Vivre avec un conjoint dépressif

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Patients Dépression

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Sujet de la discussion



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Bon conseiller

Bonjour,

Vous êtes le conjoint d'une personne dépressive et vous avez besoin de conseils pour aider cette dernière ? Vous êtes dépressif et souhaitez apporter votre aide à des proches qui sont confrontés à cette pathologie ?

Dans ce cas, n'hésitez pas à partager dans ce sujet vos conseils ou encore vos questions.

Début de la discussion - 29/10/2014

Vivre avec un conjoint dépressif


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Bon conseiller

je peu juste dire que pour mon mari c l'angoisse lorsqu'il me voit comme cela.il est très patient.il est peiné mais garde espoir.et ce diabète qui ce greffe la dessus c pas facile .mais ont avançent ensemble.bon courage pour les malades et les conjoints.

Vivre avec un conjoint dépressif


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Bon conseiller

Bonjour,

Je relance ce sujet !

Vivre avec un conjoint dépressif


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Comme quoi je lis que nous sommes nombreux en tant que patients et moins nombreux en tant qu’aidant.

Remarquez, notre souffrance est déjà un lourd fardeau

J’ai lu ici, enfin dans des fils, que certaines personnes avaient des conjoints handicapés également. Peut-être que le témoignage de ces personnes feraient avancer le progrès. Je stoppé car je ne suis pas concernée (ouf)

Vivre avec un conjoint dépressif


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Bon conseiller

Bonjour,

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Bon conseiller

que deviens calimero?

Vivre avec un conjoint dépressif


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Pour répondre à Caliméro, en effet je suis concernée dans le contexte ou mon conjoint est dépressif, moi aussi (mais moins).

Nous avons tous les 2 des maladies différentes mais avec beaucoup de symptômes similaires. Oui, ce n'est pas facile d'aider la personne avec laquelle on vis, d'autant plus que moi aussi j'ai énormément de choses à gérer. Alors, en plus d'essayer de remonter la pente et de tout faire en sorte que la maison soit gérer, je dois m'occuper de lui, de ses papiers, de ses soucis de santé, du problème de ses arrêts maladies, de sa reconversion... On fait tous les 2 de la vente par internet, et je dois aussi l'aider dans ses finances, ses comptes... 

J'avoue qu'il faut faire preuve de courage, de persévérance et de patience, car quand je fais tout pour le remonter, et bien c'est moi qui me retrouve à la ramasse. A moi de me relever toute seule par contre. Je ne lui en veux pas, la dépression est une maladie. Maintenant je fais tout pour que les choses changent, que lui ai moins de stress et moi aussi. J'ai de la chance car il n'hésite pas à venir me parler quand ça va vraiment pas.

J'ai dû insister pour qu'il consulte, j'ai laisser le temps au temps, il a mis 2 mois pour se décider mais au moins, maintenant il consulte. C'est le tout début de sa thérapie, donc pour l'instant pas de changements, mais il le faut. Il prends du Valium (il n'y a pas plus fort en anxiolytique), il prend des fois 2 somnifères et fume toute la journée, du matin jusqu'au soir. 

Des fois je suis épuisée (en plus de mes maladies), mais je l'aime, et je suis déjà passer par la dépression, donc je l'aide comme je peux,, mais oui, c'est dur à vivre au quotidien. heureusement, j'ai un beau-fils de 3 ans, et c'est quand il est à la maison que nous sommes plus joyeux, il n'y a qu'avec lui que je rigole, il me détent.  Et pour son père, je le vois enfin sourire, et faire des bêtises. 

Etre valide et vivre avec un dépressif, pas facile, mais être invalide et aider un autre invalide en dépression, c'est encore moins facile!!!

Vivre avec un conjoint dépressif


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Bon conseiller

@sunshineocean2 je me retrouve en partie dans votre témoignage, merci de l'avoir partager avec nous.

A l'époque quand mon ex-mari est tombée dans une grave dépression j'étais valide et votre témoignage m'a rappelé combien c'était une période pénible pour lui, moi et nos enfants.......je ne sais pas comment j'aurai fait si moi aussi j'étais en dépression en même temps que lui pour pouvoir porter mon petit monde à bout de bras. Je salue votre courage et détermination pour aider et soutenir votre mari malgré que vous avez vos soucis de santé aussi, c'est formidable.  Mais vous avez aussi besoin de s'occuper de vous un peu. Vous avez dit vous-même que vous devez vous relever toute seule, alors pourquoi pas consultez un thérapeute pour vous apporter du soutien et vous aider à faire face à votre situation? Dans la semaine, est-ce que vous faites quelque chose pour VOUS qui vous fait plaisir, juste question de souffler un peu et changer des idées? Il n'y a pas de mal, pas de honte à se ressourcer,  au contraire, ça ne peut qu'être bénéfique pour votre mari si vous prenez un peu de temps pour s'occuper de votre bien-être.....cela vous aidera pour continuer à soutenir votre mari. Ne faites pas la même erreur que moi, mon ex-mari était en dépression pendant deux ans, moi je travaillais, j'avais deux enfants en bas âge, je faisais du bénévolat à l'école, SPA, et même temps je devais prendre en charge la maison, gérer le budget etc....Après tout ça, tout mon temps libre, toutes mes pensées étaient consacrées à ma famille, surtout à mon ex-mari. Je ne puisse compter combien d'après-midis, quand les enfants étaient à l'école, qu'on se couchait sur le lit, je le serrer contre moi pendant qu'il pleurait toutes les larmes de son être. J'ai ressenti un grand désarroi et frustration face à mon impuissance de lui soulager de ce terrible mal. Je m'efforçais de faire le clown, avoir toujours le sourire devant mes enfants mais mon coeur n'étais jamais heureux. Je ne faisais jamais rien pour moi et puis du tout façon, à l'époque, la dépression était mal vue alors les "amis" ont subitement disparus, nous n'avions plus de vie sociale. A vrai dire je ne me suis pas rendue compte combien tout ça était difficile qu'après quand mon ex-mari allait mieux et a pu reprendre son travail.

