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Patients Trouble bipolaire

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Sujet de la discussion



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Bon conseiller

Bonjour à tous, j'ai une question qui est omniprésente, quel  travail est possible pour une personne bipolaire?? j'ai 42ans, ma vie professionnelle est chaotique, pas de dîplome, il me faut un rythme sans stresse, et si je n'aime pas ce que je fais , je ne tiens pas, physiquement et psychiquement. je suis sous xéroquel depuis 7 mois, mais je le prends en sous dose , car sinon, je suis sédatée et je ne peux pas me lever le matin même avec une nuit de 11h de temps.../ Si vous avez des idées à me donner, ou votre parcours à me raconter, car je me sens si seule face à cette maladie. Merci de m'avoir lue.:)

Début de la discussion - 17/07/2013

Quel travail???


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Bon conseiller

Bonsoir,

Je suis bipolaire depuis 33 ans, je travail dans la même société depuis 22 ans, dont 18 ans sans rechutes, j'ai la chance d'avoir toujours supporté des traitements lourds, j'ai deccroché ce travail par concours, le plus difficile a été durant mes multiples séjours entre 1981 et 1988 en HP entrecoupés de périodes de chômage et d'intérim de masquer sur mon CV des périodes d'hospitalisations et de réussir les entretiens.SQinon au début , j'avais peur qu'un collègue me surprènne en allant voir mon Psy, maintenant tout mes collègues sont au courant et les très rares hospitalisations n'ont pas porté préjudice à mon emploi, auprès du médecin de ma boîte, je reconnais que j'ai beaucoupd e chance

philippe

Quel travail???


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Bon conseiller

Bonjour Catherine,

Comme toi, ma vie n'a pas été (jusqu'alors) un long fleuve tranquille. En lisant le témoignage de Philippe, chapeau bas ! Bravo pour la régularité et la continuité dans sa carrière professionnelle tout en ayant un suivi médical et une vie de couple positive. (cf. sa présentation).

Pour revenir à moi et en rapport avec le thème du forum "Quel travail ???", je peux dire avec le recul que cela a été laborieux de me maintenir en activité. Car comme toi, mes variations d'humeur m'ont fait démissionner de nombreuses fois si je me sentais " en souffrance" dans un contexte professionnel. Ayant une comorbidité avec des troubles de la personnalité (borderline, paranoïaque sensitif), évidemment cela pouvait "partir en vrille" à la vitesse V (impulsivité, émotivité, angoisse). Ayant une image de moi dégradée, j'ai toujours eu une sensation d' "être ou ne pas être". D'où des choix professionnels à 180° avec des études supérieures réussies ou pas. A savoir, échec en école d'officier d'infanterie, échec universitaire en physique chimie, réussite en soins infirmiers (DE), réussite en professorat (professeur des écoles), réussite en licence professionnelle visiteur médical. Cela pour les diplômes mais concernant les postes post-diplômes, c'est une série de fuites en avant avec des prises de fonctions suivies de prises de risques professionnels et beaucoup d'inconstances (choix multiples d'orientation, démissions en cascade etc...). Pour mieux comprendre tout cela, il faut mettre en perspective la prise en charge médicale réelle qui a été tardive (hospitalisation en psychiatrie) après des alertes sans suites médicales sérieuses de ma part (déni : évitement des soins adaptés ). Ce n'est qu'avec une mise en ALD avec 22 mois d'Hôpital de Jour et une prise en charge institutionnelle au long cours avec une chimiothérapie par psychotropes (neuroleptique + antidépresseur) que j'ai retrouvé une certaine sérénité avec une "boîte à outils" à la sortie. Après une dizaine d'années en post-hospitalisation, me voici en invalidité 2ème catégorie comme si j'avais atteint le terminus d'un long voyage à l'intérieur de mon psychisme perturbé. Le temps de la paix de l'être est presque là même si j'ai un suivi ambulatoire en clinique psychiatrique actuellement. Bon courage à toi et reste confiante dans ton avenir. Je reste optimiste pour moi et quand je lis le témoignage de Philippe, cela me conforte dans cette approche positive de la vie. Bien fraternellement et solidarité avec toi. Sylvain

Quel travail???


