Bipolaires, comment avez-vous fait pour vos études et votre vie professionnelle?

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Patients Trouble bipolaire

Bipolaires, comment avez-vous fait pour vos études et votre vie professionnelle?


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Bon conseiller

Bonjour loulaa,

Sacré parcours professionnel et tu t'es bien battu , bravo! Merci pour l'info sur le structure l'Envole" je vais m'informer mais tu sais j'ai demandé à mon psy si il y avait ce genre d'endroit la ou je suis et il m'as dis que selon lui il pensais pas qu'il y en n'y en pas, je suis à Nice, mais je vais tout de même faire des recherches.

Merci et bon courage à tous 

Bipolaires, comment avez-vous fait pour vos études et votre vie professionnelle?


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Bonjour Solotude,

Merci pour tes encouragements.

Je sais que l'association l'Envol était rattachée à l'hôpital de jour.

Continue à te renseigner côté associations. 

Il existe des cafés associatifs où tu peux faire des activités à moindre coût, ça doit exister à Nice, comme par exemple à Paris ils ont ça : http://www.moulin-cafe.net/

bonne journée

Bipolaires, comment avez-vous fait pour vos études et votre vie professionnelle?


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Bon conseiller

Bonsoir,

J'ai 55 ans , bipolaire depuis 33 ans, marié depuis 20 ans et travaillant depuis 22 ans dans la même société ( avec 18 ans sans rechute) ...et pourtant tout avait commencé pas de multiples séjours en HP entre 1981 et 88....

philippe

Bipolaires, comment avez-vous fait pour vos études et votre vie professionnelle?


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Bonjour grand-père

Vous être la preuve que rien n'est impossble! Vous travaillez à temps complet?

Selon vous est ce que votre travail est adapté au TB?

Je suis dans la même boîte depuis 6 ans!

bon courage à tous

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Salut à tous,

Je me reconnais beaucoup en toi loulaa.

Entre mes 18 et 23 ans, je n'étais qu'en échec scolaire, n'allant pas jusqu'au bout des cycles que j'avais commencé. En règle général, je démarrais en trombe l'année et puis l'hiver arrivant, je me retrouvais à ne plus vouloir aller en cours, à rester dans mon lit, dormir au moins 12 heures par jour, ne pas réussir à me concentrer sur ce que je faisais (que ce soit intellectuel ou manuel).

Je me battais à ma façon contre ce mal être en faisant beaucoup de sport. Sauf que j'en suis devenu accro et qu'il fallait, lorsque j'étais en phase de manie, que j'aille bien au delà de mes limites.

Sans être forcément suivi à cette époque, je me suis finalement bougé, en reprenant mes études en alternance. J'ai connu une première grosse rechute suite au bac+2 que j'ai obtenu, avec internement en HP d'un court séjour et c'est là, à 25 ans, que j'ai été diagnostiqué bipolaire de type II.

J'ai malgré tout poursuivi mes études en alternance, ai rencontré ma femme et ai obtenu une licence professionnelle. Jusque là tout allait bien. J'avais enfin trouvé une certaine sérénité dans ma vie, je gérais plus ou moins bien le stress,

Voulant terminer mon cursus, j'ai décidé de passer un Bac+5, afin comme tu l'as si bien dit de renter dans la norme de la réforme LMD. Sauf que je me suis planté dans mon choix d'entreprise. Je suis arrivé dans une PME qui m'a donné des responsabilités de cadre... à temps partiel, alors qu'il était plus que nécessaire d'être à temps plein, avec les vrais horaires d'un cadre en somme.

J'ai tenu 18 mois avec une pression monstre et j'ai finalement craqué. J'ai tout de même fait des heures plus que de raisons pendant ces 18 mois, ai travaillé de chez moi parce que je voulais y arriver.

En bref tout comme toi je gère très mal le stress. J'ai malgré tout été bien entouré et ai validé mon Bac+5.

J'ai réussi à trouver un CDI à temps plein et me suis récemment marié.

Aujourd'hui je suis en phase dépressive, sans comprendre réellement pourquoi. Mon psy est fortement très présent pour moi et mon épouse, qui certes comprend difficilement ce qui m'arrive, m'aide dans cette phase vraiment très "down".

Il m'arrive parfois de penser que je devrais passer à temps partiel. Cependant, les employeurs ne comprennent pas les maladies qui touchent du domaine de la psychiatrie. Pour eux nous sommes fous, ou fénaiants ou je ne sais quel autre adjectif employer. De plus, travaillant dans le domaine marketing / commercial, nous sommes censés ne pas compter nos heures.

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Bon conseiller

Bonsoir Loulaa,

Je travaille à temps complet depuis mai 91  après avoir passer un concours, et avoir masquer devant le médecin du travail mes troubles bipolaires en répondant que je n'avais aucun traitement;j'ai eu la chance d'avoir une période de stabilité de 18 ans (avec cependant des périodes ou j'étais trés speed) et depuis 4 ans des très courtes hospitalisations lors de changement de traitements , maisj'ai pu parler de ma maladie à mes collègues et au médecin lors du certificat d'aptitude à ma reprise de travail( après un arrêt de plus de 3 semaines)...j'ai eu de la chance...

Philippe

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Riddick bravo tu as pu y arriver, au moins tu n'aura pas de regret à ne pas avoir essayé!