La seule chose que j'ai fait, et encore au début je ne pensais pas à moi, était de voir un psy pendant que mon ex-mari voyait le sien (les psychiatres étaient des associés). J'ai fait cette démarche parce que je ne connaissais rien à cette maladie. Parfois les gens veulent aider, mais d'un côté on me disait de lui donner un grand coup de pied au derrière, d'autres m'ont dit de faire très attention à ce que je dis et jamais brusquer mon ex-mari. J'étais perdue parmi tous ces conseils alors j'ai décidé de voir un psychiatre pour qu'il m'explique ce que c'est cette maladie et surtout quel attitude à avoir vis-à-vis de mon ex-mari et comment je pouvais l'aider de mon côté. J'ai eu ce que je cherchais auprès de ce psy concernant mon ex-mari, malheureusement ce n'était pas un psychiatre pour moi, je n'ai pas eu du soutien de sa part, au contraire sans le vouloir parfois il m'a fait du mal. Il est vrai que j'ai décidé de voir un psychiatre pour aider mon ex-mari, mais un peu de soutien de sa part m'aurait fait du bien aussi. Avec mon emploi de temps je ne pouvais pas chercher un autre psychiatre et je le regrette.

Aujourd'hui il existe des associations pour aider des familles qui ont un membre de leur famille qui souffre d'une dépression ou même d'une maladie mentale. C'est dommage que cela n'existait pas à l'époque où mon ex-mari est tombée malade car j'ai ressenti un vrai manque de la part du milieu médicale concernant les familles, il y en avait de l'aide que pour les malades. Il n'y avait rien pour les familles et les proches comme aide, ou conseil, ou soutien, il fallait se débrouiller tout seul.

Et puis un dernier mot, je souhaite partager une grosse erreur que j'ai fait concernant mes enfants dans l'espoir que cela sera utile à quelqu'un d'autre. Ceci parce qu'il n'y a pas que les conjoint(e)s d'une personne malade avec une dépression qui souffrent, les enfants souffrent aussi. A l'époque mon fils était trop petit pour comprendre la situation, il était content que son Papa soit à la maison. Pour ma fille aînée, au début nous avons juste dit que Papa est malade pour expliquer pourquoi il ne va plus travailler. Environ quatre mois après, ma fille est devenu irritable, morose et colérique. J'ai du vraiment insister pour savoir qu'est-ce qui se passait chez elle. Elle a fini par éclater en sanglots en disant que son père allait mourir et pourquoi cela arrive à nous? J'ai compris tout de suite, en voyant son père à la maison si longtemps elle a conclu qu'il avait une maladie grave comme un cancer et elle était assez âgée pour comprendre que certains types de cancer peuvent tuer. Je m'en voulais de savoir que j'aurai pu éviter à ma fille une souffrance supplémentaire si j'avais eu l'esprit de lui donner des informations qu'une petite fille de son âge puisse comprendre concernant la maladie de son père.

Voilà pour le passé, je ne pouvais pas savoir à l'époque mais en donnant tout à mon ex-mari, à ma famille pendant deux ans et jamais rien pour moi, cela m'a rendu fragile. En plus, un an après qu'il a guéri de sa dépression, il a fait une autre grave dépression qui a duré un an et à présent c'est moi qui souffre d'une dépression. Ma dépression n'a rien à voir avec ce qui s'est passé avec mon ex-mari.... On ne le dirait pas par mon commentaire mais je ne suis pas très bavarde en ce moment. La dernière fois que je suis allée chez mon psychologue elle m'a fait une scène quand je lui ai dit que je n'avais pas le moral en ce moment....depuis je n'ai pas trop envie de parler.

Je vous souhaite à toutes et à tous beaucoup de courage pour faire face si cette terrible maladie a frappé votre conjoint(e). Il faut aussi avoir de la patience mais je sais que c'est difficile parce que cette maladie fini par devenir lassante pour l'entourage car c'est une maladie qui en générale est longue à guérir. Si vous pouvez, cherchez sur internet une association près de chez vous pour les familles et proches d'une personne souffrante d'une dépression ou d'une maladie mentale.

