Les problèmes dépressifs des malades atteints de spondylarthrite et de fibromyalgie

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Patients Dépression

Les problèmes dépressifs des malades atteints de spondylarthrite et de fibromyalgie


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Bon conseiller

Bejilyne

Merci beaucoup pour ton témoignage vraiment émouvant

En le lisant on peut vraiment voir comment les épreuves, la fatigue physique et la maladie t'ont conduite vers la dépression

Je peux très bien comprendre que pendant plusieurs années, tu as refusé d'avoir un suivi psy et que tu as trouvé dans le sport un défouloir et une façon d'échapper à ton mal être

Ce n'est que lorsque tu as été vraiment au bout du bout du bout de ce que tu pouvais supporter que tu as vraiment craqué 

Tu es la première du forum dépression à venir sur ce post et à partager avec nous, c'est vraiment super

Il faut espérer que d'autres suivront ton exemple

Par contre stp, pour qu'on ai moins de mal à lire tes post, peux-tu les aérer

La fibro fatigue énormément mes yeux, et c'est le cas aussi pour d'autres pathologie, car cela nous demande vraiment un effort pour arriver à suivre

Merci beaucoup à toi

Les problèmes dépressifs des malades atteints de spondylarthrite et de fibromyalgie


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Bonsoir beijline, je suis bouleversée par ton témoignage, et ne sais que dire....

 certains comportements que tu décris me rappellent une époque où j'étais comme ça, moi aussi !!!!,

la dépression est quelque chose d'indescriptible, mais le vaicu est une chose vrai et impressionnant,

Je te souhaite beaucoup de courage, et merci d'être venue nous dire ce vaicu : ça fera réfléchir beaucoup de personnes, je pense, amitiés, urphée

Les problèmes dépressifs des malades atteints de spondylarthrite et de fibromyalgie


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Bon conseiller

Bonjour à toutes et à tous,

J'ai beaucoup apprécié tous ses témoignages qui m'ont bouleversée.

C'est vrai que les gens ont peur de la dépression.

Il y a 40 ans, les personnes qui étaient dépressives étaient considérées comme folles ; il n'y avait pas d'hôpitaux spécialisés et ils étaient mélangés avec les fous.
Je le sais de source sûre car je l'ai vue de mes propres yeux et j'avais 6 ans 1/2.
Je suis allée rendre visite à cette personne qui a fait une dépression très grave et a manqué mourir ; c'était ma mère et pendant 5 mois, j'y allais tous les dimanches avec mon père et je m'en souviens très bien.
J'en ai encore les larmes aux yeux et il faudrait que j'en parle à ma psy mais j'ai tellement de choses à lui dire...

Heureusement, ma mère est toujours vivante, est sous traitement pour la dépression et, de ce fait, comprend mes problèmes de fibro. Je l'adore et elle aussi.

Malheureusement, mon père est décédé quand j'avais 17 ans. Il m'adorait et moi aussi.

La vie est dure et mal faite.

Ma boule dans la gorge et dans le ventre est énorme.
Je ne sais pas si je vais parler ce soir à ma psy de ce que je viens de vous écrire, des tentatives de viol que j'ai vécues en étant enfant et ado ou de mon père... mais je pense que ma séance ne sera pas inutile et le fait de me confier à vous m'aide beaucoup à voir tout ce que je vais dire à ma psy d'important plutôt que mes problèmes quotidiens qui sont aussi importants pour moi.

Encore merci d'avoir créé ce site et ce sujet.

Amitiés.

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Bonjour à toutes, il est vrai, angelina que ce que tu rapportes était encore d'actualité en 1979 : on me prenait pour une folle et, en plus, on ne m'a pas soigné à l'époque : je me suis sentie seule, ne pouvant pas vider mes sacs.

 je ne les ai pas complêtement vidé encore , et c'est vrai : on passe une épreuve et voilà qu'une autre arrive, et c'est comme ça chez moi depuis bien longtemps ....

Toujours des contrariétés pour nous mettre dans un état pitoyable : aujourd'hui, c'est moi !!!!!

je ne peux plus encaisser tout ce qui se passe à la maison, problèmes des services fiscaux grâce à une délation : oui, les gens sont jaloux de ce que vous faîtes et se vengent comme ils peuvent : pour eux, c'est gagné et pour moi, c'est stress et douleurs à profusion, blocage des membres ( ce qui ne m'était jamais arrivé !!!) inférieurs, angoisses, j'en passe, car la page ne serait pas assez grande.

 Tout ça pour dire qu'une dépression ne part jamais : elle dors quelques fois mais au moindre incident, elle est là comme la fibro !!!

Je vous souhaite beaucoup de courage, à+ amitiés

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Bon conseiller

Bon courage à toi aussi.

J'ai souvent remarqué que les gens sont méchants.

Ils t'envient quand tu es en arrêt parce que tu vas en cure thermale ou que tu restes chez toi, te le disent carrément et ne comprennent pas que tu préférerais ne pas être malade et aller travailler comme eux ; quand tu vas travailler même malade, ils te disent qu'ils s'en fichent de ta maladie et que le travail passe en premier.

Amitiés.

