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Patients Lupus

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Sujet de la discussion

Membre Carenity
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Bon conseiller
Le LupuzorTM pourrait devenir le premier traitement spécifique non immunosuppresseur contre le lupus, une maladie auto-immune handicapante et à ce jour incurable. Découvert par l'équipe de Sylviane Muller au laboratoire d'Immunopathologie et chimie thérapeutique du CNRS à Strasbourg, ce peptide a fait l'objet d'un brevet du CNRS (délivré en 2009) et a déjà passé avec succès les phases I et II des essais cliniques réglementaires gérés par ImmuPharma-France. Une étude pivot1 internationale de phase III, toujours menée par cette dernière, débutera dans quelques jours aux États-Unis, avec le traitement du premier patient, avant d'être étendue à l'Europe. La phase III est la toute dernière phase de tests d'un candidat-médicament, avant son éventuelle autorisation de mise sur le marché. Le lancement de cette phase III a fait l'objet de la réunion d'une centaine de médecins ces 11 et 12 décembre, à Paris.

Le lupus est une maladie auto-immune chronique qui touche plus de 5 millions de patients dans le monde (une trentaine de milliers en France), dont 90 % sont des femmes. Elle se caractérise par la production d'auto-anticorps qui s'attaquent à divers organes (peau, articulation, système vasculaire, cerveau, reins) et y provoquent une inflammation, d'où un large éventail de symptômes possibles : lésions cutanées, douleurs articulaires, thromboses, poussées psychotiques... Contre cette maladie aux causes multiples, on ne dispose aujourd'hui que de traitements palliatifs, la plupart non spécifiques : des corticoïdes et des immunosuppresseurs, qui affaiblissent le système immunitaire dans son ensemble. S'ils font cesser l'agression auto-immune, ils rendent aussi les patients très sensibles aux multi-infections. Il était donc urgent de développer une thérapie plus ciblée.   L'équipe de Sylviane Muller, lauréate 2015 de la médaille de l'innovation du CNRS3, a développé une famille de peptides (des fragments de protéines) qui corrigent spécifiquement les dysfonctionnements du système immunitaire4. L'un d'eux, appelé P1405, s'est révélé capable de retarder le développement de la maladie chez des souris atteintes du lupus, tout en épargnant la capacité de leur système immunitaire à lutter contre les agents infectieux. Depuis, des études cliniques de phase I et II ont été réalisées6 par la société ImmuPharma-France, qui a une licence exclusive sur les brevets protégeant cette famille de peptides, tous propres au CNRS ou déposés en copropriété. Dans les essais de phase II, la maladie a régressé chez 62 % des patients après 3 mois de traitement : il s'agit du meilleur résultat obtenu jusqu'ici pour cette pathologie.   Suite à ces succès, ImmuPharma-France a lancé son étude pivot de phase III. Comme dans les essais de phase IIb, le candidat-médicament sera administré en double aveugle une fois par mois par voie sous-cutanée, à raison de 200 µg par injection, mais la durée du traitement sera étendue à un an, contre 3 mois auparavant. 200 patients seront inclus dans cette étude, répartis dans 45 centres (10 aux États-Unis et 35 en Europe7). Il est prévu que les premiers recrutements de patients soient effectués d'ici la fin de l'année 2015 aux Etats-Unis. En Europe, l'essai devrait commencer mi-janvier dans les premiers centres, dont les centres français. Le recrutement devrait se terminer mi-2016 et les résultats finaux sont prévus pour fin 2017.    La première « réunion des investigateurs » de l'étude de phase III a réuni les 11 et 12 décembre, à Paris, une centaine de médecins américains et européens.    Au terme de cette dernière phase des études cliniques, si les résultats confirment ceux de la phase IIb, le LupuzorTM pourra être commercialisé et occupera alors une position centrale dans le traitement des patients atteints de lupus.    D'après des résultats précliniques, le LupuzorTM pourrait également être efficace dans d'autres pathologies auto-immunes chroniques comme le syndrome de Sjögren (maladie des yeux secs) ou la maladie de Crohn (une maladie auto-immune à l'origine d'une inflammation chronique de l'intestin). Les études fondamentales sur ces pistes prometteuses se poursuivent dans le laboratoire de Sylviane Muller.

Source : CNRS

Début de la discussion - 12/01/2016

Traitement du lupus : le LupuzorTM entre en phase III
Membre Carenity
Posté le

Bonjour,je suis actuelement traité par imurel cortancil et plaquenil depuis 3 ans  puis je démarer un ttt lupuzor ?

Traitement du lupus : le LupuzorTM entre en phase III
Membre Carenity
Posté le

Bonjour Aldepa,

Si le médicament est en phase 3, c'est qu'il n'est pas encore commercialisé et que des lupiques servent de "cobayes". Il n'a pas reçu encore d'AMM (Autorisation de Mise sur le Marché).

Apparemment comme moi vous avez de l'imurel, donc je suppose que vous avez la forme grave des lupus (érythémateux disséminé ou systémique) ?

On attend beaucoup de ce médicament car rien n'a été développé pour les lupus mais il faut attendre pour voir...

Bon courage, nous n'avons pas des maladies faciles....

Traitement du lupus : le LupuzorTM entre en phase III
Membre Carenity
Posté le

bonjour Aleum, qu'en est il aujourd'hui de ce ttt miracle?

j'ai pris plus de 20 kg depuis le début de mon ttt et je craque de prendre mon ttt tout les matins surtout la cortisone . comme tu dit on a pas une maladie facile .

Traitement du lupus : le LupuzorTM entre en phase III
Membre Carenity
Posté le

Il faut des mois voire des années de développement avec les laboratoires. ça dépend que d'eux. Moi aussi j'ai de la cortisone  + d'autres pires encore . J'ai perdu mon foie (transplantation) avec les maladies auto immunes. Bon courage...

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