Comment gérez vous vos phases basses/down?

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Patients Trouble bipolaire

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Sujet de la discussion



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Bon conseiller

En pleine phase basse avec tout le pire que cela implique, j'ai bien du mal à positiver et voir du bon dans mon quotidien. Comment faites vous pour survivre dans ces moments où tout devient noir et sans espoir?

Help!

Début de la discussion - 20/08/2015

Comment gérez vous vos phases basses/down?


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Bon conseiller

essayer de le passer le mieux possible. ne pas trop se forcer à être gaie mais faire attention à sa santé et à soi  . sachez qu' il y a toujours un espoir. et surtout ne pas trop penser vivre au jours le jours. je sais que ce n'est pas facile (je vis avec un bipolaire) mais il faut essayer . courage

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Bon conseiller

C'est déjà dans cette optique que je tente de faire aller les choses... Mais je suis seul face à mes ressentis et au bouillonnement intérieur qui me ronge. Etre gai, c'est purement de la simulation que je fais, évitant à mon entourage d'être "trop" contaminé par ma noirceur intérieure et éviter qu'il ressente mon désarroi! 

Ne pas trop penser... c'est franchement hors de ma portée... je pense, cogite, réfléchis sans cesse... c'est usant! C'est aussi une question de survie pour rationaliser les idées mauvaises et les recentrer comme un symptôme de la maladie et non pas une réalité affective ou environnementale.

Merci pour ton attention Ayla.

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Bonjour @mistercyr 

je connais ces périodes, elles sont insupportables à vivre.... Pour le comprendre, il faut le vivre

un médicament abilify me fait du bien malgré ses effets secondaires

bon courage, il y a toujours une solution 

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Bon conseiller

Ces jours ci, c'est difficile... Je suis en phase basse... Mélancolique à l'extrême, cerné pas une tristesse immense et un pessimisme royal! Tout est noir, triste sombre ... Peu d'aide m'est donnée, car c'est moi qui doit être fort pour mon entourage, qui doit être le roc, le pilier, le soutien alors que je n'en ai plus la force...

Je craque en secret, m'isole, versé mes larmes de désarroi puis je remets mon masque de faux-semblant qui se  craquele de plus en plus...

Comment tenez vous?

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Bon conseiller

mistercyr bonjour!!! tout d'abord je pense que personne n'est pareil. Mais ce qui est sûr c est que souffrir d'idées noires n'est pas normal alors a part le traitement qui doit être adapté il y a aussi le geste de tendre la main : au thérapeute, à l'ami, à l'animal parfois (moi ma chatte se couche sur moi quand je pleure et ressent...ca me fait du bien), j'ai vécu toute ma vie comme toi des phases mélancolique et puis un jour j'ai accepté d'être mélancolique, comme disait mon généraliste on nait ou pas mélancolique.

Après, pour ne pas se faire envahir par ce sentiment, il faut comprendre qu'il ne dure pas, garder l'espoir d'un jour prochain meilleur .

Si tu écris sur ce site, c est que tu viens vers les autres et c est des autres que tu auras la compassion, la compréhension, la tolérance.

Alors tu vas te rendre compte que la solidarité est importante quand on se sent mal. Il y a des personnes sur ce site qui m'ont tendu la main quand j'étais mal, car comme toi je n'arrivais plus à tenir la barre (en famille ou en couple). Ca va repartir courage!! bonne journée 

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Bon conseiller

Hello Verveine,

Pour sûr, des idées noires plein la tête et les dissimuler autres proches pour ne pas les effrayer ces difficiles et fatigant... bon épuisant je devrais dire!

Côté traitement, je suis sous Dépokate uniquement. Je refuse les ajouts d'antidépresseurs et les autres médicaments aux effets secondaires trop importants impliquant la prise de poids, la somnolence et les troubles cognitifs. J'ai ce besoin de rester pleinement connecté à mon environnement, mais la contre-partie est d'être plus fragile et donc vulnérable lors des phases basses. Lors de celle ci, je m'appuie sur des anxiolytiques pour mieux gérer les angoisses et combattre cette saleté de paranoïa infondée! lol

Mon choix quant à limiter les médicaments reposent sur les effets secondaires que j'ai vécu lors des différentes thérapies médicamenteuses: léthargie, plafonnements, surpoids extrême, fatigue permanente, problème de concentration, fuite des idées... 

J'ai un suivi régulier avec une psychologue et un psychiatre et demain je vais chez un homéopathe pour voir si des solutions naturelles et moins contraignantes en termes d'effets secondaires existes.

Ici, il y a un animal, mais le chien ne m'aide en rien! J'ai tendance à me réfugier dans la lecture ou dans des activités cérébrales mais je m'efforce toujours de conserver un lien social et des activités. Pour ainsi dire, je suis toujours actif malgré ma phase dépressive qui va cressendo et mes idées noires. Je m'applique à toujours me fixer des buts, au moins à cours terme, pour garder des objectifs motivants qui m'évitent de sombrer. J'y trouve un semblant de plaisir et une valorisation salvatrice qui viennent contre-balancer la mésestime grandissante qui s'empare de moi.

