Benzodiazépines et leurs cercles vicieux .

https://www.carenity.com/static/themes-v3/default/images/fr/header/spondylarthrite-ankylosante.jpg

Patients Spondylarthrite ankylosante

13 réponses

101 lectures

Sujet de la discussion



Posté le
Bon conseiller

Un petit bonjour à tous .

Je tenais à créer ce sujet , qui me tient tout particulièrement à cœur comme beaucoup d'entre vous très certainement .

Qui n'a pas , à un moment dans sa vie , pour une raison ou une autre et quelque soit la pathologie , touché à ces sacrés Benzos .

Nous ne pouvons que reconnaître , qu'elles nous ont plus qu'aidées et même permis de passer des caps délicats que ce soit , pour une douleur , nociceptive , neuropathique mais aussi psychogène .

Pour ma part ce fut : " Bienvenue en ENFER " avec ce sacré Rivotril .

Pourquoi ne pas m'avoir dit , il y une bonne trentaine d'année , lorsque le rhumato m'avait prescrit 5 petites gouttes pour repousser le seuil de tolérance à la douleur (SPA actives dans toutes ses formes) , que je finirais très certainement ma vie avec lui , avec ou sans douleur . Au point de faire 500 kms pour retourner le chercher . De là , même à penser qu'il s'était volontairement caché pour m'emmerder et se prouver que je ne pouvais vivre sans lui !

Un pervers possessif exclusif manipulateur destructeur vampirisateur ... envers ma personne .

En effet son sevrage , s'avère être le plus grand combat de ma vie et certainement bien plus délicat que celui que je mène avec BiBi , puisque cela fait bien longtemps que je l'ai accepté . 

Elle , c'est ma cop'S de toujours et pour toujours , lui , ne le sera jamais , au grand jamais !

Si vous le désirez , à vous de nous faire part de vos témoignages , sur nos amies les Benzodiazépines !

NB : Je suis passé de 5 gouttes à 18 gouttes sur une trentaine d'années , pour redescendre à 6 gouttes aujourd'hui :

Pour ces putains de 12 gouttes en moins , il m'a fallu la modique durée de 2 ans , je pense que je pourrais en écrire un roman !

Une goutte en moins une soirée , puis la faire réapparaître deux jours après et ce autant de temps qu'il le faut jusqu'au jour ou on la supprime pour de bon et ainsi de suite , des mois de galère sinon attention à l'effet rebond , on descend en enfer plus vite qu'on ne montera au paradis . 

Incroyable que cela puisse paraître , jusqu'à la scinder avec un buvard !

Au plaisir de vous lire , 

Le pote d'Héliott .


Début de la discussion - 17/08/2013

Benzodiazépines et leurs cercles vicieux .


Posté le

Je ne vais pas parler par experience personnelle , mais professionnelle.

En effet , les benzos et le Rivotril en particulier , sont une belle merde.Effet miraculeux , bien souvent mais , bien vite, insuffisant .Augmenter la dose , encore et toujours ..impossible de s en passer et de revenir en arriere.Bien souvent, les patients ne reconnaissent pas , ou ne veulent pas reconnaitre la dependance induite et pensent pouvoir tout arreter d un seul coup .Faux ! Le medecin ne les previent pas , en general , des consequences , et bien souvent , c est la descente aux enfers .Il s agit d un veritable sevrage toxicolo avec toutes les douleurs physiques et pdychologiques que ca entraine.

Tout cela me fait penser a l escalade therapeutique que l on a tendance  a ignorer .On commence par du doliprane , tout simplement puis , ca ne suffit plus , c est la codeine , la morphine , les benzos voire les antidepresseurs...je ne veux pas faire du mais le Rivotril est souvent presente comme la solution miracle zpres maints essais therapeutiques .Il faudrait "juste" que le patient soit informe de ce qui l attend et des consequences...

Benzodiazépines et leurs cercles vicieux .


Posté le

lisant cela, on saura dire non si on nous le propose, ou du moins l'accepter en toute connaissance de cause..merci...

on en revient à ces traitements qui font du "bien" certes, mais pour quel mal?? et à ces médecins "tout-puissants" qui n'informent pas correctement leurs patients... ça fait peur..

Benzodiazépines et leurs cercles vicieux .


Posté le

Aucun traitement n est anodin mais des lors qu il induit une dependance , on peut imaginer les degats qu il peut causer ! 

Beaucoup de patients atteints de maladies " algiques" sont dependants de leurs traitements mais j irai jusqu a comparer les benzos avec les morphiniques .Elles sont meme peut etre pires car leur sevrage est terrible .

