Une greffe permet d’arrêter l’insuline

https://www.carenity.com/static/themes-v3/default/images/fr/header/diabete-de-type-1.jpg

Patients Diabète de type 1

17 réponses

546 lectures

Sujet de la discussion


• Animatrice de communauté
Posté le

Une récente étude nationale, pilotée par le Centre hospitalier universitaire de Grenoble démontre que les patients greffés d’îlots pancréatiques retrouvent un très bon contrôle de leur diabète. Mieux : ils ne présentent plus aucune hypoglycémie et deux tiers d’entre eux arrêtent l’insuline !

Première recherche clinique mondiale, randomisée et contrôlée, le projet hospitalier Trimeco a impliqué, de juillet 2010 à juillet 2017, 50 patients porteurs d’un diabète de type 1 instable ou d’un greffon rénal insuffisamment équilibré. Ses résultats viennent d’être publiés dans la revue scientifique The Lancet Diabetes & Endocrinology.

« Le CHU développe cette thérapeutique depuis environ 20 ans, explique le Pr Pierre-Yves Benhamou, responsable du service d’endocrinologie-diabétologie et maladies de la nutrition. Elle s’adresse à des patients qui ont un diabète de type 1 extrêmement instable et impossible à traiter avec les moyens conventionnels (insuline par injection ou pompe). Lorsqu’on n’arrive pas à équilibrer cette instabilité et que la maladie devient ingérable au quotidien, avec une grosse altération du confort de vie, une transplantation peut être envisagée. » 

La technique innovante consiste, détaille le Pr Benhamou, à « prélever les cellules saines de pancréas sur des donneurs d’organes décédés pour en extraire les îlots qui fabriquent l’insuline, avant de les réinjecter chez le patient, sous couvert d’un traitement antirejet, immunosuppresseur, à prendre à vie tant que la greffe marche. »

Un gain précieux de qualité de vie pour les malades sévères

L’étude Trimeco démontre que, six mois après la transplantation, 84 % des receveurs présentent un excellent contrôle glycémique sans survenue d’hypoglycémie sévère, alors qu’aucun des patients restés sous traitement insulinique n’obtient de telles améliorations. Aussi, 58,7 % des receveurs ont pu arrêter leur prise d’insuline un an après la greffe.

Un gain précieux de qualité de vie pour les malades souffrant de formes sévères de diabète de type 1. Et ce, malgré des événements indésirables liés à la technique : des hémorragies survenues au cours de la procédure de transplantation (sur 7,3 % des injections d’îlots) et des complications classiques causées par le traitement immunosuppresseur (troubles digestifs, infections et altération de la fonction rénale).

« Au CHU, on propose cette thérapie de transplantation d’îlots pancréatiques à une dizaine de patients chaque année, précise le Pr Pierre-Yves Benhamou. Inscrits sur une liste d’attente, ils peuvent espérer une greffe dans un délai d’un à deux ans. Une période qui pourrait être raccourcie si on arrivait à mieux organiser les prélèvements d’organes en France. »

Après la publication de ces résultats très probants, « nous allons déposer un dossier au ministère de la Santé pour que cette thérapeutique soit prise en charge en routine dans les années qui viennent », annonce le Pr Benhamou. Un agrément qui permettra le remboursement de cette greffe par la Sécurité sociale.

Source : Le Dauphiné

Début de la discussion - 29/05/2018

Une greffe permet d’arrêter l’insuline


Posté le

Bonsoir, avec un diabète de type 1 depuis 1967 c'est à dire 51 ans, (j'ai 53 ans), est il possible que j'aie une greffe ? (mon diabète est moyennement équilibré suite au décès inatendu de mon fils) Merci de votre réponse

Une greffe permet d’arrêter l’insuline


Posté le

Bonjour,

Diabétiques de types 1 depuis 6 ans bientôt diabète plus que instable si je rentre dans les critère je dis oui à la greffe.

Une greffe permet d’arrêter l’insuline


Posté le

Bonjour

Ma fille qui a 13 ans et elle est diabétique pendant 8ans  et ce qu'elle peut faire cette greffe merci de me répondre

Une greffe permet d’arrêter l’insuline


Posté le

Bonjour 

prendre un traitement anti rejet est un processus lourd et avec beaucoup d’effets secondaires.et l’espeRance de vie d’un greffon est courte et l’observance doit être optimale.moi j’ai 37 ans de diabète avec des bas et des hauts mais je me lancerai pas dans la greffes.je préfère l’option cellule souche sans anti rejet.

Une greffe permet d’arrêter l’insuline


Posté le

J’ai lu tous les commentaires ! Et j’espère ne pas avoir recours à la greffe , car c’est sûrement d’autres soucis ... alors assez de souffrances ... pourtant le courage j’en ai ... mais je veux avancer .... pas un pas en avant et deux en arrière ... et les souffrances , cela suffit .... bonne route à tous ... 

Une greffe permet d’arrêter l’insuline


Posté le
Bon conseiller

bonjour j'ai 58ans et 55années de diabete type 1 pas toujours evident  mais il y a pire que moi et je dit bravos a tous ses medecins et chercheurs pour toutes ses recherches un jour on arrivera a guerrir cette saloperie de maladie alors courrage a tous 

Une greffe permet d’arrêter l’insuline


Posté le

Bonjour,

Je serais comme "Zezinha", je pense que si on me le propose je dirais NON, car prendre les médicaments anti-rejet me semble aussi (peut être même plus ) nocifs: que les hauts et les bas du diabète. Mais je reconnais et dit aux médecins "bravo"

Courage à tous et prenez soin de vous.

Fabach

Une greffe permet d’arrêter l’insuline


Posté le

Mon diabète type 1 est très instable avec une hémoglobine glyquée à 11.5, de graves hypoglycémies -la nuit il m'est déjà arrivé de descendre à 0.27-

Mais compte tenue des problèmes rénaux qui découlent de la prise de médicaments anti-rejet, je dis non également, et si c'est possible, comme le dit Zezinha, cellule souche sans anti rejet alors là je dis oui.

Mais courage à toutes et à Tous, un jour...

Une greffe permet d’arrêter l’insuline


Posté le

@zezinha

Bonjour,

Je pense comme vous que la solution au DT1 sera probablement une thérapie cellulaire, employant des cellules β insulino-sécrétrices dérivées d’un genre de cellule souche.


Mais, cela n’est que la moitié de la solution : chez nous, sujet DT1, notre système immunitaire attaque toute cellule β, même si elle présente tous les marqueurs de notre identité immunitaire. Donc même avec de telles cellules, il faudrait avoir recours à un traitement immuno-suppresseur.


Pour éviter ce type de traitement chez des patients qui seraient greffés avec des cellules β issues de cellules précurseurs, deux solutions sont étudiées :


1° Encapsuler les cellules dans une membrane biocompatible, perméable au glucose et à l’insuline, mais ne laissant pas passer les anticorps anti-cellule β. Les premiers résultats obtenus chez l’animal sont très encourageants ;


2° Rééduquer le système immunitaire pour le rendre de nouveau tolérant vis-à-vis des cellules β, en particulier dès la découverte du DT1 (par exemple avec des autogreffes de moelle osseuses, des rémissions du DT1 ont été obtenues, mais beaucoup d’effets secondaires, parfois sévères : pas encore au point).


Je suis persuadé que le vrai traitement définitif du DT1 ce trouve dans ces directions-là, et peut-être avant 2050.


Bien à vous,
Philippe

Discussions les plus commentées