type de diabète mais passe dans les 2 cas par la compréhension de sa maladie et par une relation de confiance avec les soignants.
- Egalement, beaucoup de diabétiques souffrent du regard des autres et dénoncent une stigmatisation de leur maladie. En effet, le diabète est souvent assimilé à une forme de handicap (interdiction de passer certains permis de conduire, de pratiquer certains sports…).

En conséquence, les diabétiques hésitent souvent à parler de la maladie à leur entourage, mais c’est surtout un choix personnel.

• Dans le cadre professionnel, il n’y a aucune obligation à informer son employeur et ses collègues. Il est cependant conseillé d’en parler à son service médical, soumis au secret professionnel.
• Au sein de son entourage proche, il est préférable d’informer mais également d’éduquer aux gestes d’urgence les personnes amenées à intervenir en cas de malaise hypoglycémique.
• Dans le reste de son entourage, le choix est à la libre appréciation du diabétique : parfois, le fait d’informer et de rassurer son entourage permet de dédramatiser la maladie.

Le diabète dans les différentes activités sociales

La maladie n’empêche pas d’exercer une activité professionnelle, mais le diabétique doit choisir le métier qui correspondra aux contraintes de sa maladie : avoir une flexibilité pour surveiller sa glycémie, manger un en-cas, prendre son insuline…
Il n’y a aucune obligation d’informer son employeur de son diabète, mais cela présente des avantages de dire à la médecine du travail ou à ses collègues proches que l’on est diabétique, notamment en cas de crise hypoglycémique.

En ce qui concerne les droits, il est utile de se rapprocher des associations de patients ou de demander conseil à un diabétologue.

Si certains permis de conduire sont fermés aux diabétiques de type 1 (poids lourd, taxi, ramassage scolaire), il est cependant possible d’obtenir son permis de conduire pour un diabétique à condition de déclarer sa maladie et après validation par une commission médicale.
Pour conduire, il est important que son diabète soit maitrisé et de mesurer sa glycémie avant de prendre le volant pour éviter une crise d’hypoglycémie durant le trajet.

Les voyages sont tout à fait possible pour les diabétiques à condition de préparer son départ et de respecter quelques règles simples :

- Prendre en compte un éventuel décalage horaire sur son alimentation et l’administration d’insuline
- Emporter son insuline et ses fournitures médicales en quantité supérieure à la normale pour éviter d’être pris de court,
- Informer son médecin, qui pourra vous rédiger une ordonnance d’insuline ou tout autre médicament utile en cas d’urgence et lui demander tout conseil qui vous semble nécessaire pour le bon déroulement de votre voyage.

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