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Tous ces gens sont avant tout des égoistes et ne pensent qu'à leur pomme!!!!

 mais la roue tourne et je pense qu'un jour, je pourrais, à mon tour leur dire ce que je pense, de leurs comportements et de leurs remarques cassantes, qui nous arrangent pas , nous les malades .

 je ne comprends toujours pas ces mauvaises personnes, je crois que je ne comprendrais jamais ..... à+, merci pour les échanges, c'est très gentil, amitiés

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Bonjour à toutes,

Merci de tous les témoignages tous plus touchants les uns que les autres.

Je me permets de revenir sur le sujet de Cristal touchant l'inceste: je te comprends (je n'ai pas vécu cela, mais quand même!), lorsque tu dis qu'il est impossible de dire que quelqu'un victime d'un inceste ne puisse être "touché". C'est sans doute une des pires choses qui puisse arriver. C'est vraiment; souvent à un âge où on découvre la vie, le fait de découvrir qu'il devient impossible de faire confiance à quelqu'un pas même à ses proches! C'est l'horreur absolue: sans aborder le sujet d'une vie sexuelle "normale" une fois adulte.

Quant au témoignage de Beijlyne, tout aussi émouvant, je me permets d'apporter juste un petit avis: il est vrai que les affections dont nous sommes atteintes (SPA, fibro ou autres) sont très dures à vivre au jour le jour; puisqu'elles nous empêchent chaque jour un peu plus de pouvoir garder nos activités "normales", mais je crois sincèrement, que le dépression est mille fois pire!!!

Oui, il est vrai que j'ai mal tout le temps, que d'autres problèmes se greffent: mais quelque part, même si on me dit que de toute façon, on peut me soulager mais pas me soigner,je me dis que et bien voilà c'est comme cela!!!

et puis je m'adapte comme tout le monde, dans de tels cas! on fait les choses moins vite, et puis c'est tout!!! et au pire, j'augmente ma dose de morphine ou autre "charmante petite drogue"; bien sûr, les nuits sont souvent blanches: mais je m'occupe!

Ce que je veux dire c'est que ces douleurs qui nous empoisonnent ne remettent pas en cause un risque vital: je ne mourrai pas de ma SPA, de tous les problèmes qui en ont découlé.

La dépression menace chaque jour! elle remet constamment en cause la vie; chaque heure, chaque jour est un combat, le plus souvent dans le vide, avec cette impression que rien ne pourra y faire, rien ne pourra aider.

Quand je lis les témoignages déposés sur ce topic, ce sont les problèmes psychologiques qui font le plus de "dégâts", il me semble!

Merci pour tous vos témoignages; plein de courage à toutes

Et merci au forum dépression de nous accueillir

Amicalement, et surtout en gardant le moral!!!

Alfira

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Bon conseiller

Urphée et Angélina

Je vous rejoints lorsque vous dites que les dépressifs étaient vraiment considéré comme fous pendant des années.

Une année, j'ai craqué complètement un we et comme je ne pouvais pas joindre mon med, je me suis retrouvée aux urgences de l'hôpital de ma ville.

Comme vous pouvez vous imaginer, le med ne m'a pas laissée sortir et il m'a transférée au CUMP pour voir un psy

Même chose avec lui, hors de question de rentrer chez moi, et il m'a fait hospitalisée

Le gros souci de cet établissement, c'est que les patients ne sont pas regroupés par pathologies, mais par zone géographique

Je me suis retrouvée avec des personnes en chambre de sûreté, avec des personnes souffrants de pathologies mentales assez importantes

En tant que dépressive, je n'avais vraiment rien à faire avec eux, Cela m'a vraiment choquée, mais comme il n'y avait aucun med pendant le we, j'ai dû attendre le lundi matin pour voir un psy

Je lui ai dit que la crise était passée, et qu'il était hors de question que je reste là, heureusement, j'ai pu sortir

Et je me suis bien promise que c'était la dernière fois que j'y allais

Je n'arrive franchement pas à comprendre pourquoi ils font ça, c'est de l'aberration totale, comment veulent-ils que des dépressifs puissent reprendre pied dans un tel environnement

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Alfira

Je suis d'accord avec toi lorsque tu dis que les pathologies comme la SPA et la fibro on n'en meure pas, mais je pense que des douleurs chroniques +++++ répétées pendant de longues périodes, peuvent conduire à des gestes désespérés

Au bout d'un certain temps, on ne supporte plus d'avoir aussi mal, même si on n'est pas dépressif, tout dépend de la résistance physique et psychique de la personne

A mon avis, les personnes dépressives, vont être plus fragilisées que les autres

C'est pour ça que je pense qu'un suivi psy est vraiment nécessaire, pour nous accompagner et arriver à apprivoiser sa maladie est ses douleurs

Mais c'est sûr que chaque personne est libre de son choix

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Merci dargent de rajouter que suivant les personnes, on pouvait être entrainée dans uns spirale qui amène au désespoir et à l'irrémédiable, lorque l'on est fibro .....

Ce n'est pas facile de trouver un équilibre et gérer ces douleurs, en ce moment , très insupportables me concernant.....

Il faut trouver un bon psy, ce que je n'ai pas réussi à faire jusqu'à maintenant.

 Aucun n'est, à ce jour, à la hauteur de mes espérances, pourtant, je ne veux que parler et eux se focalisent sur des traitements durs avec effets secondaires graves !!!!!

C'est tout ce que je voulais ajouter , bonne soirée

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