Quelle prise en charge pour la douleur ?

La prise en charge de la douleur est un véritable enjeu de santé publique notamment depuis la loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé du 4 mars 2002 qui reconnait le soulagement de la douleur comme un droit fondamental de toute personne.

L’évaluation et la prise en charge de la douleur ont bénéficié dans de nombreuses pathologies comme le cancer d’un véritable changement dans les mentalités. Bien que des progrès restent à accomplir, cette compétence est de plus en plus déléguée au patient qui est invité à s’exprimer par exemple sur l’intensité de sa douleur. Pour aider le personnel soignant, des outils comme des questionnaires d’échelles de douleur sont désormais utilisés.    

En ce qui concerne les traitements, les antalgiques de référence (paracétamol, aspirine, morphine) prennent correctement en charge les douleurs inflammatoires et en particulier les douleurs aiguës. Ceci étant, les effets secondaires de ces traitements peuvent être importants dans certains cas (dépendance à la morphine par exemple).    

Ceci étant,  de nombreux traitements non médicamenteux  (acupuncture, relaxation, hypnose, phytothérapie dans la spondylarthrite ankylosante) sont dorénavant mobilisés, notamment dans les centres anti-douleur, afin de mieux prendre en charge les patients.     
Loin d’être accessoires, ces traitements ont prouvé leur efficacité et permettent même parfois de diminuer les prises médicamenteuses chez certains patients.    

Mieux comprendre le fonctionnement de la douleur pour une meilleure prise en charge

De nombreuses équipes de recherche travaillent actuellement en France et dans le monde pour mieux comprendre les mécanismes de fonctionnement de la douleur. Ces travaux offrent des pistes prometteuses pour l’élaboration de nouveaux médicaments visant à mieux traiter la douleur.    
Les techniques d’imagerie cérébrale jouent aussi un rôle important dans la compréhension des liens entre douleurs et émotion en offrant la possibilité aux professionnels de santé d’identifier, de visualiser et de quantifier la douleur des patients.

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