Après la dépression, ce que j'ai compris...

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Après la dépression, ce que j'ai compris...


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@Gilles92

Merci beaucoup pour votre commentaire: il est très instructif parce qu'en effet, je ne m'évalue qu'à travers le regard des autres et cela m'empêche d'être réellement moi même.Il faut que l'on m'aime à tout prix quel qu'en soit les conséquences pour moi! je dois être parfaite et, comme cela me prends toute mon énergie, je n'arrive pas à trouver mon "être" comme vous le dites si bien.

votre analyse de mon comportement est tout à fait juste: merci beaucoup de m'aider à me poser les bonnes questions!L'image du curseur est très intéressante, notamment. Je vais essayer de suivre vos conseils et placer le "curseur à sa juste place".

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Bon conseiller

Je n'ai pas la science infuse sand85, mais si je peux être utile, c'est déja ça. J'accepte aussi de me tromper et d'être critiqué. Dites vous que le mieux est souvent l'ennemi du bien, et, ce sont justement ces imperfections qui vous rendent unique et intéressante. Comprendre le problème, c'est déja l'avoir à moitié résolu. Maintenant, il vous reste à passer de la théorie à la pratique.

J'imagine que vous avez déja fait le tour avec votre thérapeute des raisons de ce comportement. Si ce n'est pas le cas, il serait intéressant d'étudier la question avec lui. Quelle en est l'origine ? Ne nous voilons pas la face, nous sommes tous, à des degrés différents, sensibles au regard des autres. Ce n'est que lorsque nous perdons notre libre arbitre aux dépens de notre bien être que cela devient un problème.

Je vais faire de la psychologie de comptoir, mais je ne serais pas étonné que l'éducation de vos parents et les rapports que vous entreteniez enfant avec eux en soit la source. Exister revient donc à leur faire plaisir. Ensuite mari, amis, enfants ont pris la relève. Vient un moment où ces derniers quittent le nid, le mari est moins passionné, les amis moins disponibles, alors il est probable que vous vous sentiez un peu désoeuvrée. Voyez ce changement de rythme comme l'opportunité de lever un mystère : qui êtes-vous en dehors des services que vous rendez aux uns et aux autres ? Voilà une question passionnante qui touche à l'essence même de votre nature.

Et bien vous ne pourrez pas le savoir sans expérimenter des choses bien différentes de ce dont vous avez l'habitude. De même pourriez-vous vous interroger sur ce qu'il y a derrière le chapiteau de ce que veulent bien vous présenter les autres. Je vous envie, vous avez tout un continent à découvrir. Avec des surprises bonnes ou moins bonnes, mais à chaque fois que vous approcherez de la vérité, vous vous rapprocherez également de vous-même.

Enfin, je vais vous proposer un petit défi qui pourrait vous amuser. Mais il ne faut pas que cela tourne à l'obsession. Rassurez-vous c'est très simple et participe à votre quête : définissez-vous en 1 seul mot. Non pas en fonction de ce que les autres peuvent dire de vous, mais en ayant instinctivement et intellectuemment le sentiment d'être au plus près de ce que vous ressentez. Personnellement, cela m'a pris 5 ans pour trouver une réponse satisfaisante. Bon courage ;-)

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Aller un peu de motivation :

- Marina, une jolie italienne retape un vieux Kangoo, adopte un chien et plaque tout pour faire le tour du monde

https://wamiz.com/chiens/diaporama/retape-vieux-van-plaque-tour-monde-chien-9298.html?utm_source=newsletter+chiens&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

- Norma, 90 balais, décide de faire la nique à son cancer et prend son caniche sous le bras pour vivre un "road movie"

https://wamiz.com/chiens/actu/90-ans-refuse-traitement-contre-cancer-part-road-trip-chien-7567.html

Mettez vous 2 minutes à la place d'une jeune femme seule sur les routes et d'une Mamie en fauteuil roulant... Si elles ont trouvé le moyen de sortir de l'ornière, pourquoi pas vous ? La dépression est une prison. Pensez à toute l'énergie déployée chaque jour à tenir le coup. Ne pouvez-vous en canaliser une toute petite partie pour monter un projet d'évasion ?