Je suis sûr et certaine qu'il faut rester dans l'action malgré la maladie peut importe les échecs parce que sinon on se condamne soi-même.Vivre des échecs c'est vivre quand même!

En plus si tu es cadre tu bénéficie d'une bonne image sociale, je pense que ça peut beaucoup aider. Tu pourras toujours prétexter un "burn out" en cas de difficulté. Non, les employeurs ne comprennent pas les malades psychiques d'ailleurs ils n'en veulent pas, c'est pour ça que:

1/Ils mettent dans leur tests de recrutement des tests de logique

2/Pas d'aménagement à temps partiel à l'embauche, il n'y a que les étudiants et les mamans qui sont à temps partiel.

Les étudiants pour suivre leurs cours en parallèle, les mamans pour éduquer leurs enfants...et les autres?Eh bien les autres sont des glandeurs qui ne veulent pas s'impliquer dans les valeurs de l'entreprise...Donc on met des barrières pour les éliminer...là les entreprises réfléchissent seulement en terme de rentable/pas rentable

Personnellement, j'ai triché aux tests de logique pour décrocher mon CDI. Je suis tombée sur une équipe qui se refilait les réponses et comme j'étais trop lente ça a été un coup de chance pour moi.

Grand-père, quel joli petit fils (?)sur la photo en bas.

Je crois que l'ancienneté est bon atout pour pouvoir s'ouvrir aux collègues, non?Parce que ceux-ci pensent nous avoir connu avant la maladie...Et est-ce que les métiers de la fonction publique sont plus compatibles avec nos troubles?C'est une question que je me pose depuis longtemps...

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@ Grand père

Je pense effectivement que l'ancienneté doit sans doute jouer en ta faveur. Maintenant, tu ne t'es pas laissé aller et tes collègues reconnaissent ton travail, que tu dois faire avec passion et envie. Quelle que soit la maladie, si tu t'impliques, je pense qu'il est possible de faire accepter ces choses aux collègues de boulot.

@Loulaa

Les métiers de la fonction publique sont-ils plus enclins à nous accueillir que dans le privé ? Ma réponse va peut-être paraître langue de bois, mais je pense que cela dépend du secteur dans lequel tu bosses. Est-ce un emploi avec des horaires de bureau (8-12 / 14-16 par exemple), fais tu les 3*8 (1 semaine le matin, 1 semaine l'après midi, 1 semaine de nuit) ou fais tu des horaires postés comme c'est le cas pour les surveillants pénitentiaire par exemple ? 

De plus, on entend de plus en plus parler (et même dans le public) de notion de compétitivité, de rentabilité.

Je ne sais pas si vous serez d'accord avec moi.

Riddick_unix

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Le Burn-Out ?!?

Oula....

Dans une boîte, un cadre qui fait un burn-out, ben peut-être à part dans le public, mais dans le privé, tu te retrouves... DEHORS ! Et surtout après, tu évites que ça se sache auprès d'un futur employeur !

Je suis passée par là...

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Bon conseiller

Bonjour à toutes les contributrices et à tous les contributeurs, sur le thème des études et de la vie professionnelle,

L'impact de la bipolarité n'est pas neutre sur l'obtention des diplômes et sur le déroulement des carrières.

Pour moi, c'est carrément chaotique. En clair, cela part dans tous les sens. En faisant un feed-back sur mon parcours dans l'enseignement supérieur et sur ma vie professionnelle, je constate une grande instabilité liée aux variations de mon humeur, surtout avant ma prise en charge psychiatrique en milieu institutionnel depuis 1997. En résumé :

1ère année post-bac en Sciences et Techniques option Physique-Chimie : départ en juin 74 juste avant les examens.

Diplôme d'Etat d'infirmier en 1982 puis arrêt brutal de la carrière hospitalière après une année d'exercice du métier.

Diplôme professionnel de professeur des écoles en 1994 avec une seule année d'exercice du métier suivie d'une réorientation par détachement comme éducateur d'internat dans l'Adaptation Intégration Scolaire puis arrêt brutal par décompensation psychiatrique. (traumatisme psychique)

Licence professionnelle Santé spécialité visiteur médical en 2010 puis échec de la réinsertion socio-professionnelle.

Mise en invalidité 2ème catégorie en juin 2012.

Dans toutes mes expériences professionnelles, il y a eu des moments de ruptures brutales avec des démissions spontanées ou des ruptures programmées avec des pertes de motivation au fil du temps en relation directe avec des états dépressifs. Et en phase "up", c'était des projets professionnels multiples avec des réorientations à 180°. Pour la majorité des personnes de mon entourage et en particulier pour mes deux ex-épouses : à ne rien y comprendre. C'est ainsi que j'ai continué ma vie jusqu'à des études tardives ou par des expériences professionnelles morcelées avec des périodes de joie et des périodes de tristesse, le tout sans le savoir jusqu'à ma décompensation de 1997 (43 ans) qui m'a directement conduit en CHS avec une prise en charge institutionnelle psychiatrique de longue durée. Au final, en y regardant de plus près, je m'en suis plutôt bien sorti car cela aurait pu vraiment mal tourné en de rares circonstances pleines d'angoisses en moi. Au final, je suis globalement satisfait de la tournure des évènements même si l'impact de ma bipolarité a aussi porté préjudice à mes quatre enfants en éclatant par deux fois ma vie de famille (deux mariages et deux divorces). Maintenant, mon invalidité me protège au quotidien avec un suivi psychiatrique ambulatoire. Sylvain

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