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Patients Trouble bipolaire
Diagnostic récent : doute, sentiment d’imposture et bipolarité “nuancée”
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Bianca.J
Animatrice de communautéBon conseiller
Bianca.J
Animatrice de communauté
Dernière activité le 07/06/2026 à 16:31
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46 commentaires postés | 3 dans le forum Trouble bipolaire
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Bonjour @PinkDM,
Merci d’avoir partagé tout ça. Vous êtes légitime ici : vous décrivez un vécu de longue date, des dépressions, de l’anxiété, un “masque”, et maintenant un diagnostic posé de manière nuancée qui vous laisse dans le flou. Le sentiment d’imposture après un diagnostic (surtout quand il est formulé avec beaucoup de prudence) est quelque chose que d’autres connaissent.
Pour ouvrir l’échange avec la communauté :
- Qui a eu un diagnostic de bipolarité “pas évident” (hypomanies discrètes, dépressions espacées), et comment vous avez fini par vous l’approprier ?
- Avez-vous aussi ressenti un fort syndrome de l’imposteur après le diagnostic, et qu’est-ce qui vous a aidé à y voir plus clair ?
- Quand on vous évoque plusieurs pistes (bipolarité, TDAH, traits autistiques), comment avez-vous fait pour ne pas vous sentir “éparpillé” ?
- Est-ce que certains ont eu des mélancolies plus que des dépressions typiques, et comment cela a été pris en charge ?
- Qu’est-ce qui a été le plus utile dans la suite : suivi, traitement, thérapie, repères sur le sommeil/rythme, auto-observation ?
Merci à celles et ceux qui partageront leur expérience avec bienveillance.
Bien à vous,
Bianca de l'équipe Carenity
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ChriChrid'amour
Bonjour, http://www.psychomedia.qc.ca/tests/dsm-iv/bipolaire.
Tu peux consulter l'intérêt du test, perso moi je n'ai pas été testée.
D'après la psychiatre, les bipolaires ont tendance à faire un virage maniaque au printemps.
Dans l'euphorie, la personne bipolaire a tendance à perdre le sommeil, le plus embarrassant c'est qu'elle n'est pas fatiguée pour autant.
"Sors toi les doigts, motive toi et ca repart", jusqu'à la prochaine...:ces remarques désobligeantes ne servent à rien, ça ne fonctionne pas comme ça la bipolarité, il faut bien sûr essayer de se"mettre des coups de pieds au cul", il faut surtout se faire aider par qqn avec qui on peut échanger, exprimer ses sentiments et qui soit à votre écoute.
Bon courage à toi, n'hésites pas à revenir vers moi, je t'aiderais si je le peux et bien sûr si je ne sombre pas à nouveau dans le cœur obscur.
Mes amitiés
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ChriChrid'amour
Bonjour, http://www.psychomedia.qc.ca/tests/dsm-iv/bipolaire.
Tu peux consulter l'intérêt du test, perso moi je n'ai pas été testée.
D'après la psychiatre, les bipolaires ont tendance à faire un virage maniaque au printemps.
Dans l'euphorie, la personne bipolaire a tendance à perdre le sommeil, le plus embarrassant c'est qu'elle n'est pas fatiguée pour autant.
"Sors toi les doigts, motive toi et ca repart", jusqu'à la prochaine...:ces remarques désobligeantes ne servent à rien, ça ne fonctionne pas comme ça la bipolarité, il faut bien sûr essayer de se"mettre des coups de pieds au cul", il faut surtout se faire aider par qqn avec qui on peut échanger, exprimer ses sentiments et qui soit à votre écoute.
Bon courage à toi, n'hésites pas à revenir vers moi, je t'aiderais si je le peux et bien sûr si je ne sombre pas à nouveau dans le cœur obscur.
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PinkDM
PinkDM
Dernière activité le 07/06/2026 à 14:50
Inscrit en 2026
Patient, Trouble bipolaire depuis 2026
1 commentaire posté | 1 dans le forum Trouble bipolaire
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Explorateur
Bonjour, je me lance même si j'ai le sentiment particulier de ne pas être légitime sur ce forum. J'ai 46 ans, j'ai eu un "diagnostique" de bipolarité il y a maintenant 15 jours.
Pour commencer, j'ai le sentiment, au plus loin que je me souvienne, que je ne me suis jamais senti adapté / en adéquation avec le monde qui m'entoure et notamment les personnes. D'ailleurs dans ma famille, c'était assez remarqué : sérieux, calme, scolairement doué, avec des gouts ou des intérêts qui ne correspondaient à ma classe d'âge. C'était très valorisé par mes parents, j'ai 2 frères beaucoup plus "turbulents". Je me suis toujours dit qu'il fallait que je garde ce rôle au sein de la famille pour ne pas ajouter une charge supplémentaire à mes parents. Intérieurement, j'étais anxieux sur tous changements, qu'ils soient positifs (partir en vacances) ou négatifs, tout me semblait compliquer, douloureux et j'ai développé très tôt des idées morbides, motivées par la vision de la futilité de ma vie, du peu d'impact positif de mon existence. J'ai vécu comme cela pendant des années, gardant tout en moi, sans jamais partagé mon mal-être, le cachant parfois sous l'humour et sous un masque que j'ai ciselé au fil des années...