Je me souviens de ma mère, une petite femme mature, mariée, 2 enfants, les traits tirés comme jamais, épuisée émotionnellement, fragile comme une brindille physiquement, faisant la vaisselle. Elle ne dit rien. Puis elle me signifie dans un soupir mal assuré qu'elle part avec Voyageurs du monde pratiquer un raid à pied dans le désert. J'ai cru qu'elle délirait tant il me semblait évident que son état méritait les urgences. Voilà une femme au foyer qui n'a rien d'une aventureuse, qui décide soudain de jouer les Indiana Jones en Mauritanie. 15 jours plus tard, elle était partie. A son retour, j'ai rencontré une autre femme : souriante, vivante, pleine d'énergie et d'envie.

Que cette histoire personnelle vous fasse réfléchir, autant que les témoignages précédents.

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J'ai compris à la suite d'une dépression, que pour éviter une seconde dépression je devais veiller à nourrir mes projets (les peaufiner, les rendre réalisables, avancer dans un projet), mais aussi me faire plaisir : commencer par un tout petit "plaisir" par exemple sortir respirer sur mon balcon, puis enchainer avec des plaisirs plus importants, appeler un/une ami/e, manger un bon repas, puis carrément sortir, partir en week end, en vacances, faire du bénévolat....

Mais enfin.... ça va quand même beaucoup plus facilement depuis que je prend de l'effexor ! depuis un an !

Les trois premières semaines ont été affreuses avec l'effexor, mais après, c'est devenu génial !!!!

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@joedav Chaque situation est specifique, il serait aussi dangereux de prescrire que de conseiller un arrêt. Ce qui serait une autre forme de prescription. 

Je comprends l'intérêt de votre raisonnement et votre démarche. Bien sûr en vous souhaitant le meilleur. Évitons néanmoins de retrouver trop de personnes dans le fossé. Ce n'est qu'après que l'on sait si cela réussi. 

Ces sujets sont traités en histoire de la médecine. La maladie est nommée lorsqu'une cause ou un médicament permettant d'en appaisé les effets est identifié. Sauf mon Diabete, je regrette les temps des - si possibles bonnes - liqueurs. Imaginez, elles seraient en plus remboursables. 

Se "sevrer" d'une dépression est une expérience radicale. Je vois cela comme cela. Soyez certaine que j'accorde cependant grang intérêt à votre témoignage. Savoir que l'on pourrait se sentir autrement est important.

J'ai plusieurs fois par négligence arrêté mon cymbalta 60. Il peut être devant mois et y penser dix fois, le fait d'y penser me laisse croire dans l'instant, la seconde, que je l'ai pris.

Le sentiment de se découvrir un éveil supplémentaire à la vie est grisant. Deux jours, cinq jours, mais sans s'en rendre compte l'on ne sait pourquoi l'effet inverse se manifeste pernicieusement. Bref encore merci du témoignage que je ne prendrai pas pour un conseil de prescription.

Je regrette de répondre essentiellement à ce message, car le fil de la conversation est intéressant. Je prendrai plus de temps.

@arpege17‍ N'hésitez pas à suivre deux trois séances courtes d'EMDR ou équivalent pour évacuer la peur de sortir. Demandez conseil sur ce sujet avant. Il existe pas mal de méthode. Apres une agression, je suis ne pouvais plus regarder une personne dans les yeux dans la rue. A la première séance, la perception de mon environnement avait évolué. Milieu existe des petites méthodes courtes qui nous influencent très positivement. Sans que vous vous en doutiez, beaucoup de coachs les utilisent pour les gens confrontés au stress en entreprise (cadres). Cela n'est pas popularisé. C'est dommage. 

