Spondylarthrite ankylosante et urétrite

Lorsque la spondylarthrite ankylosante est liée à une urétrite, on parle d’arthrite réactionnelle ; celle-ci apparaît généralement 1 à 4 semaines après une infection du système urinaire ou du tube gastro-intestinal.
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Lorsque la spondylarthrite ankylosante est liée à une urétrite, on parle d’arthrite réactionnelle ; celle-ci apparaît généralement 1 à 3 semaines après une infection du système urinaire ou du tube gastro-intestinal. Les agents responsables sont la Chlamydia, l'Ureaplasma, la Shigella, la Salmonella, la Yersinia et le campylobacter. Ce type de spondylarthrite tend alors à affecter certaines articulations, généralement celles qui se trouvent dans les membres inférieurs et les pieds.

L’apparition est souvent aiguë. En quelques jours, deux à quatre articulations deviennent douloureuses et présentent des hématomes. De la fièvre apparaît ainsi que des douleurs dans la région lombo-sacrale.
Lorsque de l’arthrite, une conjonctivite et une urétrite sont présentes, on parle alors de syndrome de Reiter. Ce type de maladie guérit généralement en quelques mois, mais peut cependant réapparaître ou devenir chronique.

Urétrite et arthrite

Symptômes de l'urétrite

Dans le syndrome de Reiter typique, le patient développe une urétrite (inflammation de l’urètre) suite à un contact sexuel ou après un épisode dysentérique. Suite à l’urétrite, une fièvre légère apparaît après quelques semaines, ainsi qu’une conjonctivite et l’arthrite. Il est important de prendre en compte que ces caractéristiques ne se forment pas toutes forcément, et qu’il est nécessaire de considérer des formes incomplètes.
Chez les hommes, l’urétrite est moins douloureuse et moins productive de sécrétions purulentes par rapport à celle de la gonorrhée aiguë et peut être associée à des cystites hémorragiques ou à une prostatite.

Traitements et pronostics

Seuls certains patients deviennent invalides en raison de la récurrence de la maladie ou de sa chronicisation.
Le syndrome de Reiter par transmission sexuelle est souvent associé à la C. trachomatis ; il est donc recommandé de soumettre ces patients et leurs partenaires sexuels à des traitements à la tétracycline durant au moins trois mois. Il est en effet démontré que cela aide à limiter la progression de la maladie.
Il est de plus important de traiter au plus tôt l’urétrite afin d’éviter toute complication, et de limiter la contamination à d’autres partenaires.

Sources : Orphanet

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