...Jusqu'à mon accès aux études supérieures où je me suis lancé dans une première année de médecine : j'ai vrillé. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé seul dans un appartement, dans une ville que je ne connaissais pas. Dans un premier temps, l'idée de me retrouver seul me réjouissait, la nécessité de garder le controle n'était plus nécessaire que le week end, lorsque je retrouvais ma famille. La semaine, je n'allais pas en cours, je passais des journées entières à ne rien faire, que de m'enfermer dans mes angoisses. A cette période, j'ai développé des comportements de kleptomanie. Je n'ai bien sûr pas eu mon année, mes parents n'ont pas cherché à comprendre ce qui s'était passé, j'avais juste échoué, et j'ai senti de la honte de leur part. Je pense que j'ai fait ma première grosse dépression durant cette année mais j'ai tenu sans rien dire. Mes études ont été ensuite chaotiques et mon estime de moi était définitivement ternie par mon expérience d'échecs successifs. Durant ces années, j'ai rencontré ma future ex-femme, qui a compris rapidement qui j'étais et qui m'a soutenu, notamment en essayant de me faire dire les choses à mon entourage. (spoiler : ça n'a pas toujours porté ses fruits).
Durant les années qui ont suivi, j'ai reproduit avec elle, le même comportement qu'avec mes parents : je ne partageais pas mes angoisses, j'essayais d'être celui qu'elle attendait (ou que je pensais qu'elle attendait), j'ai essayé à plusieurs reprises de la quitter dans des moments où je ne trouvais plus d'issue, ou le poids de mon existence était trop lourd, le masque insupportable, puis quand je me rendais compte que je n'allais pas mieux sans elle, elle acceptait que je revienne. Nous avons été ensemble pendant 23 ans, mariés 18 ans et avons eu 3 enfants. Durant cette période, j'ai fait plusieurs dépressions non diagnostiquées, somatisant mon stress par des problèmes neurologiques (suspicion de sclérose en plaque ), vivant avec mon anxiété et ma mélancolie, mes meilleures ennemies... jusqu'à un jour d'été 2023.
Nous étions en vacances, ma femme avec les enfants à la piscine, moi au logement. Un SMS : "Tu m'aimes encore ?", moi ayant l'impression que mon masque venait de se fissurer, que tout remontait en une fraction de seconde..."Je ne sais pas" Voila la réponse laconique que j'ai faite, S'en est suivie une "discussion" où je lui annonçais que je n'étais pas heureux, que je voulais qu'on arrête sans pouvoir lui en dire plus, sans pouvoir lui expliquer factuellement ce qui n'allait pas. Elle est rentrée en train dès le lendemain, je suis resté avec les enfants pour les quelques jours qui restaient. Après les vacances, elle a fait beaucoup d'efforts, pensant que j'allais retrouvé mes esprits. Je suis resté sur mes positions, j'étais persuadé qu'il fallait que quelque chose devait changer, il n'y avait plus d'autre solution et ça commençait par elle. Nous avons divorcé 1,5 an après, elle, n'ayant toujours pas de réponse à ses questions. J'ai, durant ce temps, fait 2 dépressions à 8 mois d'intervalle, cette fois-ci, prises en charge par mon médecin. J'ai également entamé une psychothérapie TCC où j'ai pu vider mon sac. La psychologue m'a conseillé d'aller faire des tests chez une neuropsychologue (QI, TSA). J'avais essayé de me renseigner afin de mettre un nom sur ce que je vivais depuis toujours, j'avais pensé au TSA. Le test effectué donnait une note de 32 et le résultat devenait significatif à partir de 32 : " vous n'avez pas de TSA, je pense que c'est juste de l'anxiété sociale". Test de QI : 128 "vous n'êtes pas HPI"... Je repars avec tout ça sous le bras, sans diagnostique, sans réponse, juste des portes qui se referment. Je préférais quand la possibilité d'avoir une explication existait encore... jusqu'au jour où mon petit frère nous annonce qu'il a consulté pour une suspicion de TDAH et qu'il se retrouve avec un diagnostique de bipolarité. Il a conseillé à mon autre frère de consulter et lui aussi... Je suis jaloux, ils ont des réponses à des questions qu'ils ne se posaient pas et moi... Ils me conseillent de consulter quand même. J'y vais en imposteur : pourquoi je prends le créneau d'une personne qui en a vraiment besoin ? Après échange avec le neuropsychiatre, il a l'air "emmerdé" (ce sont ses mots). Les périodes d'hypomanies ne sont pas très marquées, les dépressions trop espacées. L'entretien continue, j'apporte de nouveaux éléments, il me fait passer un test sur le TDAH, je le vois un peu perdu. Je lance un " au final je sors sans diagnostique!" avec un petit sourire en coin. Il me regarde en souriant et me dit : " vous en voulez un : vous êtes bipolaire, mais vous avez une particularité sur les phases dépressives qui sont des mélancolies et c'est sur cela que nous allons travailler. Et vous avez aussi certainement un TDAH d'après votre test et des traits autistiques". Trop... c'était trop, je voulais une réponse claire, j'en avais trois très nuancées...
Aujourd'hui je vis avec le même sentiment lors du non diagnostique de la sclérose en plaque : un imposteur. Je ne suis même pas persuadé d'être bipolaire, tdah ou avoir des traits autistiques et cela ajoute du flou sur le flou de ma vie...A quand les lunettes ?
Merci pour votre lecture.