Les symptômes de l’acromégalie

L’acromégalie est caractérisée par de nombreux symptômes dus à la production excessive d’hormones de croissance, et parfois directement dus à l’adénome hypophysaire. Ces symptômes varient selon le niveau d’hormones, la taille de la tumeur, le délai du diagnostic et selon que la maladie touche un adulte ou un enfant.

Symptômes chez l’adulte

On observe chez l’adulte des changements physiques : le symptôme le plus commun de l’acromégalie dû à l’excès de GH est l’élargissement des mains et des pieds.
Le patient constate par exemple des difficultés à mettre ou retirer une bague du doigt et/ou un changement de pointure de chaussures.
Au niveau du visage, on observe une modification de la forme, avec un menton ou un front protubérant, un élargissement du nez, des lèvres épaissies et des espaces importants au niveau des dents. La voix également est modifiée en raison de l’agrandissement des cordes vocales et des sinus.
Ces changements physiques apparaissent très lentement et sont souvent notables en comparant l’apparence sur des photos par exemple.

Les manifestations articulaires sont également fréquentes et sévères : l’arthralgie (douleurs articulaires) est le plus fréquemment ressentie. On observe également des douleurs dorsales dues à la scoliose ou une déformation du sternum. Ces douleurs touchent les deux tiers des malades et peuvent avoir un impact important sur le quotidien de ces derniers (difficultés de plus en plus marquées pour écrire ou pour s’habiller par exemple).

Les patients atteints d’acromégalie développent également un certain nombre de problèmes respiratoires, conséquence des changements affectant les os crâniens, les cartilages, la cage thoracique… Le plus fréquent de ces problèmes respiratoires est  l’apnée du sommeil.

Enfin, d’autres symptômes peuvent être observés, comme des problèmes visuels ou auditifs, une peau très fine, grasse et ridée…

Par ailleurs, la croissance de l’adénome hypophysaire peut compresser certaines zones du cerveau et entrainer des symptômes neurologiques :
-    Maux de tête persistants et perte de vision (respectivement 65% et 20% des cas)
-    Hypopituitarisme par compression de l’hypophyse par la tumeur chez 40% des patients
-    Hypothyroïdie
-    Dysfonctions sexuelles (aménorrhée, baisse du désir, troubles de l’érection)

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