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Patients Dépression

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Sujet de la discussion



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Bon conseiller

Afin d'éviter d'être hors sujet dans les autres post, je crée celui ci pour poursuivre les discussions 

Christophe : 

Je reviens sur le post que tu viens de faire : 

oui je vois un psy, mais je t'avoue que je ne suis pas satisfait. il faut que je change.
Je pense à un truc pour toi, mais j'ai pas fait de recherche avec ta maladie, peut etre que le qi gong te ferait du bien ?
Moi je cherche à en faire car c'est semble t'il bon pour le corps et l'esprit. Et ma première idée, pour moi, est de prévenir le mal de dos qui commence à se mettre en place.
Au plaisir de te lire.
Christophe

Je suis tout à fait d'accord avec toi, tu as parfaitement raison lorsque qu'un psy ne te convient plus et que tu as l'impression de stagner avec lui, il faut en changer pour en trouver un qui puisse mieux te convenir

C'est parfois vraiment difficile pour en trouver un, une des pistes possible pour y parvenir, c'est de demander à son med traitant en lui disant ce qu'on a besoin

Moi par exemple, je ne supporte pas de me retrouver face à moi même pendant toute la séance et j'ai vraiment besoin d'avoir un vrai dialogue avec mon psy

Sinon pour répondre à ton autre questions Christophe, malheureusement, je ne peux pas en faire car j'ai un genou vraiment hs

Au plaisir de te lire

Début de la discussion - 05/10/2012

Relation avec les soignants


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Bonsoir.

De mon côté, j'ai arrêté de voir la psy. Ma première visite chez un psy remonte à 15 ans. J'en ai vu plusieurs et j'ai eu de bons échanges ; je sais ce qui cloche chez moi et j'ai envie de dire que j'ai toutes les cartes en main pour avancer. Mais ça ne suffit pas. Les psy ne parviennent pas à me redonner le gout de vivre. Je me rend compte que je n'ai jamais été heureuse depuis l'adolescence. J'ai connu des moments de calme, d'allégresse, notamment quand j'étais en couple, comme si mes moments de joie dépendaient d'un autre.. je suis totalement dépendante et une rupture est un gouffre dans lequel je m'effondre à chaque fois.
Depuis X années, les gens m'agacent, je ne supporte plus ces conseils qu'ils ne parviennent pas à s'appliquer à eux mêmes, je ne supporte pas cette certitude que certains ont par rapport à tout, cette manière de me dire qu'ils me comprennent alors qu'ils aiment la vie, les gens, qu'ils ont de l'espoir. Moi-même, je ne peux pas comprendre le ressenti et le parcourt de la majorité des membres ici car les miens sont différents. Cette vie, cette société m’écœure. On se rabaisse devant un système où le fric, le pouvoir et l'injustice dirigent le tout .. je me dégoute.. ma lâcheté, mon incapacité à vivre autrement me rendent malade.
A part la musique et les livres qui m'enferment toujours un peu plus sur moi même, je ne m'intéresse plus à rien. Je ne parviens pour ainsi dire plus à échanger, à m'intéresser à quoi que se soit. Je me sens totalement vide... et ce vide, aucun psy n'est parvenu à le combler ... leurs traitements n'ont fait que l'étendre. Je n'attends plus rien de personne .. si ce n'est avoir un jour le courage de tourner le dos à cette vie que je n'ai pas choisi et que je ne désire toujours pas aujourd'hui ...

Relation avec les soignants


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Bon conseiller

Neurot

Ton témoignage est vraiment émouvant, et je vois à quel point tu es désespérée

Tu dis que tu ne t'intéresses plus à rien et que tu te coupes totalement des autres et que même les médecins n'ont pas pu t'aider, que tu n'as plus le goût de vivre

C'est vrai que la maladie n'aide pas beaucoup et quelle peut vraiment conduire au désespoir

Pour les psy, il suffit parfois d'en changer pour en trouver un avec qui tu arrives mieux à communiquer

As-tu des amis avec qui tu arrives encore à parler ?

N'y a t-il pas quelque chose que tu aimes faire à part lire et écouter de la musique ?

Es-tu habile de tes mains ?

Il m'est également arrivé de ne plus avoir envie de rien faire,

Pendant 2 ans ce qui m'a beaucoup aidée c'est de me sentir utile, je faisais du crochet et du tricot pour une association qui aide les femmes en difficulté qui ont des bébés

Maintenant, malheureusement, mes mains et mes doigts, ne me permettent plus de le faire et je n'ai pas encore trouvé quoi faire d'autre

Si tu as envie de parler tu peux le faire ici ou m'envoyer autant de mp que tu veux

Bon courage à toi

Relation avec les soignants


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Bonjour neurot,

 je viens me mettre dans la conversation, mais je te trouve très en colère contre la VIE  en général : je te comprends car, moi aussi, j'ai des périodes où j'envoie tout le monde balader,  même s'ils ne sont pas responsables de ma situation : je suis fibromyalgique et les douleurs je connais !!!!

Il faut absolument que tu sortes, mêmesi tu n'as pas envie : tu vois, dans un moment, je vais aller en ville, faire un tour et voir si mes livres sont arrivés : je fais des loisirs créatifs ; c'est là que je trouve mon équilibre,.

 malgré mes douleurs, je suis bénevole dans l' association de la maison de retraite où est ma mère, car je ne peux plus m'en occuper, vu mon état de santé.

