Traitements de l'asthme

Il y a deux grandes familles de traitement de la maladie asthmatique : le traitement de fond et le traitement d’urgence de la crise.
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Le traitement de l’asthme doit en effet s’attaquer à la fois aux crises lorsqu’elles surviennent mais aussi au terrain asthmatique par un traitement de fond.

Aujourd’hui, les médicaments permettent de contrôler près de 95 % des asthmes. Pourtant en France, seulement un million de malades suivent un traitement et 40 %  seulement le prennent correctement.



Pour la bronchoconstriction, des médicaments destinés à dilater les bronches seront efficaces : ce sont les bronchodilatateurs de courte durée d'action le plus souvent délivrés par voie inhalée (par voie injectable dans de plus rares cas)

Le traitement de fond consiste à agir sur l’œdème de la paroi des bronches, à diminuer ou éviter les symptômes et empêcher la dégradation de la fonction respiratoire au cours du temps. Il repose sur la prise quotidienne de corticostéroïdes inhalés. Ces médicaments peuvent mettre du temps à agir, parfois plusieurs semaines avant d’être actifs. Il est donc important d’attendre une quinzaine de jours avant de juger de l’efficacité d’un traitement. Après la prise de corticostéroïdes inhalés, il faut boire une grand verre d'eau car ce médicament en inhalation a tendance à induire une sécheresse buccale pouvant favoriser les infections fongiques. 

En plus de ces traitements, des bronchodilatateurs à longue durée d’action entrent dans la prise en charge au long cours de la maladie.

Le traitement de référence de la crise d’asthme est la prise de bronchodilatateurs béta2 mimétiques à action rapide. Ces produits, administrés en inhalation, permettent immédiatement un relâchement de la musculature bronchique aboutissant à une bronchodilatation et un soulagement. Cependant, ce traitement ne fera pas régresser l’œdème et n’agira pas sur l’hypersécrétion.

Chaque asthmatique doit donc avoir en permanence un bronchodilatateur sur lui. L’emploi des dispositifs d’inhalation n’est pas toujours très aisé, surtout chez l’enfant qui peut avoir des difficultés à coordonner son inspiration et le déclenchement du dispositif. Dans ce cas, il existe des chambres d’inhalation qui permettent de surmonter cette difficulté.

En cas de détérioration de la maladie, qui s’étale généralement sur 2 à 3 jours, il faut être vigilant. Un bon indicateur est l’augmentation significative de l’utilisation du bronchodilatateur. Dans ce cas, il faut aller consulter son médecin.

En cas de crise grave, des corticoïdes par voie orale ou sous-cutanée peuvent également être prescrits. Le risque majeur reste la détresse respiratoire brutale. La mortalité par asthme, quoi que de plus en plus rare, s’observe surtout chez les sujets indociles (souvent jeunes) qui ne suivent plus leur traitement.

L'innovation thérapeutique sur l'asthme

Des progrès ont été réalisés dans la connaissance de la physiopathologie de la maladie asthmatique et des nouveaux médicaments apparaissent. Par exemple, des médicaments vont s’opposer à l’action des IgE (impliquées dans le mécanisme de l’allergie).

Malheureusement, il n’existe pas à ce jour de traitement capable de guérir l’ensemble des symptômes de la maladie. On ne sait donc pas guérir l’asthme mais on sait en diminuer, voire en supprimer, les symptômes.

En suivant scrupuleusement son traitement, la grande majorité des asthmatiques peut aujourd'hui mener une vie normale.

Article rédigé sous la supervision du Professeur Gérard HUCHON, Chef du service de pneumologie de l'hôpital Hôtel-Dieu à Paris et Président du Comité National de Lutte contre les Maladies Respiratoires.

Sources : Asthme et Allergies, CNMR

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