Bipolaire depuis 1 an : phase dépressive trop longue, des conseils ?

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Patients Trouble bipolaire

Bipolaire depuis 1 an : phase dépressive trop longue, des conseils ?


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@mission 

De Ladylove. 

J aime bcp ta façon de nous proposer de sortir de la phase dépressive et ce par rapport aux  5 Sens.  Je projette d essayer lors de la prochaine phase Down mais le problème  c est que je n ai  goût  à  rien,  je me traîne lamentablement  et n arrive pas à sortir de mon lit.  Alors le soir en me couchant je me.programmerai une musique à mon goût. 

Merci pourceconseil, je vous tiendrai au courant. 

 A bientôt Mission.

De Ladylove.

Bipolaire depuis 1 an : phase dépressive trop longue, des conseils ?


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Bonjour à tou(te)s, 

Je suis un homme de 34 ans, bipolaire depuis 2010, stabilisé par DEPAMIDE, qui est un excellent médicament (mais interdit aux femmes souhaitant concevoir ou enceintes), et je dois dire que ma vie est redevenue normale,  agréable et tout à fait satisfaisante.  Ce médicament, pour ma part, ne présente pas d'effets secondaires, contrairement au Lithium, très contraignant au niveau des effets secondaires et très difficile à doser dans le sang.  

Pour être tout à fait honnête, et cela n'engage que moi, je pense que vouloir se passer de traitement pour cette pathologie me paraît illusoire (surtout dans mon cas, où ma bipolarité a été déclenchée par une erreur de prescription de mon ancienne psychiatre), contrairement aux formes de dépressions légères et modérées; même si je tire mon chapeau à toutes celles et ceux qui essayent de le faire... Mais au prix de combien de souffrances ? Je suis moi-même passé par cette étape (qui me semble typiquement humaine, même si je ne saurais expliquer son origine) de vouloir me soigner sans médicaments,... mais je me suis rapidement rendu compte que, avec ces épisodes dépressifs à répétitions entrecoupés de phases d'excitation, j'étais en train de passer à côté de ma vie, à côté de mes pompes quasiment en permanence.

Pour être complet, je reconnais que la prescription d'un bon médicament, bien toléré et bien intégré par la personne (ne pas sauter de prises) ne s'est pas avérée suffisante pour retrouver une pleine joie de vivre: 

Un travail personnel sur moi-même a été nécessaire, et je puis vous suggérer une méthode personnelle, que j'ai créée, et qui a donné de très bons résultats sur moi. Quelques considérations sur ce que j'appelle la signification symbolique de la phase maniaque. Elle n'engage que moi, ayant à l'esprit qu'il existe quasiment autant de bipolarités qu'ils y a de personnes qui en sont affectées.

Je pense que les phases maniaques correspondent à une libido contrariée, empêchée ou non pleinement satisfaite ou pas complètement harmonieuse; dans ce cas, le psychisme compense ce manque avec un florilège de "sentiments positifs, d'exaltation, d'un excès de positivité", pour combler ce vide/manque.

Il est difficile d'agir directement sur ce levier pour arrêter les phases maniaques, mais l'on doit essayer de voir la réalité en face, au plus profond de soi: (ET C'EST DE LOIN LA CHOSE la plus effrayante et la plus difficile que j'ai eue à faire dans ma vie) : Et je pense que ce travail personnel, au combien déstabilisant, ne peut se faire  1) sans médicament  2) ou, du moins, sans un psychiatre psychothérapeute ou un psychologue exerçant dans un centre hospitalier (beaucoup de psychologues "cliniciens" de ville ne vous apporteront rien et ne ferons que vous prendre de l'argent).

Sans être un fanatique de la psychanalyse freudienne (et encore moins de la façon dont elle est pratiquée en France), les notions de base (l’œdipe, pulsion de vie/pulsion de mort) sont universelles, anthropologiques et ne connaissent aucune exception, dans aucune culture humaine du monde.

Symboliquement, L’œdipe est le processus par lequel le garçon doit remplacer le père, pour s'individualiser et construire sa vie sexuelle, et par lequel la fille apprend à se décentrer de son père, qu'elle idéalise en tant que "partenaire sexuel".

Il arrive très souvent que, pour tout un tas de motifs (mère autoritaire, père absent psychiquement ou physiquement...) que cet Œdipe soit contrarié et donc non résolu, ce qui aboutit à énormément de névroses à l'âge adulte, et qui peuvent constituer l'un des aspects causals du noyau profond d'une pathologie psychique.

Deuxième principe, qui est universel :   LA VIE     versus  LA MORT     ou, avec ses synonymes :

LA VIE (sexe, reproduction, manger, dormir, échanger, prendre soi de soi et de sa santé)                                              LA MORT, avec bien sûr toutes ses nuances de gris: déprime, dépression, absence de plaisir, repli, manque de motivation, perte de l'élan de faire les choses, ne plus avoir envie, se sentir "coupable", se dénigrer, se dévaloriser, penser que l'on vit un échec, que l'on ne mérite pas d'être heureux, d'être en joie, de vivre et d'assumer la sexualité que l'on désire secrètement/inconsciemment/semi-consciemment, se sentir inutile, ne pas mériter d'être...etc          

Si l'on n'est pas pleinement (à 100%) dans la vie, c'est qu'on est forcément partiellement du moins, dans la M..T (symboliquement). 