Benzodiazépines et leurs cercles vicieux .


Posté le

faut-il une certaine "fragilité" pr se retrouver dépendant ? peut-on y couper?  je parle des morphiniques, car je ne connais pas les benzo-schmurtz..

je m'explique: je suis sous morphine depuis deux ans, je connais les risques de dépendance, les précautions à prendre, etc..il m'arrive d'oublier de prendre mes comprimés de morphine et les autres aussi, une fois...ou plusieurs de suite...je sais, c pas bien...mauvaise élève que je suis...  pourtant je ne ressens pas de symptômes du manque physique,  je me rends compte de l'oubli au moment où les douleurs ne sont plus du tout anesthésiées.. et donc, je ne me sens pas dépendante ni physiquement ni ds ma tête, à tort?? du coup, je n'imagine pas une quelconque difficulté à m'en défaire..est-ce possible ou alors je manque de lucidité?

Benzodiazépines et leurs cercles vicieux .


Posté le
Bon conseiller

Sidonie , on estime qu'après 7 jours de Benzos , on peut déjà avoir une certaine forme de dépendance . C'est bien pour cela que certains ne sont prescrits que pour une semaine maxi , comme les inducteurs de sommeil .

Les Benzodiazépines sont vraiment une classe à part , je t'assure et rien à voir avec les morphiniques .

LPdH

Benzodiazépines et leurs cercles vicieux .


Posté le

ok, je ne connaissais pas ces substances avant que tu n'en parles.. après recherche je vois qq noms de médicaments avec cette molécule qui me sont familiers comme le lexomil de ma grand-mère...  je n'ai jamais pris aucun de cette liste..

je ne remets certainement pas en cause leur propension à créer la dépendance...  ni ton combat contre le rivotril.. et suis rassurée que tu m'assures que rien à voir avec les morphiniques .

Benzodiazépines et leurs cercles vicieux .


Posté le

Exact .La dependance aux morphiniques est differente de la dependance aux benzos .Celle ci est moins connue mais pire .La dependance aux morphiniques depend de la frequence de prise , tu peux arriver a te passer de morphiniques apres deux ans de traitement mais tu ne pourrais pas avec des benzos . Les benzos sont plus vicieuses , et le risque de dependance est maximal.

Benzodiazépines et leurs cercles vicieux .


Posté le
Bon conseiller

je prends du seresta depuis plusieurs années; 1 comprimé 50 le soir pour dormir. avant j'en prenais également un à 10 dans la journée, mais je l'ai arrêté. mon médecin m'avait dit d'essayer de réduire ; prendre 3/4 un soir puis 1 le lendemain puis 3/4 etc... pour réduire au maximum. mais comme je souffre beaucoup depuis quelques mois, si je ne le prends pas je suis sûre de ne pas dormir du tout, alors que pendant mes heures de sommeil (même artificiel) je ne souffre pas (sauf quand la douleur me réveille mais j'arrive à me rendormir) avec ça j'arrive à dormir 6 ou 7 heures, c'est toujours ça de pris. Je sais que ça n'est pas bon mais...

Benzodiazépines et leurs cercles vicieux .


Posté le

J'ai pris du Tetrazepam pendant des années, à la dose d'1 comprimé le soir, et éventuellement 1 autre dans la journée, pour combattre les contractures musculaires et m'endormir aussi plus facilement dans les moments de fortes douleurs : j'ai entrepris le sevrage bien avant que ce médicament ne soit retiré du marché parce que j'avais l'impression d'en être fortement dépendante, et, pour ne rien aider j'avais deux avis contradictoires : mon médecin-traitant qui pensait que c'était une saloperie (bon, ok, il ne le disait pas comme ça, mais c'est ce que moi j'entendais!), et mon rhumato qui pensait que c'était nécessaire, et qui ne semblait pas faire grand cas de la dépendance potentielle.

Bref, sevrage sur plusieurs semaines, 1/2 comprimé pour commencer, avec quelques rechutes à 1 comprimé lorsque l'humeur était à la déprime, et les nausées, et autres joyeusetés du sevrage (rien à voir avec les contractures musculaires qui étaient supportables, en comparaison), puis 1/4 pendant plusieurs semaines encore (penser à mettre ses lunettes et à s'équiper d'un couteau pour couper le tout petit comprimé maléfique ), puis... un beau soir... plus rien! Quelques insomnies plus tard, le problème est à moitié réglé, contractures toujours au rendez-vous, mais le moral aussi. 

Autant dire que je ne suis pas prête de reprendre, pour quelque raison que ce soit, de benzodiazépines!

Discussions les plus commentées