Bon week-end à tous

Vivre avec un conjoint dépressif


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@LadyKat, je me retrouve moi de même parfaitement dans ton témoignage. J'ai eu 6 ans de grosse dépression à partir de mes 15 ans, et heureusement pour moi ces 6 années ont été bénéfiques dans le sens où aujourd'hui je sais mes limites, et celle des autres. Comme tu le dis si bien, je sais que ce qui a commencer à me faire dégringoler était de ne jamais prendre de temps pour moi, de me soucier des autres et non de moi.

Donc, comme j'ai un cœur et que je suis hypersensible, je soutiens mon mari et essaye de prendre du temps pour moi au maximum, mais quand je vois tout ce qu'il y a à faire, des fois je me dis :"non, j'ai pas le temps", alors que si, je peux le prendre seulement je préfère comme toi gérer au maximum la maison, le gosse, le planning... Alors que c'est dommage, j'ai plein de hobbies comme la lecture, le bénévolat et les créations artistiques; ces dernières me procurent un bien fou d'ailleurs mais c'est ce qui me prend le plus de temps. Oui je suis suivi, quand j'ai vu que toute seule ça aurait été trop dur, j'ai repris rdz-vs avec ma psychologue que je n'avais pas vu depuis 6 ans, et j'ai de la chance car elle fait tout pour m'aider.

Et puis quand je sens que ma, limite de protection commence à être atteinte, déjà grosse fatigue et là j'éclate (sans engueulade) mais je dis tout ce qui ne vas pas, que moi je ne peux pas tout gérer. Il y a des choses dont il se rend compte, souvent il faut que je lui ouvre les yeux. Alors maintenant je n'attends plus au point de m'énerver et d'être à bout pour dire ce qui ne vas pas. Mon mari me dis aussi de m'occuper de moi, pas de lui. Je suis tout à fait d'accord, mais pour certaines choses si je le laissais faire, il ferait vraiment n'importe quoi. Et je ne peux pas m'absenter plus d'1h sans me faire des films, et quand je pars pour mes rendez-vous médicaux (en moyenne 5 par semaine) je ne l'appel pas, pas de messages, mais toujours dans l'inquiétude qu'il déraille. C'est fatiguant, mais je l'aime. Et puis il commence à peine à admettre la maladie, les douleurs, cela fait, des années qu'il aurait dû faire attention à sa santé, mais il lui aura fallu cette maladie pour qu'il s'écoute et se décide à tout faire pour aller mieux (kiné, rhumato, psy). Avant, pour lui, le médecin c'était bien. A part faire un "cache-misère" avec le traitement, la maladie et son état mental évolue aussi.

En effet, avant la maladie mentale, ce n'était pas des malades mais des fous, des disjonctés. J'ai fait de l'anorexie/boulimie et grosse dépression, et autant dire que oui, les maladies mentales ont encore du mal à se faire connaître comme réel maladie (même les pires), et quand on ne vis pas ou qu'on ne connaît pas quelqu'un souffrant de troubles mentaux, on dois apprendre sur le tas. Heureusement comme tu dis qu'il y a de plus en plus d'association et ce, pour beaucoup de maladie maintenant.

Et pour les enfants, je suis tout à fait d'accord, il ne faut pas leur mentir ou cacher quoi que ce soit, moi j'explique ma maladie, j'ai beaucoup de rendez-vous médicaux et je travail à la maison, et "Papa a arrêter de travailler, il a toujours mal partout"; je m'en fait un allié pour lui faire remarquer que s'il a mal, c'est parcqu'il ne va pas à tous ses rendez-vous médicaux et qu'il ne fais pas ses exercices de kiné. Le petit me vois en faire tout au long de la journée, il a donc bien compris que c'était grâce à ces exercices que je pouvais avoir moins de douleur.

Sur ce, je souhaite un bon dimanche à tous!!

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Bon conseiller

@Sunshine, après d'avoir lu ton commentaire je ne peux que te féliciter pour ta façon de gérer ta maladie et également celle de ton mari. Tu gères cette pénible situation avec intelligence, courage et amour ..... ton mari a de la chance de t'avoir.

Quand mon ex-mari est tombé malade avec sa première dépression, notre médecin traitant à l'époque lui a dit, "Seul vous pouvez vous guérir de votre maladie, aucun médecin peut le faire à votre place. Les médicaments sont les béquilles pour vous aider en attendant d'aller mieux, les séances de thérapie vous guident pour trouver le chemin de la guérison, mais le plus gros du travail doit venir de vous-même".

Notre médecin traitant avait tout à fait raison et je constate à travers ton commentaire que c'est exactement ce que tu es en train de faire, et en plus tu l'appliques ce principe à ton mari, c'est excellent ça.

Ce n'est pas facile d'être le locomotive pour que ça "roule" , mais je suis heureuse pour toi et ta famille de voir que tu as le courage et détermination nécessaire qui permettra ton mari et toi de passer ce mauvaise cap. Il faudra le temps qu'il faut, donc du tout coeur je te souhaite bonne continuation.

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