Les problèmes dépressifs des malades atteints de spondylarthrite et de fibromyalgie

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Patients Dépression

Les problèmes dépressifs des malades atteints de spondylarthrite et de fibromyalgie


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Bonsoir à toutes,

je viens de lire tous vos témoignages et je suis toute bouleversée par les récits de vous toutes :

 en ce qui me concerne, je n'ai pas vécu une situation semblable, mais j'ai été considérée comme une moins que rien : "tu n'arriveras à rien, tout ce qui arrive, c'est ta faute !!!!," : je l'ai entendu des millions de fois, et j'ai fini par le croire, évidemment !!!!!

J'étais à bout, et je voulais en finir avec ces phrases insultantes et méprisantes , mais je n'ai jamais rencontré de psy pour me permettre de le dire .

 ce qui devait arriver, arriva : un jour, une phrase de trop de la part de ma mère, intransigeante, exigeante,et le vase déborda ..... J'ai failli passer par le balcon : heureusement que mon mari et un ami se trouvait là, car j'étais prête à tout, ce jour-là, car je venais d'apprendre que j'avais la fibro et on me répond que je suis une comédienne, que j'aime me faire plaindre, j'en passe et des meilleures !!!!!

 Une pulsion, on ne pense à rien à ce moment là, on veut passer à autre chose ......

Voilà ce que je peux vous dire sur mon passé, je ne suis jamais arrivée à vider mon sac complêtement, peut-être qu'un jour, je le viderais ici, dieu seul le sait .....

Amitiés à toutes, à très bientôt et merci d'avoir ouvert ce sujet, très intéressant et pouvant nous aider, chacune à notre façon, urphée

Les problèmes dépressifs des malades atteints de spondylarthrite et de fibromyalgie


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bonsoir à toutes et à tous

je rejoints tout ce qui a été dit avant et je voudrais dire que moi aussi j'ai la fibro et une dépression, je suis suivie par une spychiatre qui pour moi est formidable et elle m'a énormémént aidé et j'irai même jusqu'à dire qu'elle m'a sauvé la vie je sais c'est fort mais c'est ce que je ressent mais je n'oublie pas mon mari et mes enfants et aussi mes amis qui ont été d'un grand secours même si certains ne comprennent pas la fibro ce n'est pas grave

jai toujours été contre tous les spy...quelque chose alors  dire ça aujourd'hui c'est incroyable pour moi, malheureusement j'ai quitté la région depuis un mois et je n'ai plus de spy.... de médecin ou autre et comme je me remets doucement de ces derniers mois qui ont  été fatiguant je ne suis inscrites à aucunes activitées donc je ne connais toujours personnes , pour l'instant le moral va bien mais j'y pense . voilà ce que je peux dire sur moi je vous souhaite une bonne soirée

voi

voil

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Bon conseiller

Natha

Merci pour ton témoignage

Comme toi, je viens déménager, et je commence à retrouver lé médecins, kiné, et psy dont j'ai besoin

L'ancienne psy que j'avais était vraiment géniale, un peu comme la tienne, j'en ai vue une dans ma nouvelle ville, je ne suis pas encore convaincue, j'ai encore du mal à me projeter, car je ne l'ai vu qu'une fois et j'ai été surprise du changement de méthode par rapport à l'ancienne

Je vais avoir bientôt un autre rdv, on va bien voir

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très chères toutes,

A priori, un besoin se faisait réellement ressentir..... Dommage, que pour l'instant personne atteint de Spa n'ait témoigné... alors,  j'y vais ...

Un terrain émotionnel (très ancien.... vu mon grand âge!!! ), fragile; une  enfance, une adolescence, une jeunesse très dures psychologiquement: peut-être trop dures pour en parler encore.... Dès mon enfance des problèmes santé (ligaments, douleurs dorsales, articulaires, entorses à répétition......).

