asthme et deuil de ma mère à faire

https://www.carenity.com/static/themes-v3/default/images/fr/header/asthme.jpg

Patients Asthme

2 réponses

22 lectures

Sujet de la discussion


Posté le

bonsoir

ma mère est dcd mardi 30.06.2015. A l'annonce de son décès (par sms), j'ai fait une crise d'asthme que les médecins avec qui je travaille ont géré.

Jeudi nous sommes partis vers la Bretagne pour les funerailles. Lors de la mise en bière nouvelle crise d'asthme gérée seule avec mon traitement d'urgence. J'ai passé une nuit pourrie en attendant le vendredi jour des obsèques. Ce jour là j'avais décidé de lire un poème d'adieu à ma mère durant la cérémonie. Au début de ce dernier j'ai eu l'impression que ma poitrine allait exploser sous le coup de l'émotion et les difficultés respi(il faisait très chaud vendredi); j'ai fait un effort surhumain +++ pour réussir à faire cet hommage. En sortant enfin de ce lieu de cérémonie, je me suis planquée pour me "shooter" et prendre de nouveau mon traitement d'urgence . la journée a été très dure

nous sommes rentrés dimanche pour pouvoir reprendre le travail pour la plupart ce matin. entre vendredi et aujourd'hui ma respiration reste difficile, j'ai l'impression d'avoir ma poitrine qui va exploser. J'ai du mal à faire la différence et savoir si c'est lié à ma tristesse, et /ou la chaleur?le peak flow reste très bas

j'ai appelé mon boulot et reprend demain ce dernier. Je suis pas sure que celui ci m'aidera . Je travaille sur Paris et serait également géné par la qualité de l'air

est ce que certains d'entre vous ont eu à gérer leur asthme sévère et des deuils? qui pourrait me donner des conseils? merci

Début de la discussion - 06/07/2015

asthme et deuil de ma mère à faire

Posté le
Bon conseiller

toutes mes condoleances!j ai eu a gerer le deuil de mon papa,et je sais que c esr tres dur,caril faut rester debout alors qu on a envie de craquer!!

n hesitez pas si besoin!

bon courage

cathy51

asthme et deuil de ma mère à faire

Posté le
Bon conseiller

Bonjour capa77, je te souhaite toutes mes condoléances. 

je suis moi-même asthmatique et je sais ce que tu as dû endurer et cela encore aujourd'hui. J'ai aussi perdu mon papa assez brutalement, il y a quelques années à la période de Noël. je te félicite d'avoir eu le courage d'avoir pu lui rendre hommage par la lecture de ton poème, moi je n'ai pas pu.

En effet, la douleur est toujours immense quand on perd un membre de sa famille et que l'on sent sa poitrine se serrer comme un étau et sentir bien souvent des douleurs intercostales, c'est ainsi pour beaucoup dans ces moments difficiles.

Le fait d'être avertie d'une mauvaise nouvelle comme le décès de ton papa par téléphone est particulièrement plus émotionnelle et te met dans un état de stress énorme. Ce qui déclenche une crise d'asthme importante quand on souffre de cette maladie. La chaleur ne t'a pas aidé non plus pour trouver de l'oxygène suffisante pour te remettre de ta crise. C'est aussi normal qu'à chaque émotion que tu ressens est un souffrance à surmonter qui t'a demandé beaucoup d'effort pour la maîtriser, d'où une nouvelle crise.

Aujourd'hui, tu es encore sous le choc, c'est normal. Tu as sans doute ton traitement de fond. Cependant, je ne sais pas si tu utilises ton traitement en cas de crise dans la journée, c'est normal que tu fasses encore plus de crises qu'à l'ordinaire mais si tu abuses de ton traitement, au delà de ce qu'il faudrait, il aura un effet contraire. Il ne faut pas le prendre à la légère. 

Et si tu te sens vraiment mal et pas capable de reprendre ton travail, il vaut mieux que tu vois ton médecin généraliste et éventuellement ton pneumologue, surtout si tes crises ne s'apaisent pas. Je me suis trouvée à faire des aérosols à l'hôpital puis ensuite à la maison, ce n'est pas drôle.

Je sais que les deux jours qui suivirent l'enterrement de mon père, mes crises ont commencé à diminuer petit à petit. Mon médecin m'avait donné un petit calmant pendant 5 jours. Je ne l'ai pas pris, j'ai essayé de contrôler mes crises comme me l'avait déjà appris le pneumologue par la respiration. J'ai aussi essayé de ne penser qu'aux bons souvenirs, cela était encore trop dur pour moi. J'ai repris mon travail ce qui m'a changé les idées, mon traitement de crise dans ma poche. Bien sûr, j'en ai eu besoin, mais cela s'est atténué petit à petit.

Alors garde le moral.