Je passe beaucoup par l'intellectualisation pour me protéger mais la contrepartie c'est que je ferme mon hyper-sensibilité et que je deviens peu réceptif aux autres, alors que je suis plutôt à l'écoute habituellement. C'est donc déstabilisant pour les personnes qui 'entourent et qui ne me comprennent pas, moins pour ma famille qui connait ces revirements.

Cependant, cela fait bien longtemps que je ne m'étais pas senti partir aussi bas et je suis assez effrayé par la noirceur qui s'impose à moi. J'ai déjà fait moultes TS qui m'ont conduit dans le coma, fait côtoyer la mort de trop nombreuses fois et placé en internement pendant plusieurs années en HP. Aucun regret ou amertume sur ces périodes passées ( déjà 15 ans ) qui m'ont permis de me construire d'une certaine façon et de m'apprivoiser et d'apprivoiser la maladie. Mais depuis ces 15 années écoulées, je n'avais pas senti une telle souffrance et une telle détresse s'installer en moi. D'où mon appel à l'aide quant aux façons dont les membres sur le forum gèrent leurs phases basses et mes demandes de solutions - même atypiques - trouvées par certains pour faire face.

Je ne doute pas que la solidarité et l'écoute soient une aide précieuse mais en cet instant j'ai besoin d'un miracle pour ne pas sombrer.

J'espère trouver cette aide dont tu parles, le déclic qui puisse me faire remonter 

Merci à toi pour ton message encourageant 

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Bon conseiller

Suite a une changement de traitement il y a 3semaines, je suis sortis des gongs de ma stabilité. Rien ne va plus; c'est trés difficile à gèrer. je suis en mixte puissance 10.
Ce qui permet de tenir le coup c'est la famille a qui je me confie tous les deux jours sur mes difficultés. Pour les soucis sur le traitement je suis allé directement au CMP: malheureusement il faut toujours tapper du poing sur la table pour qu'ils se sentent concernés; une infirmière de permanence m'a accueilli pour qu'on discute, et a promis de parler au psy(qui reagira je sais pas qd).
Donc voilà c'est à nous et nous seul de nous orienter vers qui on a besoin. Et surtout se manager c'est important. faire des choses qui nous font plaisir pour patienter!!

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Bon conseiller

bonjour Mystercyr et bonjour à tous bien sûr : je réponds à ton post comme je le peux et en fonction de ma propre expérience, je ne suis pas médecin, je ne connais pas tous tes symptomes mais tout ce que je sais c est qu'avec un traitement on peut vivre correctement il faut seulement accepter la maladie pas comme un poids mais comme faisant partie de nous. J'ai mis des années à accepter que j'étais dépressive chronique (bipolaire les médecins ne sont pas d'accord) quand je suis en phase down, j'écoute mon corps je ne le bouscule pas, j'y fais plus attention, c est le moment pour moi de buller devant la télé, de marcher dans le silence, de me retrouver.

Parler à ses proches, oui mais quand ca va mieux, entretemps il y a des thérapeutes qui savent écouter. Y compris un psy dans l'hopital de permanence pour urgence. Moi depuis que j'ai accepté d'être ainsi, je fais en sorte de ne pas me mettre dans des situations qui vont me faire décompenser.

Par exemple j'essaye de remporter tous les jours un défi. Une marche d'une heure. Une activité.

MEME si parfois cela ne dure qu'une dizaine de minutes. L'inactivité est porteur d'angoisse quand on est en phase down. Et je n'éprouve pas le besoin d étaler mes angoisses car je sais (avec l'age) que personne ne peut rien pour moi. Inutile d'attendre des gens une aide ponctuelle il faut que la période se tasse et c est tout. Bien sûr on peut évoquer rapidos mais en fait que peuvent les gens sur une pathologie qui va perdurer dans le temps. 

Amadouer ces temps-là, s'y habituer, les détourner, les prévenir. Accepter et renaitre. C est mon humble avis il ne concerne que moi. Bonne journée à tous

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Bon conseiller

Bonjour Verveine,

J'entends bien et comprends parfaitement ton raisonnement. Cela fait bien longtemps que je considère la maladie comme faisant partie de "qui je suis".

La bipolarité conjuguée avec mon vécu à fait de moi quelqu'un d'empathique (trop même) … soucieux d'autrui. D'où ma carrière dans le milieu social et une reconversion professionnelle dans une autre branche qui me met en contact avec l'humain.

Sans ma bipolarité, nombreux de mes choix de vie et mes valeurs seraient différents.

Malgré cette acception des effets collatéraux de la maladie, les phases basses font que les effets négatifs rendent la maladie difficile à accepter sur ces périodes. En fait, elle est même inacceptable de mon point de vue.

Cependant, malgré l'amertume j'essaie de composer avec elle et de combattre ses symptômes négatifs.

Je m'occupe, je mets à mal l'absence de motivation, je m'active dans des actions associatives ou en conservant des loisirs. 

Je n'ennuie pas ou peu mon entourage avec mes ressentis. Je m'appuie sur les professionnels inscrits dans mon suivis thérapeutique pour me confier, crier ma rage, verser mes larmes.

Merci pour ton message. Le forum est une aide non négligeable.

********************

Hello BiPolaroid,

En effet, réussir à garder des sources de plaisirs est essentiel en termes de survie. De même savoir s'orienter vers les bons soutiens est important.

Bon courage dans cette phase difficile que tu traverses.

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