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Bon conseiller

la maladie , on ne peut que la juguler par un traitement et un psy , mais l'image que l'on a de soi , change considérablement notre rapport aux autres , les traitements tout le monde en subit les effets secondaires , mais il est important de pouvoir se dire , d'accord j'ai une maladie mentale elle modèle mon caractère, pas toujours pour le mieux, mais elle ne m'empêche pas de vivre , il faut simplement avoir la chance de rencontrer une compagne ou un compagnon , d'être suffisament stabilisé pour reprendre une activité professionnelle , alors cette maladie qui nous accompagnera toute notre vie,ne sera qu'une maladie et comme tout malade on n'a pas à en avoir honte...parlez de vous sur ce merveilleux forum Carenity , c'est une excellente thérapie

philippe

Quel travail???


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Bon conseiller

Bonjour à tous

C'est vrai que le témoignage de Philippe est prometteur ..........et ses propos tout a fait juste

Pour ma part, je lutte pour ne pas perdre mon activité .......Il existe un ouvrage que je n'ai pas encore lu dont l'auteure est Manon Coudrier ? intitulé : Moi Manon bipolaire. Dans cet ouvrage, cette femme relate son combat contre la Bipolarité les TCA et les sérieux troubles bipo parlesquels elle s'en "est sorti" par la Foi, la Danse et la Musique, et ce sans traitement médicamenteux

je vais acheter ce livre et le lire car d'après le résumé de cet ouvrage est très profond et très prometteur vers une rémission et une vie a peu près normale

Bonne lecture a vous aussi comme c'est l'été

Colibri87

Quel travail???


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Bonjour

J'ai été diagnostiquée bipolaire à l'âge de 28 ans mais je le suis depuis mes 19 ans. (J'en ai aujourd'hui 44)

J'ai fait des études brillantes (classes préparatoires puis maîtrise de lettres) et j'ai passé un concours qui m'a permis d'entrer dans une entreprise dans laquelle je suis depuis 21 ans.

Ce parcours a été parsemé d'embûches et d'hospitalisations.

Mon employeur, qui était public, n'a plus du tout le même regard sur ma maladie maintenant qu'il est privé. Je vis avec au dessus de la tête un licenciement pour inaptitude au poste. Le médecin du travail  a bien compris que ,je m'épanouissais dans certaines tâches et pas dans d'autres, c'est pourquoi il va discuter avec ma Direction d'un aménagement de poste. 

Je comprends bien ton point de vue car je suis aussi borderline et cela m'a joué quelques tours pendables (mails assassins qui m'ont valu un "recadrement sévère").

Comme je n'ai ,pas ma langue dans ma poche, je ne prive pas de dire à certains collègues ce que je pense d'eux, ce qui n'est pas bon pour l'ambiance en général, même si c'est justifié.

Je viens de reprendre après un arrêt de 3 semaines et tout va pour le mieux mais je sais pertinemment qu'on attend n'importe quel prétexte pour me déclarer inapte !

En attendant je m'accroche aux branches et c'est tout ce que je peux faire. Ton problème vient surtout du manque de diplôme qui; pénalise beaucoup sur le marché du travail. De plus il te faut prendre ton traitement tel qu'il est prescrit même si tu dois te coucher à 19 h ! Les thymorégulateurs sont notre planche de secours et si le Xéroquel ne te convient pas, demande à ton psy qu'il le change.

Je prends de l'Abilify, qui a tendance à "booster" et cela me réussit très bien. (trop bien parfois si tu vois ce que je veux dire.)

Ne désespère pas, fais un bilan de compétences pour déterminer ce que tu saurais et aimerais faire dans la vie Prends ton traitement et aie un suivi régulier avec le psy. Ce sont les meilleurs conseils que j'aie trouvés  à te donner. J'espère qu'ils te seront utiles.

Bon courage pour l'avenir.

Alaska66

Quel travail???