Et puis, un jour la vie prend le relai: le travail, les enfants vous emmènent dans son tourbillon; pas le temps de s'apitoyer. Pas le temps de s'écouter, même si au fond de soi, il y a cette espèce de boule noire tapie, mélange de regrets, de douleurs autant physiques que psychiques; cette boule qui prend sa place et que l'on refuse de voir! qu'il ne faut surtout pas voir, sinon.... peur qu'à tout moment, elle surgisse, comme le monstre au détours des contes d'enfants...

Et les diagnostics tombent au fur et à mesure: Spa, hyper distension ligamentaire, angine de poitrine, gastrite, hernie hiatale.... suspicion de SEP, de lupus.... on arrête: après ça ne fait plus vrai!!!

Je n'ai jamais ressenti ni colère, ni déprime ou dépression à l'annonce de tous ces diagnostics tombés les uns après à chaque hospitalisation: disons que cela m'aurait semblé (avis purement perso.... d'où l'intérêt de ce débat!!!!), inutile et stérile. Peut-être trop de souffrances avant tout ça pour s'attarder sur ces "bobos"...

Les maux de l'âme sont les pires: je peux gérer la douleur, puisqu'elle n'est pas gérable !!!! Je peux comprendre la douleur physique, elle a ses racines; on lui donne des noms de maladies savantes, des petites doses de morphine, et puis des moyennes et des grosses... mais face aux maux de l'âme????? face aux traces laissées par le passé, qu'est ce qu'on donne??? 

Je ne crois pas au suivi psychologique: je crois à l'Homme. Je crois à celui qui veut, qui peut à un certain moment se battre, ou bien baisser les bras... La SPA, puisque c'est la dominante dans mes maux ne m'a jamais fait le ressentir de la rapprocher de mon psychisme: tort ou pas??? je ne le sais pas. Je ne peux savoir que ce que je vis.

Merci pour les témoignages de vous toutes atteintes de Fibro qui avez bien voulu laisser vos témoignages.

Mais vous qui vivez la dépression au jour le jour, est ce que pour saisissez ce que cetain(e)s peuvent vivre à cause de leurs maux physiques....

Merci encore de nous accueillir.

Alfira

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Bonjour alfira,

 je suis tout à fait d'accord avec toi : il est vrai que l'on parle de nos douleurs physiques, mais les douleurs de l'âme sont, je crois, les plus fortes encore : je n'ai jamais parlé de mon enfance, mais c'est là qu'il faut chercher, je pense, dans n'importe quelle pathologie.....

J'ai eu des blessures moi aussi : un demi-frère qui vivait auprès de moi, et, qui un jour, par la faute des adultes, est parti vivre sa vie ailleurs, car ma mère qui n'était pas la sienne, l'étoufait et le prenait pour son propre fils : elle voulait un garçon et elle m' a eu, moi !!!!!! que de culpabilité, je porte !!!!!!

Cette partie de ma vie, je l'ai enfouis au plus profond de mon être et, je la fait ressortir tous les jours, en pensant à mon papa, qui n'est plus là aujourd'hui, mais qui était blessé comme moi .....

Tu vois, tu as raison : tout ça, je n'ai jamais pu le dire à un psy car personne ne voulait m'écouter, me comprendre, mis à part la psychothérapeute du CAD de Marseille, qui est géniale et en qui j"ai confiance, mais je ne la vois que 2 fois par an, c'est très peu pour évacuer les angoisses qui s'accumulent....

Voilà ce que je voulais ajouter : je dis à mes 2 fils de ne jamais se facher, car ce que j'ai vécu est une histoire de grands, j'avais 9 ans à l'époque , mais on me la fait payer pendant des années : la famille m'a tourné le dos, j'en dirais encore et encore !!!!!

C'est très dur tout ça, je préfère m'arrêter pour aujourd'hui, bonne journée à toutes, bon courage, Amitiés, urphée

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Bonjour Urphée,

Je vois que nous nous rejoignons.... malheureusement dans de tels cas!

Les adultes qui blessent les enfants (de quelque façon que ce soit!) ne méritent pas même le nom d'humain, et encore moins celui de parent! Nous sommes là pour protéger les enfants, et leur donner la force pour la vie qui les attend, chère vie qui n'est pas toujours tendre!!!

