Spondylarthrite et alimentation

Une question récurrente concerne le rôle de l’alimentation dans l’évolution de la maladie. Aujourd’hui, aucune étude n’a encore démontré les bénéfices d’un régime alimentaire particulier sur l’évolution de la spondylarthrite ankylosante.

Une question récurrente concerne le rôle de l’alimentation dans l’évolution de la maladie.
Aujourd’hui, aucune étude n’a encore démontré les bénéfices d’un régime alimentaire particulier sur l’évolution de la spondylarthrite ankylosante.

Les patients doivent avoir une alimentation variée et équilibrée. Il est nécessaire de privilégier les produits bénéfiques pour la santé tels que les fruits, les légumes ou le poisson et limiter les aliments trop sucrés (boissons sucrées, confiseries…), trop gras (charcuterie, beurre…) ou trop salés (gâteaux apéritifs, chips…).

Ainsi, le Programme National Nutrition Santé préconise de :

- manger au mois cinq fruits et légumes par jour ;
- manger trois produits laitiers par jour ;
- consommer si possible des féculents à chaque repas ;
- manger de la viande, du poisson ou des œufs une à deux fois par jour ;
- limiter la consommation de matières grasses ;
- limiter la consommation de produits sucrés ;
- limiter la consommation de sel ;
- consommer de l’eau à volonté au cours ou entre les repas ;
- pratiquer une activité physique régulière.

Alimentation saine associée et activité physique adaptée à la spondylarthrite ankylosante pour améliorer la qualité de vie du patient.

Cependant, certaines nuances doivent être apportées en ce qui concerne les patients atteints de spondylarthrite ankylosante.

Le sport permet de limiter la prise de poids et de réduire le risque de certaines maladies cardiovasculaires. La pratique d’une activité physique régulière est également bénéfique pour la spondylarthrite ankylosante. Cependant, celle-ci doit être adaptée à l’état de santé du patient. Avant de pratiquer une activité physique, le patient doit consulter son médecin afin de connaître les sports compatibles avec sa maladie.

De plus, en cas de perte de poids importante, il peut être nécessaire d’enrichir l’alimentation en calories et en protéines. Il est également indispensable de consulter son médecin afin de discuter de la prise en charge de sa maladie.

Une alimentation variée et équilibrée ainsi que la pratique d’une activité physique régulière permettent d’éviter le surpoids et ainsi de limiter la surcharge au niveau des articulations.

Enfin, les acides gras polyinsaturés oméga 3 et oméga 6 sont à privilégier : on leur prétend une activité anti-inflammatoire. On retrouve les acides gras oméga 3 dans les poissons gras tels que le saumon ou le flétan ou encore dans les huiles de colza et de noix. Les acides gras oméga 6 sont retrouvés notamment dans l’huile de tournesol ou l’huile d’olive.
Il est important de rappeler qu'en cas de traitement à la cortisone, il faut privilégier une alimentation pauvre en sel, pauvre en sucre, mais riche en calcium et en protéines.