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Bon conseiller

Merci pour vos réponses, ça me permets de voir comment vous gérez les traitements et pour Alaska 66 , merci pour ton message, oui ,je sais que sans diplôme , la vie pro est compliquée , pour ce qui est du traitement, je pense qu'il me convients ,quand je prends la dose qu'il me faut, et oui, ça m'endors très vite, en ce moment avec l'été, j'ai pas envie d'aller me coucher à 19h ou 20h, j'ai l'impression de ne pas vivre , j'essaie de pousser jusqu'à 22h. Maintenant , je vois mon médecin en août, je lui parlerais de l'Abilify . Actuellement je suis en poste en tant qu'agent  téléconseillère, je tiens le coup, pour le moment, quand je vois qu'il y en à qui lâche l'affaire, ce n'est pas rassurant, je sais que c'est pas évidant, mais ,heureusement que je suis en traitement. J'aime le téléphone et le contact avec les gens.

Pour le bilan de compétence, je vais voir pour cette idée, et pour le psy, je l'ai vu 2 fois, et m'a dit, "qu'avec le Xéroquel ,je serais mieux, donc pas besoin de suivi," bon, c'est vrai que je suis beaucoups moins minée, angoissée, triste, ect..

Merci pour tes conseils

Bon courage aussi

Cathy1202

Quel travail???


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Bon conseiller

Bonjour, je viens faire un tour sur le forum, je me sens mal aujourd’hui  c'était très dur au travail, la télévente est un métier difficile, c'est un métier de commercial, et tout m'affecte, je le sens, j'ai du mal à me concentrer, les idées se mélangent. et je réfléchie à un changement pro. et comme mes chefs voient que je ne me concentre pas, car je n'y arrive pas, on me fait comprendre par des gestes, attitudes ou des mots, que "faut y aller", faut se battre au téléphone, mais je m'épuise.  enfin voilà, mon humeur de ce jour...., je préférerai dire que je me sens bien :)

bon week-end

Cathy1202

Quel travail???


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Bon conseiller

Bonjour Cathy1202,

Ce que tu vis, je l'ai vécu à certaines périodes de ma vie professionnelle. C'est d'autant plus compliqué à gérer pour toi, c'est les conditions de travail en particulier comme téléconseillère, à savoir être à la vue de tous les collègues (open space) et en plus, le manager sur le dos ou presque. Avec la cerise sur le gâteau, certaines conversations enregistrées pour les débriefings et les trainings. Si avec tout cela, tu n'es pas tressée, je ne comprends plus rien. Car, je me suis retrouvé dans une situation comparable, du moins en partie, en stage de licence pro santé dans une CPAM. C'est pas simple à gérer avec ce que nous avons de problèmes psychologiques. Et pourtant, il faut aller de l'avant pour ne pas sombrer. C'est pas facile tous les jours. Ce qui sauve, c'est de savoir que l'on a autre chose à faire ailleurs même si c'est encore non concrétisé. Tu as écris que tu envisageais une formation, un bilan de compétences, une VAE. C'est super !

Sans diplôme, tu as raison de te battre et cela n'est pas une question d'âge. Pour mémoire, à partir de ma propre expérience de formation professionnelle : infirmier DE à 28 ans, professeur des écoles à 40 ans et licence pro santé à 56 ans. Tout cela pour te redonner du moral et comme on dit dans les manifs : "on lâche rien".

Bon week-end aussi à toi

Sylvain

Quel travail???


