Traitements du Psoriasis

Le principal objectif du traitement du psoriasis est d’espacer les poussées et de réduire leur intensité.

Différents traitements sont proposés pour le psoriasis, parfois une combinaison d'entre eux est utile pour améliorer l'éfficacité du traitement.



- Hydratation
L’hydratation de la peau est essentielle dans le psoriasis. Il faut l’hydrater convenablement à l’aide de baumes, crèmes ou laits. L’absence de sécheresse prévient l’apparition de plaques et diminue les démangeaisons des plaques déjà existantes.

- Traitement local
Ces crèmes peuvent contenir des corticoïdes locaux (dermocorticoïdes) ou des dérivés de la vitamine D : ils renforcent l’action au-delà de l’hydratation. On évite cependant d’utiliser les corticoïdes sur une longue période et sur une grande surface corporelle, car ils sont néfastes à long terme. Notamment, il y a un risque de rebond du psoriasis en cas d’arrêt brutal du dermocorticoïde qui doit être diminué progressivement avant interruption.

- Photothérapie
La photothérapie n’est en général pas utilisée seule. On y a recourt quand le traitement n’est pas assez efficace, en association avec un traitement local.
La photothérapie UVB est utilisée pour le psoriasis peu sévère.
La PUVAthérapie concerne les psoriasis résistants au traitement et les psoriasis étendus. Le patient suit alors le plus souvent 4 séances par semaine. Il s’agit d’une méthode très efficace car dans 90% des cas, une amélioration est observée au bout de 6 semaines de photothérapie.

En fonction du patient et de la dose d’UV reçue, le risque de cancer peut être augmenté. C’est pourquoi on utilise la dose minimale efficace afin que le psoriasis du patient soit réduit sans qu’il ne risque un cancer.

- Traitement systémique
Quand le psoriasis est très étendu et grave, on peut recourir à des traitements systémiques (qui agissent sur l’ensemble de l’organisme). Ils se prennent par voie orale ou par injection. Ce sont pour la plupart des immunosupresseurs ou des immunomodulateurs, c'est-à-dire qu’ils agissent en diminuant le nombre ou l’activité des globules blancs hyperactivées dans le psoriasis. Ils peuvent être ciblées vers une molécule de l’inflammation comme les biothérapies récemment découvertes. L’acitretine agit en diminuant le renouvellement de la peau qui est accéléré dans cette maladie.

On peut citer d’autres thérapies comme le méthotrexate, la ciclosporine ou encore les biothérapies comme l’étanercept, l’infliximab, l’adalimumab ou l’ustekinumab. Ces traitements peuvent entraîner des effets indésirables plus importants que les traitements locaux, c’est pourquoi leur prescription est réfléchie et le suivi du patient est essentiel.

Il existe également quelques solutions naturelles efficaces dans la lutte contre le psoriasis, telle les cures à la Mer Morte, ou encore des soins topiques spécifiques à base d’huile de Carapa procera notamment.

Surveillance du psoriasis en plus du traitement

Au-delà de la surveillance de survenue d’effets indésirables dus au traitement, il est nécessaire de suivre l’évolution du psoriasis.

Pour évaluer la gravité du psoriasis, le médecin peut être amené à mesurer des index : le PASI et le DLQI.

- le PASI (Psoriasis Area and Severity Index) prend en compte à la fois la surface de la peau, sa rougeur, son épaisseur et enfin l’intensité de la desquamation. Le score est compris entre 0 et 72.

Le pourcentage de surface de la peau atteinte est également utilisé pour évaluer la sévérité. On considère que quand plus de 10% de la peau est touché, le psoriasis est sévère. Pour avoir un ordre d’idée, la surface de la main équivaut à 1% de la surface.

- le DLQI (Dermatology Life Quality Index) évalue l’impact du psoriasis sur la qualité de vie du patient. Pour une même sévérité, la maladie peut en effet affecter très diversement le patient. Ce dernier répond à 10 questions, et son score s’échelonne de 0 à 30.

On considère en général qu’un PASI ou un DLQI supérieur à 10 est signe de sévérité du psoriasis.