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Patients Trouble bipolaire

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Sujet de la discussion

Membre Carenity
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Bonjour

Je me demandais si nous étions nombreux à se retrouver seul(e) sans vie sociale avec un compagnon ou compagne pour seul interlocuteur ?

Ou vraiment tout seul(e)s?

Si oui pour quelles raisons selon vous?

Merci à bientôt

Début de la discussion - 12/07/2019

Vie sociale et bipolarité ?
Membre Carenity
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Je suis mariée depuis 28 ans mon compagnon est un saint pour supporter mes sautes d’humeur. Malgré qu’il ne comprenne pas les raisons. Je suis très solitaire par la force des choses assez renfermée 

Vie sociale et bipolarité ?
8

Membre Carenity
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Peut on mieux s’entendre avec les autres, les comprendre et se faire accepter?

Le problème vient de nous. Dès que l'on a un contact avec une personne, on ne peut s'empêcher de la toiser et de la juger pour savoir si elle nous veut du bien ou du mal. Généralement, comme le surdoué, nous avons un sens développé pour cela et l'on est sur nos gardes. Pour nous protéger, nous ne dévoilons pas notre trouble bipolaire, qui en n'effraie plus d'un et nous juge à leur tour sans nous comprendre. Et qui comprend notre maladie?

Quand nous avons quelque chose à dire, nous le disons cache .Sans prendre des gants. et cela froisse. C'est comme ça que petit à petit on se retrouve seule, isolé(e) de tout, car on ne peut pas se confier.
Nos humeurs hautes et basses nous empêchent d'évoluer et nous vivons reclus sur nous-mêmes.

On vie dans la détresse, la douleur seule face à notre miroir.

Brigitte03

Vie sociale et bipolarité ?
2

Membre Carenity
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Bon conseiller

Bonjour,

Le thème abordé est aussi évocateur pour moi car c’est une problématique au quotidien. Je ne sais pas comment m’en sortir (du huis clos avec moi-même) et cela peut devenir obsessionnel dans ma tête. 

Et c’est pas faute d’essayer d’avoir une vie sociale associative essentiellement car pas d’amis(es) : trop compliqué à gérer. Même en milieu associatif, c’est à minima. Je reste constamment sur la réserve avec une peur interne mais non imaginaire qui me tiraille dans ma tête et mon corps.

Une sorte de malaise diffus qui m’écarte de tout contact de proximité dans les échanges de crainte de me dévoiler dans mes dysfonctionnements. Selon l’expression : «le silence est d’or ». C’est mon leitmotiv dans le contact avec l’Autre. Je le vis comme un véritable handicap à porter comme un fardeau.

Et pourtant, je rêve de rencontrer La personne qui pourrait communiquer d’égal à égal avec moi sans pour autant être dans une relation thérapeutique mais humaine et sincère sans jugement de part et d’autre.

Je ressens bien ce que veut exprimer Brigitte dans sa dernière phrase. J’en suis là aussi, peut-être à un degré moindre car avec l’âge (65ans) il m’arrive de penser qu’il n’y a pas d’issue positive et qu’il faut que je m’y fasse à cette triste réalité. 

Je précise que je n’ai plus aucun traitement par psychotropes depuis trois ans et que j’ai refusé de prendre un thymo-régulateur.

Par ailleurs, j’ai la même compagne depuis 14 ans et que nous fonctionnons tant bien que mal en couple non cohabitant avec une distance d’éloignement actuelle de 230km.

Il m’arrive de réécouter la chanson de Miossec : « la mélancolie ». Elle est prémonitoire pour moi.

Bien fraternellement.

Sylvain

Vie sociale et bipolarité ?
2

Membre Carenity
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Bonjour,

Ma vie sociale est inexistante ou presque, j'ai par contre un compagnon (avec qui je ne vis pas car je ne supporte pas de partager mon espace vital) mais il est + que compréhensif et quand j'ai besoin d'être seule il respecte ça

J'ai 2 ami(e)s qui comprennent et ne me jugent pas mais avec qui (cause de manque de temps pour 1, de km de l'autre) donc on ne fait pas souvent d'activité ensemble et puis je n'aime pas trop sauf si ce n'est que nous 4

J'ai une connaissance qui comprend que dalle, et qui juge mais je ne vais plus que quand je me sens bien, marre de devoir expliquer à un âne mes ressentis

Sinon et bien, pas de sortie (les gens m'insupportent), les magasins hors de question pour du shopping mais j'accompagne encore bien ma cousine mais juste pour regarder ^^

Je suis beaucoup moins tolérante et je m'énerve très vite 

Vie sociale et bipolarité ?
4

Membre Carenity
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Bonjour tout le monde,

Je suis un peu triste de lire vos posts. J'y ressens beaucoup de solitude, d'isolement. Et en même temps, je ne suis pas certaine que ma vie soit mieux que cela...

Je suis diagnostiquée depuis 9 ans, plus ou moins stabilisée grâce aux médocs, à la psycho-éducation, les périodes de thérapie et la possibilité de me ressourcer à la campagne assez souvent. Toutefois, je reconnais que ce n'est pas toujours un long fleuve tranquille. Ma bipolarité a écarté de ma vie une amie très proche (nous nous connaissions depuis plus de 25 ans) qui n'a rien compris et a préféré de me rejeter et d'autres potes qui étaient trop superficiels pour chercher à comprendre.

Heureusement pour moi, j'ai une mère formidable qui, bien avant que je sois diagnostiquée, m'a toujours aidée, épaulée, et encore plus depuis que l'on sait de quoi je souffre. Ma fille, qui va sur ses 20 ans, est au courant depuis quasiment le début et comprend. Quant à mon compagnon, depuis 5 ans, qui est aussi un ami depuis plus de 10 ans, il est génial, sans jugement, toujours dans l'empathie. J'ai aussi une amie merveilleuse, très à l'écoute.