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Bonjour, Je suis dans la même situation que toi, je travaille dans un call center!!Un métier qui fait craquer même des collègues non malades! J'ai commencé à 35h, puis 30h, puis mi-temps thérapeutique à 50%. Ensuite passage à 26 h depuis que je suis devenue maman+ mise en invalidité cat 1, J'ai 6 ans d'ancienneté dans la boite. Je ne supporte pas le bruit, j'ai une baisse d'audition d' une oreille, je ne supporte plus le manque d'intimité, les clients sont odieux et chaque appel est une souffrance car je le vis comme une agression. Je tolère cet emploi que je déteste seulement si je travaille à 50%. Là ou ça se complique c'est que depuis un arrêt de 3 mois après mon accouchement+ma déclaration de handicap ,mon employeur me fait vivre l'enfer (mise au placard, non réponse à mes mails, changement de service, arrêts maladies pris en compte dans les chiffres, puis je suis devenue "persona non grata", mes collègues ne répondaient pas a mes bonjour, ne m'adressaient plus la parole, chose qui ne m'était jamais arrivés avant tant que je faisais des arrêts de 15j pas plus, jamais été mise à l'écart, la hiérarchie m'a ensuite reprochée moi d'être en retrait) Comme ils m'ont stressée, j'ai fait plus d'arrêts. Mon psy m'a prescrit du xeroquel que j'ai refusé de prendre par peur de ne pas pouvoir m'occuper de ma fille. Je ne suis pas rentable pour eux mais heureusement je suis tombée sur une nouvelle sup qui m a traitée avec respect, mes collègues m'ignorent toujours du coup je me suis rapprochée de collègues plus âgées que moi (entre 40 et 50 ans, moi j'ai 34 ans ) et je me suis sentie mieux. A l'heure actuelle je suis enceinte de 6 mois et en arrêt maladie le miracle c'est que je ne perds plus mes cheveux depuis que je suis arrêtée. Je déteste cet emploi, mon service ressemblait à un plateau de télé-réalité!Au fait mon employeur ne sait pas que je suis bipolaire... Cela fait 2 ans que je cherche un autre emploi plus administratif j'ai passé des entretiens mais quand je demande un temps partiel on me refuse le poste: dans les assurances et un poste dans les marchés publics. J'ai essayé le secrétariat administratif dans la fonction publique mais ils m ont dit que j'avais pas le profil et en plus un bac +4 Ce que j'ai compris c'est qu'il nous faut des emplois à temps partiel et les employeurs préfèrent recruter des handicapés moteurs qui travailleront à temps plein et ne feront pas d'arrêts maladie. Donc il faut postuler pour des emplois à temps partiel: hôtesse d'accueil, employé admistratif. Pour moi c'est la dépression assurée parce que je vais m'ennuyer. J'ai épluché tous les sites d'emploi, fait un bilan de compétences, écumé les forum handicap, parlé avec des personnes qui travaillent dans le recrutement, visité le web de l'unafam etc, les Cap emploi orientent les handicapés psychiques dans les emplois à temps partiel. Je ne crois pas que ces postes là exigent des diplômes. En tout cas je te comprend à 100% car j'ai bossé 2 mois sous zyprexa+depamide en 2009 et je n'arrivais pas à me concentrer, j'avais les sup sur le dos, je leur disais que ça allait pas trop mais ils revenaient comme des robots "alors, les chiffres" (j'avais gagné un challenge pdt une phase hypo, ils comprenaient plus??!). Heureusement dans mon ancien service il y avait une bonne ambiance et les collègues étaient sympas. Mais le rythme de travail déprime et ne donne pas envie de communiquer avec les autres, c'est l épuisement la lassitude, je lutte pour me concentrer sur ce qu'ils demandent (le rendement+sourire+dire les phrases qu'ils demandent+chercher la réponse du client qui continue de débiter et s'énerver , tout ça pour lui dire des fois qu'on a même pas de solution!!!)On se sent seul dans une jungle alors que nos collègues résistent mieux, ils donnent donc l'apparence de gens heureux!! Pour répondre à ta question, il n'y a pas de travail adapté à nos troubles car qq soit le travail nous alternerons entre temps complet arrêt maladie et temps partiel, maintenant il y a des emplois à éviter c'est teleconseiller ou commercial trop stressant pour nous! Il ne faut pas publier que ce sont les actionnaires qui nous pressent comme du citron et méprisent l'être humain en général, tout ça pour faire du profit, alors ce n'est pas entièrement notre faute si on y arrive pas, ce métier est inhumain, il devrait même pas s'appeler métier mais esclavage!! Loulaa

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