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Patients Trouble bipolaire

5 réponses

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Sujet de la discussion

Membre Carenity
Posté le

à vos plumes pour témoigner de vos mauvaises expériences, et mauvaises rencontres dans la sphère médicale..

Début de la discussion - 26/12/2013

Psychiatrie et maltraitance soignante...
Membre Carenity
Posté le
Bon conseiller

Moi, je trouve que l'on est trimbalé de traitement en traitement. Mon psy tâtonne depuis deux ans et demi. Il n'a pas l'air convaincu lui même de ce qu'il me prescrit et j'ai subi un licenciement à cause de la pathologie. Aujourd'hui, je suis en recherche d'emploi et c'est très dur à vivre.

Psychiatrie et maltraitance soignante...
Membre Carenity
Posté le

je rejoins complètement Steph1969, je rajoute une expérience perso : avec le xéroquel.

suite à un début d'insomnie, le xéroquel 50 (plus petit dosage) devait me servir de somnifère tout en calmant mon angoisse pour, par la suite ,essayer de diminuer le lexomil.

c'est le point de départ.

tout de suite je l'ai très mal supporté : 12 h minimum de sommeil (assommée) plus 3 h à émerger le matin : dans le pâté total. (+ agressivité, essentiellement). Si vous faites le calcul la journée en est fortement réduite.

entre-temps ce même psychiatre veut tjs "donner sa chance à ce médicament" m'avait-il dit texto.

A l'époque très docile mais c'est FINI ça, la toute puissance des psychiatres prenant nos ressentis et effets secondaires par dessus la jambe, non, un échange à égalité il m'écoute sinon je me barre direct c'est IMPÉRATIF désormais,

donc docile j'accepte de continuer. Car c'est lui le bac plus 10 c'est lui le grand manitou et je me la ferme.

Je passe à 100 (à sa demande): c'est pire bien évidemment : nausées, évanouissements en plus de la léthargie démesurée... Donc

re-50.

 j'ai pris plus de 6 kg en deux mois et demi, ma personnalité était littéralement transformée (même au plus petit dosage):

-de super stressée, je suis passée à je m'en foutiste absolue inconséquente, certes détendue mais une vraie plante morte atone : plus envie de parler,(quasi-mutique)

j'avais des amis mais les voyais plus, je ne sortais plus et passais ma "vie" sur un jeu facebook ou dvt la télé (plus c'est débile mieux c'est, "moi pas vouloir réfléchir à ce moment là"). Mes sorties se résumer à : bouffe tabac point final.

j'faisais plus aucune vaisselle, me lavais de moins en moins je n'en avais rien à faire de rien, je n'avais même pas le courage de payer mon loyer car il fallait chercher juste 5 min ds un coin de bureau mon chéquier et bien, c'était déjà trop me demander, je me rendais compte que je devenais une vraie merde (désolée mais c'était ça) mais je m'en foutais, j'expliquais à ma meilleure amie qu'il fallait qu'elle arrête de me voir, parce que j'n'avais plus rien à apporter, vu que j'avais plus d'avis sur rien et que je me foutais de tout (j'adorais lire, le ciné, j'aimais les gens et là baam plus rien à fiche à 100%). Et ça ne me dérangeait pas de ressentir ça (heureusement qu'il y avait un reste de ptite lumière intérieure qui me disait attention danger ça dérape)

j'raconte tout ça à mon psychiatre qui me demande de..... continuer (!!!!)(ah je ne cherchais pas de travail, n'avais aucun projet d'avenir et m'en fichais mais royalement!) : je me suis dit, au vu de ce que je lui raconte, ce type est complètement fou et j'ai arrêté brutalement ce médoc.

et je n'ai plus jamais foutu les pieds chez lui! (plus aucune confiance)

(suite à ce médoc je connus ma première phase d'hypomanie)

voilà un exemple de suivi psychiatrique, qui a radicalement changé mon rapport avec les psychiatres, et ce que j'exige désormais d'eux

(par la suite des confrères m'ont effectivement dit : "oh oui ce médicament n'était pas fait pour vous c'est certain". Certain pour eux, mais pas pour lui.)

Ce que je vivais lui passait par dessus la jambe j'ai qd même failli être sdf (j'payais plus mon loyer au moment de la fin de mon bail.....) et valait mieux pas en plus que mon proprio voit l'appart ds l'état où il était sinon....

Donc n'hésitez pas à changer de psy si vous rencontrez ce cas de figure.

Pour l'hp, j'aurais aussi à en dire, mais ni le courage et je suis bien trop présente sur les forums. J'arrête la tartine ici. 

bonne journée à vous.

Psychiatrie et maltraitance soignante...
Membre Carenity
Posté le

Bonsoir Iseult

Il y a quand même une chose chez toi, c'est l'humour.. c'est très important.. en tous les cas la narration des désagréments moléculaires, m'a fait rire, même si le fond n'est pas drôle du tout.. j'en aurais bien quelques drôleries à raconter de la psychiatre que je voyais il y a 10 ans.. elle était jeune ( 33-34 ans à tout casser ) et jolie comme la magazine, et souvent dans l'après coup je me suis dit que j'étais restée avec elle à cause de ça, pour mater quoi, et comme elle était gentille, et que j'étais très fragilisée par le deuil à l'époque, la pilule de la docilité passait mieux si je puis dire.. mais en matière de compétences médicales et prescriptives, avec le recul je vois que cela frôle l'ineptie voire pire la destruction en toute innocence.. ça fait peur.. en plus elle était complètement névrosée et anxieuse elle-même.. pendant une consultation une fois elle se grattait les peaux des doigts près des ongles, et moi je fixais ce toc, je fixais.. je la regardais ahurie et j'avais fini par lui dire agacée : non mais arrêtez de vous gratter les peaux des doigts !! vous vous abîmez les mains !! je l'ai vue pendant un peu plus de 2 ans et demi, une fois par semaine alors j'en ai à raconter des anecdotes truculentes où on peut se demander qui est le malade, qui est le médecin..

Psychiatrie et maltraitance soignante...
Membre Carenity
Posté le

coucou Chantre... euh... tu crois pas si bien dire... :-D

la suite en mp j'préfère ...

Psychiatrie et maltraitance soignante...
Membre Carenity
Posté le

(assez rigolo ton expérience à toi, j'espère que tu t'es bien rincée les mirettes ;) c'est tjs ça d'pris)