Spondylarthrite ankylosante et sport

La pratique d’une activité physique ou sportive n’est pas incompatible avec la spondylarthrite ankylosante, mais elle doit se faire dans le respect d’un certain nombre de règles. En effet, la pratique d’un sport doit tenir compte de l’état du patient et de sa maladie. Il est nécessaire d’adapter sa pratique, et d’éviter de mobiliser sa colonne vertébrale de façon trop importante au moment où la maladie est active.
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Une activité physique adaptée permet de conserver la mobilité de la colonne vertébrale et des articulations, mais aussi de préserver la capacité d’expansion de la cage thoracique ainsi que de réduire la raideur de la colonne. Elle permet également de renforcer la musculature afin d’améliorer le rôle de soutien et de protection des muscles envers les articulations. Enfin, le fait de pratiquer une activité physique régulière n’influe pas sur l’activité de la maladie mais permet au contraire une amélioration de la qualité de vie du patient en soulageant la douleur.

Avant de commencer la pratique d’une activité sportive, il est nécessaire de consulter son médecin afin de s’assurer que les exercices en question sont bien adaptés. Chez une personne atteinte de spondylarthrite ankylosante, l’activité physique doit être encadrée et convenir à l’état de santé du patient.

Quel sport pratiquer avec une spondylarthrite ankylosante

Pour une personne touchée par la spondylarthrite ankylosante, la pratique d’une activité sportive est recommandée. Cependant, tous les sports ne sont pas adaptés. En effet, les sports considérés comme traumatiques tels que le rugby, le karaté ou le judo sont déconseillés.

Il est préférable de choisir des sports qui n’exposent pas le patient à des chocs ou à des traumatismes :
- la natation, dans une eau tiède, est particulièrement adaptée. Le dos crawlé permet une bonne mobilisation de la colonne vertébrale, de muscler et de redresser le dos et d’ouvrir la cage thoracique. Cependant, il est préférable d’éviter certaines nages comme le crawl dans lesquelles la position du dos est mauvaise ;
- en hiver, il est possible de pratiquer du ski de fond ce qui permet une bonne extension des muscles ;
- le vélo est également possible à condition d’adopter une posture droite (remonter le guidon si nécessaire). Cependant, il est déconseillé de faire du VTT ;
- le volley-ball peut également être pratiqué car il incite à se redresser et favorise l’étirement des membres.

De nombreux sports peuvent donc être pratiqués, mais dans tous les cas, il est indispensable de demander conseil à son médecin. Il faut pouvoir adapter le type de sport en fonction de l’activité de sa maladie.

Les étirements sont très importants et doivent être réalisés quotidiennement et plus particulièrement avant et après une activité sportive. Ils vont permettre de lutter contre les déformations de la colonne vertébrale, et permettre de protéger les articulations avant un exercice. Il peut être nécessaire de consulter un kinésithérapeute afin de connaître les bons mouvements à réaliser.

Article rédigé par Antoine SCHUSTER, Pharmacien chez Carenit.

Sources : Société Française de Rhumatologie (SFR)

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