Spondylarthrite ankylosante et chirurgie

Dans certains cas, la chirurgie est la solution pour soulager la douleur des patients atteints d’une forme lourde de spondylarthrite ankylosante.

Le traitement chirurgical peut être un choix thérapeutique de dernier recours chez certains patients chez qui la spondylarthrite ankylosante a engendré des lésions articulaires très importantes et une douleur intense et continue. Ainsi, dans certains cas, les anti-inflammatoires ne soulagent plus la douleur, et l’intervention chirurgicale peut s’avérer utile pour améliorer la qualité de vie du patient, en soulageant la douleur, en restaurant les capacités fonctionnelles de l’articulation, ainsi qu’en améliorant la mobilité.

La chirurgie pour traiter la spondylarthrite ankylosante reste cependant très limitée et n’est indiquée que pour certains cas particuliers, pour des patients qui présentent de graves complications.

Différents types de chirurgie pour traiter la spondylarthrite ankylosante

Il existe différentes procédures chirurgicales pour traiter la spondylarthrite ankylosante et le choix de celle-ci va dépendre du cas particulier de chaque patient. Dans certains cas, il est alors possible de remplacer une articulation trop usée par la maladie et source de douleur, par la mise en place d’une prothèse artificielle. Cette intervention chirurgicale est fréquemment utilisée pour mettre en place une prothèse à la hanche ou encore au genou, afin de soulager la douleur et favoriser les mouvements. Un autre type d’intervention chirurgicale, assez rare, s’effectue directement sur la colonne vertébrale qui présente de graves complications comme par exemple le syndrome de la queue de cheval. Cette pathologie est en effet provoquée par la spondylarthrite ankylosante et se manifeste lorsque les nerfs qui sont situés dans la zone lombo-sacrale sont écrasés. Cette condition provoque alors une douleur intense dans la partie inférieure du dos et dans les fesses. Ce syndrome engendre aussi une faiblesse au niveau des jambes et des difficultés pour marcher, et peut provoquer une incontinence urinaire et fécale. L’intervention chirurgicale représente dans ces cas-là une nécessité pour améliorer la qualité de vie du patient.

Le choix de l’intervention chirurgicale pour traiter les complications de la spondylarthrite ankylosante est effectué par le rhumatologue, avec l’accord du patient. Ces interventions sont en général très lourdes et délicates à effectuer. Il est donc conseillé de bien évaluer les risques par rapport aux bénéfices. Les médecins observent néanmoins une nette amélioration de la qualité de vie des patients soumis à des traitements chirurgicaux de la spondylarthrite ankylosante