Vivre avec la dépression

Les facteurs clés de la guérison d'une personne dépressive sont l'observance de son traitement dans le temps et l'auto-évaluation

La première mesure a mettre en place dans la vie d'un patient dépressif est de s'assurer de la bonne observance de son traitement dans la durée. Il est important que le patient continue à prendre ses antidépresseurs, et ce même s’il a l’impression d’aller mieux au bout de 2 ou 3 semaines, surtout le temps pour avoir l'effet escompté peut se compter en mois en fonction des médicaments. 

La décision d’arrêt du traitement doit être prise en concertation avec le médecin. En général, si le patient a bien cerné les facteurs qui l’ont fait trébucher et s’il a pu apporter des changements environnementaux pour y pallier, le risque de récidive dépressive est faible, sauf si de nouveaux facteurs déstabilisants interviennent ou s’il s’agit d’une dépression endogène.



Evaluer son état dépressif au quotidien

Le patient a un rôle-clé dans sa guérison. Il joue en effet un rôle fondamental dans l’observation de son vécu dépressif et le suivi de sa maladie. L’envie de refaire les gestes du quotidien, la volonté de se faire plaisir à nouveau, de sortir, de retrouver ses proches sont autant d’indicateurs de l’évolution positive de sa condition.

La diminution de l’angoisse est le premier effet constaté par le patient lorsque le traitement est efficace. Le sujet se sent plus apaisé, l’humeur se relève progressivement et l’élan vital revient.

Le sport peut avoir une grande influence sur le moral. Il est prouvé que faire de l'exercice trois par semaine peut faire diminuer les effets de la dépression. Une marche quotidienne de trente minutes ou plus est même encore plus efficace. L'exercice physique favorise la libération d'endorphines (hormones fabriquées par le cerveau), ce qui peut aider le patient lors de ses épisodes dépressifs.

Enfin, le rôle de l’entourage du patient est essentiel. Il doit être vigilant pour savoir dépister un symptôme qui devient sévère ou qui s’aggrave. C’est souvent à l’entourage d’inciter le sujet dépressif à consulter un médecin. Le proche (conjoint, membre de la famille, etc.) peut accompagner le patient dans son traitement et l’encourager à poursuivre son traitement même si son état semble s’améliorer.