Nous, nous posons ces questions, mais eux??? le mal qu'ils ont fait ne s'efface pas avec le temps...

Je suis heureuse que tu aies pu trouver quelqu'un qui puisse t'aider!

Bon courage, et bonne journée

Alfira

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Merci alfira de ta réponse : je vois qu'il n'y a pas que moi qui me lève tôt : 4h30 !!!!!

Les douleurs sont là, bien présentes, j'imagine que pour toi, ce ne doit pas être évident avec la SPA, 

 Au début, les médecins pensait que je l'avais aussi et les examens ont été négatifs : c'est là que la fibro a été détectée, c'était en 2010,

bonne journée, autant que possible, aujourd"hui kiné et piscine pour moi : c'est le top, ça aide beaucoup, Amitiés, urphée

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merci Alfira,

Tu as très bien dit les choses, et tout ce qui est mis en commun ne peut que nous aider à avancer! Bravo, et bon courage!

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Bon conseiller

Alfira

Je te rejoins totalement lorsque tu dis qu'il y avait un réel besoin de donner la possibilité de s'exprimer et de pouvoir dire ce qu'a été notre passé émotionel

En parlant avec un ami hier soir, j'ai compris à quel point il était néfaste pour moi, de cacher mes émotions et toutes les blessures que j'ai eu, même avec lui que je connais depuis plus de 7 ans, j'ai encore du mal à lui dire que je ne vais pas bien

Il a fallu qu'il soit insistant pour que j'arrive à lui dire ce qui n'allait pas, et il avait vu bien avant moi que j'étais de nouveau sur la pente de la dépression 

Urphée

Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis à propos de ta mère

J'ai connu exactement la même chose que toi de la part de mon père, il voulait absolument avoir un fils en premier, et il m'a eu

Ce qui m'a profondément blessée, c'est qu'il m'a toujours dit qu'il avait vraiment regretté que je sois une fille

Dès mon enfance , j'ai été marquée par ça, à tel point que lorsque j'ai appris la naissance de mon frère, chez mes grand-parents où j'étais à ce moment là, les premières paroles que j'ai dit n'ont pas été, super j'ai un frère, mais "c'est papa qui va être content"

Comme mon père a vraiment fait une différence entre ce frère et moi, j'ai énormément eu de mal à accepter mon frère, à tel point que je lui ai tapé dessus, jusqu'à ce qu'il soit plus fort que moi

J'avais vraiment l'impression qu'il m'avait volé le peu de place que j'avais dans le coeur de mon père

Ce n'est que bien plus tard, pas longtemps après la mort de mon père, que j'ai compris, que s'il était comme ça, c'était à cause de l'éducation qu'il avait reçu

Je vous laisse imaginer les répercussions que cela à eu pour moi, j'ai toujours eu énormément de mal à m'accepter comme fille

Je me suis vraiment refermée sur moi même et ma soeur qui a un an de moins que moi, est devenue un vrai garçon manqué

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bonjour

merci pour vos témoignages, pour ma part la dépression a été une catastrophe car pendant des années j'ai tout porté a bout de bras souvent seule car mon mari devait souvent partir pour le travail et un jour je me suis effondrée et la horreur pourquoi moi pourquoi maintenant, j'ai eu honte pendant longtemps j'ai caché la dépression, j'étais faible. j'ai tout refusé médocs médecin et psy mais voilà un jour il a bien fallu faire quelque chose pour moi mais aussi pour mes proches surtout  pour mes enfants qui avaient vus mes faiblesses donc j'ai mis ma fierté de coté et j'ai fais ce qu'il fallait et aujourd'hui je vais bien , les maux de l'âme ont été soulagés quand au reste je fais comme vous je me débrouille avec.

je ne sais si mon témoignage va apporter quelque chose certaines vont se retrouver dedans d'autres vont penser que je suis vraiment faible peut importe c'est mon parcours, par contre je ne mélange pas la fibro et la dépression mais parfois c'est difficile de les séparer car elles sont imbriquées l'une dans l'autre.

je vous souhaite une bonne journée

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