Ne nous cachons pas les choses: vers quel objectif (pleinement assumé par certains, inavouable pour beaucoup) tendent nos vies ?      Vers notre pleine satisfaction sexuelle. (quel plaisir physique plus élevé que le sexe ?) Toute entrave à celle-ci créera des frustrations, pouvant aller jusqu'à la pathologie (cancers, maladies auto-immunes, pathologies de la psyché). Même si cette entrave n'est pas l'unique cause de ces pathologies, elle n'en demeure pas moins une cause essentielle à mon sens.

Tout l'objectif d'une thérapie de retour à la pleine santé est d'arriver à faire rebasculer l'aiguille vers la vie 100% (et donc vers la satisfaction sexuelle), en éliminant toutes les causes mortifères. Comment ? 

J'ai personnellement testé et validé une technique TRES EFFICACE et très facile à réaliser :                                              ATTENTION: La méthode suivante est strictement interdite aux personnes ayant des pensées suicidaires, car trop directe pour ce public.

S'installer en tailleur, soit sur son lit, un fauteuil, ou tout autre endroit confortable, se couper du bruit un maximum, et se doter d'un calepin et d'un stylo/crayon. Fermez les yeux, en posant chaque main sur un genou, et laissez vous faire, sans aucune résistance, vous êtes chez vous en sécurité:  votre esprit va immédiatement vous faire entendre les choses qui vous préoccupent et que vous refoulez dans la journée (soit parce-que vous ne pouvez pas les traiter faute de temps, par occupation professionnelle ou familiale, ou que vous ne vous sentez pas personnellement à même de les accueillir frontalement).

On peut imaginer une fuite d'eau dans une canalisation, le réseau de canalisations étant votre état psychique.                                                                                                                                                                                                                            Dès qu'un sentiment est identifiable, ou une pensée (les sentiments sont toujours générés par une pensée, mais cette pensée est souvent tellement rapide et fugace, qu'elle nous échappe, et nous nous retrouvons dans un état émotionnel qui semble, a priori, sans fondement, ce qui est faux dans beaucoup de cas).

Ouvrez les yeux, notez là sur votre calepin, réfléchissez-y ajoutez-y toutes les choses en rapport avec ce sentiment/pensée (qui peuvent aussi être positifs: dans ce cas, ils correspondent à l'une de vos aspirations/souhaits profonds, que vous n'avez pas concrétisés, mais que votre moi profond exige pour votre pleine réalisation personnelle). Une fois fini, reposez le calepin, remettez vous en tailleur, fermez les yeux, et laissez vagabonder votre psychisme. Répétez ce schéma autant de fois que nécessaire. Vous saurez que vos problèmes profonds seront résolus lorsque vous serez à même, tout en fermant les yeux, en tailleur, de vous laisser aller quelques minutes sans qu'aucune pensée parasite ne vous traverse; vous irez vraiment très bien lorsque vous vous sentirez en sécurité et avec une sensation de contentement (satisfaction et sérénité intérieure) profonde et durable.

Ces séances n'ont pas de durée minimum, ni de maximum, mais il est essentiel de se réserver au moins une plage d' 1h-1h30 après chaque séance pour se féliciter et se réconforter, de quelque(s) manière(s) que ce soit, car ces séances sont prenantes.

Il n'y a pas non plus de nombre minimum ou maximum de séance par semaine; mais vous l'aurez compris, plus vous vous investissez dans cet exercice, plus vous y verrez clair en vous-même, et cela vous donnera des pistes (très) intéressants pour résoudre vos interrogations, que vous pourrez décider de partager et d'en faire le matériau de base de vos échanges avec votre psychiatre/psychologue clinicien/groupe de parole.

Personnellement, cet exercice m'a permis de faire remonter en moins de 10 séances, tous les éléments enfouis en moi, conflits que je n'avais pas résolus, et qui étaient la cause de mon mal-être. En bonus, je l'utilise pour me recentrer sur mes aspirations profondes (qui évoluent au cours de ma vie), pour hiérarchiser très régulièrement les projets qui me tiennent à cœur et sur lesquels je m'investis. Partager mon expérience vécue en fait partie.

Ayant traversé par ailleurs 2 épisodes dépressifs dont un modéré, j'écrirai bientôt un article ma conception d'aborder cette "pathologie" (qui est en fait, pour les formes modérées, une phase transitoire vers un "moi amélioré"), et qui peut être un vrai tremplin pour une vie (bien) meilleure et, de toutes les façons, une très belle opportunité pour changer ce qui ne va plus/ne nous convient plus en nous/sur ce que nous attendons de la vie et des autres.

Dans l'attente de vos réactions et retours,

Bien Fraternellement,

Yanis537

Bipolaire depuis 1 an : phase dépressive trop longue, des conseils ?


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@Yanis537 je suis présentement assise dans mon fauteuil et j'écoutais un film sur Netflix tout en lisant les textes écrits par les membres du forum. Je suis tombée sur ton texte et j'ai mis ma télé sur pause pour mieux me concentrer. Je suis tout à fait en accord avec chacun de tes mots. Je suis stabilisée depuis juillet dernier et le médicament m'a rendu un peu zombie et en même temps très irritable. Je crois que cet état est causé par des pensées refoulées qui m'entraînent vers le bas. J'ai des "fuites" que je dois colmater et le médicament me permettra d'être assez stable pour le faire. Je considère ton texte comme étant un beau cadeau de Noël en avance! Merci!

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