Ce n'est pas nécessairement coûteux. Il y a des maisons médicales. 

Ma situation dépasse pour ma part le dépressif.

Je serais malhonnête de faire croire que c'est facile de sortir de chez moi. C'est surtout que je m'y sens en sécurité. Ce qui est un leure, je le sais. MAis c'est comme cela.

A propos, pourquoi arpège ? Musicien/ne ? Moi, c'était (c'est) plutot la peinture. Au point d'avoir envié le programme proposé à @Marie95‍ . 

Je vous souhaite une pluie de trèfles   à quatre feuilles. 

Même si, j'en conviens, cela ne sert à rien. 

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@Gilles92‍  Vos conseils sont judicieux. Comme vous répondez directement à la personne, le @ devant leur nom n'est peut-être pas utile pour les alerter de votre réponse. Je n'en sais rien. Mais ce serait dommage que l'intéressé rate votre commentaire. A vous lire.

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@Guy.Belgique 

Sais tu comment je pourrais trouver une maison médicale à Paris pr faire de l Emdr ?

Merci bcp. 

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Vous avez raison Guy. Comme le @ semblait faire partie des usages, je m'y suis conformé.

Je reviens de 6 mois en Thaïlande. Même camp de boxe thaï que la dernière fois. Paris ne m'a pas manqué. Bien au contraire.

Voici un témoignage intéressant : http://www.muay-thai-guy.com/knocking-out-depression-with-muay-thai.html

A 44 balais je me suis fait tatoué pour la 1ère fois. Sak Yant. C'est ainsi que l'on nomme les tatouages sacrés pratiqués par un Ajarn, moine bouddhiste passé maître dans la discipline. Vous ne choisissez ni le motif, ni l'emplacement. Il décide en fonction de votre date de naissance, de votre nom et après un entretien personnel. L'objet du tatouage est de vous aider à trouver un équilibre dans votre vie. Et cela se mérite : 6 heures de cérémonie avant de ressentir la morsure des premières incisions. Croyez le ou non, je me sens plus solide.


Un témoignage sur le sujet : https://www.lostboymemoirs.com/safer-sak-yant-tattoo-thailand-monk-or-ajarn/

J'ai également pratiqué le Yin Yoga et la méditation Zen. Le Yin Yoga, aussi appelé yoga des plus de 50 ans, est la moins exigeante de la douzaine de pratiques existantes. Ici, pas de postures impossible à tenir. Il s'agit d'une forme de stretching très accessible et de relaxation profonde. Quant à la méditation zen, les bases me furent enseignées par un champion du monde de MMA. Jamais je n'aurais imaginé que le souffle était si relié à notre bien-être.


Prochaine étape dans mon évolution, une retraite Vipassana. Nul besoin d'être bouddhiste pour purifier le larsen de nos pensées et retrouver le goût de l'essentiel. Mais je dois avouer que ce stage de méditation intensif et totalement gratuit me fout une trouille bleue. L'emploi du temps et le code de discipline font froid dans le dos. Je ne suis pas encore prêt.


Pour info : https://www.mahi.dhamma.org/fr/

Bref, je me suis efforcé d'apporter ici, comme à mon habitude, des méthodes méconnues pour lutter contre la dépression, en fournissant témoignages et références directement exploitables. Il me semble que psys et médocs atténuent les symptômes, mais ne règlent pas la cause. Aussi, peut-il être opportun de s'ouvrir à de nouvelles expériences qui s'adressent à l'être sensible que nous sommes pour le nourrir de l'intérieur, autrement.

Bonne journée.

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@angelina je vais regarder... Mais je ne prescris rien. Sans doute n'interviendra-y-on qu'à la seconde séance par principe. 

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@gilles92 Voilà une trajectoire qui réveille. Je me suis souvent interrogé sur l'intérêt de libérer l'énergie refoulée lors d'agressions, ou comme témoin de faits de violences extrêmes. Bon, à 60 ans, faut voir. Merci pour votre percutant message.

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