Asthme et pollution extérieure

La pollution de l’air peut aggraver les conditions de santé des personnes qui souffrent d’asthme. L’ozone et les fines particules sont les principaux polluants responsables.

Pour éviter ces effets, il est important de connaitre la qualité de l’air et programmer les activités physiques extérieures en fonction de ces données.

Il est désormais prouvé que les personnes affectées d’asthme peuvent voir empirer leur situation ou avoir de nouvelles crises d’asthme lorsque la qualité de l’air n’est pas bonne. En effet, l’asthme est une maladie complexe, dans laquelle différents facteurs génétiques et environnementaux jouent un rôle.

Les symptômes induits par la pollution de l’air sont alors une difficulté respiratoire, une toux, une constriction thoracique et une sensation de brûlure aux poumons. Et ce n’est pas tout : la pollution de l’air peut aussi rendre une personne asthmatique plus sensible à certains allergènes tels que la moisissure ou les acariens. L’effet de sensibilisation peut durer environ 24 heures.

Les personnes asthmatiques représentent le groupe de population identifié comme étant le groupe le plus sensible à l’exposition à l’ozone. En effet, chez les personnes asthmatiques, l’exposition à l’ozone provoque une augmentation de la fréquence des crises d’asthme, ainsi que le recours plus fréquent aux services sanitaires.

Les personnes affectées de maladies respiratoires telles que l’asthme ont plus de risque de développer des épisodes aigus de la maladie lorsque la concentration en particules suspendues dans l’air devient élevée. Ainsi, le risque des effets des particules sur la santé varient au cours de la vie : les enfants sont plus à risque car leurs poumons sont en phase de développement, ainsi que les personnes qui pratiquent des activités physiques dans des endroits très pollués à proximité des routes fréquentées, etc.

Asthme et qualité de l'air

Les personnes asthmatiques doivent réduire, le plus possible, le risque de sensibilisation et ainsi la fréquence des attaques causées par la pollution de l’air. Le premier problème qui se pose est donc de connaitre la qualité de l’air que l’on respire. Savoir à l’avance que la qualité de l’air ne sera pas bonne et donc risquée pour les personnes asthmatiques, permet de modifier le programme de la journée, évitant ainsi l’activité physique extérieure durant certaines heures de la journée par exemple.

L’exercice physique régulier est important pour se maintenir en bonne santé, et c’est aussi vrai pour les personnes asthmatiques. Cependant, l’activité physique comporte une utilisation plus importante d’oxygène et donc une quantité plus importante d’air respiré. L’inhalation de substances polluantes présentes dans l’air devient alors problématique et source de troubles respiratoires importants. Il est donc important de planifier l’activité physique durant les heures et les lieux où la qualité de l’air est acceptable.

Durant l’été, il est donc conseillé de préférer les heures matinales plutôt que l’après-midi pour les sports d’extérieur et dans tous les cas, il est recommandé d’éviter les efforts physiques à proximité de routes avec beaucoup de trafic, ou dans les zones industrielles. En alternative, lorsque l’air est pollué, il est conseillé de réduire l’effort physique, préférant alors une promenade au lieu de la course à pied, ou de réduire le temps de l’activité.