Bref, un petit cercle, mais des gens fiables. Et cela me suffit amplement. Car je peux moi aussi par moment m'agacer assez vite, ne plus supporter les endroits où il y a trop de bruit, trop de monde.

brigitte03, je ne sais pas le chemin que tu as suivi... Au cas où, si cela t'intéresse, j'ai beaucoup travaillé sur moi-même, particulièrement sur la régulation de mes émotions, aussi sur la Communication Non Violente, je me suis auto-formée aux apprentissages de base de l'Analyse Transactionnelle. Tout cela m'a aidée à être moins cache et donc mieux acceptée. Et surtout cela m'apporte une sérénité que je n'avais pas avant.

Quand je rencontre des gens nouveaux, je n'ai plus peur de dire que je suis atteinte de troubles bipolaires. J'anime des sessions de formation pour adultes en entreprise, en communication et développement personnel, et dès ma présentation je l'annonce. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les gens sont compréhensifs. Cela me permet d'expliquer ma maladie et de montrer que la maladie et moi sommes deux entités différentes. Je suis atteinte d'une maladie, je ne suis pas la maladie. Osez expliquer tranquillement, calmement.

Vie sociale et bipolarité ?
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Membre Carenity
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Bonjour à tous

je vous lis et je me retrouve dans vos ecrits , je suis depuis un an à la retraite et bien qu'en couple , je me sens de plus en plus seul . Je m'aperçois que ma vie sociale était en fait très orientée travail ou connaissances qui tournaient autour , et que j'en ai délaissé ma vie personnelle, je vivais à l'extérieur.  Je me retrouve seul avec ma femme qui me supporte depuis des dizaines d'années et je me demande de quoi sera fait mon futur 

Et bien sûr à ce stade je m'enferme , je ne supporte pas bien les endroits bruyants , Peut être parce que je n'ose pas (plus) aller vers les autres .. par manque de confiance , perte de repères ??

Je me suis donc mis au golf qui est quelque chose qui me fait faire du sport , sortir et avoir un objectif  . et un sport bien sur plutot solitaire qui allie concentration , maîtrise de soit et marche

Et ma femme et moi avons commencé à visiter la France. Moi qui révait de voyager à l'étranger , je vais d'abord trouver mes repères dans cette nouvelle vie , et surtout me dire qu'à 61 ans , j'ai plein de belles choses à vivre , profiter plus de ma famille , bref changer pour retrouver un nouveau sens à ma vie . Et bien que pas toujours facile .. me dire qu'en aucun cas je vais me résigner. Le passé c'est le passé.

Amitiés à tous

Vie sociale et bipolarité ?
Membre Carenity
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Je viens de m'inscrire sur la plateforme et j'avoue d'être pas très à l'aise, je ne sais pas si je suis dans le bon groupe.

Voici un bref résumé de ce que nous vivons.

Ma sœur a été diagnostiquée bipolaire il y a deux ans et depuis que le diagnostic est tombé elle a complètement changée. Je précise que son fils est gravement malade (mucovisidose) et elle vécu pendant 20 ans  avec un manipulateur. Ma famille et moi essayons de l'aider mais elle prends notre aide comme des agressions.

Aujourd'hui elle a quitté son compagnon et loge à l'hôtel elle nous reproche (à mes parents et moi) violemment par des textos et des appels d'injures à toute heure de ne pas l'héberger. Je sais que la maladie engendre ce type de réaction mais nous avons toujours bienveillants, empathiques et de la savoir à l'hôtel nous déchire tous le cœur. Mais je dois protéger ma famille

Depuis que sa maladie a été déclarée elle n'a pas eu un mot gentil envers nous. Elle nous traite de " famille de merde". Mon autre sœur ainée ne veut plus en entendre parler et mes parents ont pris 15 ans d'un coup.

Nous somme démunis face à cette situation.

Merci d'avoir pris de lire.

Vie sociale et bipolarité ?
Membre Carenity
Posté le
Bon conseiller

mon compagnon ressent ce moment de solitude que vous décrivez . il n as beaucoup de vie sociale . il aimerait en avoir une mais c'est très dur pour lui . nous essayons d avoir quelques invitations mais souvent après le repas , mon compagnon est très perturbé.  il se fait beaucoup de film sur les gens . ils inventent des situations ou des paroles qui n'ont pas existé . il se sent persécuté . c 'est dur pour lui et pour moi .

a bientot

Vie sociale et bipolarité ?
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Membre Carenity
Posté le
Bon conseiller

@ayla55,

Bonjour,

La bipolarité n’exclut pas une autre psychopathologie. A vous lire, je pense à la personnalité paranoïaque sachant que votre compagnon se sent persécuté et qu’il invente des situations ou des paroles, ce que j’associe à la fausseté du jugement et à une mauvaise interprétation.

C’est sûrement pas simple à vivre pour lui et pour vous j’en conviens car comme témoin au quotidien cela doit être difficile d’être dans une relation affective avec un compagnon hors sol quand la rationalité n’est pas au rendez-vous dans la sérénité et le partage des points de vue.

Rien n’est figé dans la vie. Seul le déni peut ralentir la prise de conscience des problèmes. Car lorsque le diagnostic est posé, c’est plus simple d’agir avec une prise en charge médicale combinée avec une éducation thérapeutique en plus des traitements.

Tous mes encouragements dans l’accompagnement de votre compagnon.

Bien amicalement.

Sylvain