Je te souhaite plein de belles choses : si tu veux discuter, c'est avec grand plaisir que je te répondrais en mp, si tu préfères, Allez, COURAGE A TOI, à plus tard, j'espère, amitiés urphée

Relation avec les soignants


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Merci pour vos messages. J'ai essayé de sortir ; à chaque fois, quand je suis seule (ce qui arrive souvent car je ne connais personne où je vis), je me sens terriblement mal, mal à l'aise, ou je m'ennuie terriblement et je préfère rentrer chez moi. Il m'arrive parfois d'être invitée chez des amis, notamment pour des soirées et je me rends compte que la personne que j'étais il y a 10 ans par exemple n'existe plus .. j'ai perdu beaucoup mon humour, j'ai du mal à aller parler à quelqu'un que je ne connais pas, ou je lui réponds et je ne sais pas enchainer. Je ne me sens pas à mon aise, comme différente, sans doute aussi parce que mon physique me déplait fortement. J'ai surtout beaucoup de mal avec des gens de mon âge ; tous mes amis sont plus vieux que moi. J'ai comme l'impression qu'on me juge ... c'est limite de la paranoïa.
J'ai quelques amis avec lesquels je peux échanger mais ils n'habitent pas près de chez moi, et ils écoutent, mais ils se sentent impuissants.
J'ai eu de la chance en croisant deux psy exceptionnelles. Mais elles n'ont pas réussi à me redonner le gout de vivre ; je me suis même acheté une petite guitare sous les conseils d'une d'entre elles vu que je suis passionnée de musique mais je n'arrive pas à trouver le gout de la sortir, de prendre le temps d'apprendre à l'accorder, à découvrir l'instrument...
Sortir seule me déprime terriblement. J'ai l'impression que depuis ma venue en région parisienne, pour le travail, tout s'écroule en moi ... même si je n'ai jamais vraiment eu beaucoup d'amis, je connaissais au moins des gens. Je fais tout pour trouver un emploi dans mon ancienne région mais c'est compliqué...

C'est pas comme si je n'avais pas essayé de sortir mais je n'y arrive pas et quand je suis de sortie, je me sens encore plus mal.

Et non, j'ai deux mains gauches ....... ça n'aide pas non plus des masses sans doute.

Mais en même temps, comme j'ai déjà demandé aux psy, pourquoi est-ce que tout le monde devrait aimer la vie ? Pourquoi est-ce que le bonheur serait à la portée de tous ?  Le bonheur, c'est du virtuel et sa définition peut changer en fonction des personnes à qui l'on posera la question. Pourquoi devrai-je aimer cette vie, ce mode de vie, cette société ? On nous impose tellement de choses quand on regarde de plus près... 
Vague sujet de philosophie finalement ...

Merci de m'avoir lu. A bientôt

Relation avec les soignants


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Bonsoir neurot,

Ce que tu dis, sur les sorties, je l'ai vécu, mais j'ai un caractère tellement speed que je parlerais à n'importe qui !!!!

 Ca c'est dans ton être, c'est dans ta nature et tu ne peux pas changer du jour au lendemain : il faudrait que tu sortes mais que tu es la force de te dire : je m'en fout des autres, je pense à moi, rien qu'à moi !!!!

Après tout, il faut de temps en temps, être égoiste envers les autres, ne pas se formaliser, se dire qu' on a autant de valeurs que celui d'en face, et le faire savoir !!!!!!

Je sais, c'est pas facile mais on peut y arriver : ce que tu dis à la fin de ton message est vraiment philosophique : il est vrai que le bonheur est quelque chose d'impalpable, mais si on fait en sorte que les choses aillent mieux, le bonheur sera là, sans que tu t'en aperçoive !!!!

Le soleil qui se lève au loin, les oiseaux qui chantent, le sourire d'un enfant,  les premiers bourgeons marquant le printemps, et j'en passe, tout peut être un bonheur de chaque jour, il faut le regarder, s'en apercevoir, le ressentir et tout devient léger, optimiste, positif !!!!

Voilà ce que je voulais te dire : le bonheur est éphémère, peut-être, mais il vaut le coup, crois-moi!!! la VIE est belle , malgré tout !!!!

Courage, amitiés, urphée

Relation avec les soignants


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Et bien j'ai beau me forcer à sortir, je n'y prends aucun plaisir ....
Je ne sais pas comment vous faites pour reprendre le dessus, je n'y arrive plus.

Merci pour les messages

Relation avec les soignants


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Bon conseiller

Neurot

Il n'y a pas qu'en sortant que tu peux trouver plaisir à faire quelque chose

Tu peux très bien te fixer un peu et être content en fin, de journée parce que tu as réussi à tenir l'objectif que tu t'étais fixé le matin

Je sais, c'est plus facile à dire qu'à faire, j'ai eu comme toi des périodes où je voulais tout en noir

J'essaye toujours de me battre et de m'en sortir, c'est vraiment à travers carenity que j'ai commencé à changer ma façon de voir les choses

Fixes toi un petit but pour la journée de demain, et fais la même chose pour les jours d'après

Relation avec les soignants


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Bon conseiller

Je relance le sujet !
merci

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J'avais pas vu ce forum, qui a d'abord été initié pour moi .

Les psys, on y croit au début, et puis on se rend compte que ca sert pas à grand chose.

Si j'avais eu un chien, pendant cette période ca m'aurait plus aider.

Tout ce que j'ai appris je le savais déjà. Je sais ce que j'ai. Ca ne fait pas plus avancer.

Surtout pour un homme, qui est plus dans l'action, et qui ne trouve pas spécialement de plaisir à parler. Ou du moins qui se fatigue vite et qui ne voit aucun intérêt à répéter ou entendre toujours les mêmes choses;

99% des psys se cantonne à des roles "standard" sans véritable effet. Ils s'appuient sur les médicaments ensuite (surtout);

Je pourrais en rajouter, étayer, mais je suis fatigué.

Christophe

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