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Patients BPCO
Pour ma maman svp
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phildu
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phildu
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Dernière activité le 14/04/2026 à 07:20
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Bonjour !
Voici quelques points pour vous aider à y voir plus clair et, je l'espère, vous donner des pistes pour la suite :
1. Ne vous arrêtez pas à ce constat de "fatalité". Les propos du médecin et de l'infirmière correspondent à ce qu'on nomme un "pronostic de plateau", mais ils sont exprimés de manière abrupte et hâtive. Un corps qui pèse 42 kg pour 1m60 est en état de dénutrition sévère. La dénutrition affaiblit les muscles respiratoires (le diaphragme), ce qui explique ce balancement thoraco-abdominal : elle doit forcer avec son ventre car ses muscles intercostaux n'ont plus d'énergie. L'espoir réside dans la nutrition : Tant que la dénutrition n'est pas corrigée, il est impossible de dire que son état ne s'améliorera "jamais". Les muscles ont besoin de carburant pour respirer.
2. Demandez un transfert en Soins de Suite et de Réadaptation (SSR) Le retour à domicile tel qu'envisagé par l'hôpital de campagne semble prématuré et dangereux si votre père est seul pour gérer. L'action à mener : Demandez à rencontrer l'assistante sociale de l'hôpital ou le cadre de santé du service. Il faut exiger une place en SSR spécialisé en pneumologie ou en nutrition. Dans ces centres, elle sera réadaptée doucement à l'effort, avec une surveillance nutritionnelle stricte et de la kinésithérapie respiratoire, ce qui est impossible à faire correctement dans un petit hôpital généraliste ou seule chez elle.
3. Sollicitez un second avis pneumologique Si vous en avez la possibilité, essayez de contacter un pneumologue dans un centre hospitalier plus important (CHU ou clinique spécialisée). La BPCO, après une grippe A, demande parfois des ajustements de traitement que les hôpitaux de proximité ne maîtrisent pas toujours (VNI - Ventilation Non Invasive, par exemple, pour reposer ses muscles la nuit).
4. Soutenir son moral (et le vôtre) Le choc psychologique causé par les paroles du personnel soignant est réel. Dites-lui la vérité : Dites-lui que le médecin a été maladroit, que son corps est actuellement comme une voiture sans essence, et que chaque bouchée qu'elle prend est un pas vers la force de ses poumons.
Compléments alimentaires : Si elle a du mal à manger, demandez aux infirmières si les compléments peuvent être variés (crèmes, boissons lactées, jus) ou s'ils peuvent être pris en petites quantités tout au long de la journée plutôt que d'un coup.
5. Vos droits
Vous n'êtes pas obligés d'accepter une sortie d'hôpital si le domicile n'est pas sécurisé ou si l'état clinique ne le permet pas. Si le dialogue est rompu avec le médecin, vous pouvez demander à voir le médiateur de l'établissement. Vous n'êtes pas seuls. Votre maman se bat, et votre rôle de "bouclier" face à ce système parfois trop froid est épuisant, mais essentiel. N'hésitez pas à solliciter des associations de patients (comme la Fédération Française de Pneumologie) qui ont souvent des lignes d'écoute pour les familles.
Tenez bon, pour elle et pour vous.
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Phildu
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-Amraz-
@Santina570 Bonjour,
Il faut savoir qu’on peut avoir de l’emphysème sans être BPCO, être BPCO sans avoir d’emphysème ou être BPCO et avoir de l’emphysème.
Pour être déclaré BPCO, il faut avoir un coefficient de Tiffeneau (VEMS/CVF) inferieur a 70. Tout cela, est calculé lors du rendez vous chez le pneumologue et durant la spirométrie (test du souffle).
En fonction du résultat et si vous êtes diagnostiqué BPCO, il existe 4 stades qui sont définis par la quantité d’air que vous êtes capable d’expulser en une seconde (VEMS). Les symptômes de la BPCO sont principalement l’essoufflement a cause de l’obstruction des bronches.
L’emphysème, c’est la destruction des alvéoles pulmonaire et donc une dégradation de l’oxygénation du sang (c’est déterminé par le scanner: % de poumons détruit). Il n’y a pas de symptômes particuliers et c’est souvent découvert par hasard (Scan pour infection pulmonaire ou autre).
L’origine de l’emphysème et de la BPCO est commune, c’est l’inflammation permanente des bronches du a la destruction des cils des voies respiratoire qui ne permettent plus d’évacuer mucus et bactéries.
La première chose a faire est de supprimer les facteurs irritants (tabac, produits chimique) pour limiter l’inflammation.
Deuxièmement, prendre son traitement (s’il y en a un)
Troisièmement, la vaccination contre les pneumocoques et grippes pour éviter les complications car les poumons étant fragilisés, les infections sont plus nombreuses et plus graves.
Quatrièmement, pratiquer une activité sportive.
Après cela, ce qui fera la différence dans l’évolution de la maladie, c’est la génétique et le système immunitaire de chacun qui lui permettra de réduire les infections et donc l’inflammation des bronches.
Lors de votre rendez-vous chez le pneumologue, pensez a vous faire une liste de questions car ils sont généralement expéditifs.
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-Amraz-
@Santina570 Bonjour,
Il faut savoir qu’on peut avoir de l’emphysème sans être BPCO, être BPCO sans avoir d’emphysème ou être BPCO et avoir de l’emphysème.
Pour être déclaré BPCO, il faut avoir un coefficient de Tiffeneau (VEMS/CVF) inferieur a 70. Tout cela, est calculé lors du rendez vous chez le pneumologue et durant la spirométrie (test du souffle).
En fonction du résultat et si vous êtes diagnostiqué BPCO, il existe 4 stades qui sont définis par la quantité d’air que vous êtes capable d’expulser en une seconde (VEMS). Les symptômes de la BPCO sont principalement l’essoufflement a cause de l’obstruction des bronches.
L’emphysème, c’est la destruction des alvéoles pulmonaire et donc une dégradation de l’oxygénation du sang (c’est déterminé par le scanner: % de poumons détruit). Il n’y a pas de symptômes particuliers et c’est souvent découvert par hasard (Scan pour infection pulmonaire ou autre).
L’origine de l’emphysème et de la BPCO est commune, c’est l’inflammation permanente des bronches du a la destruction des cils des voies respiratoire qui ne permettent plus d’évacuer mucus et bactéries.
La première chose a faire est de supprimer les facteurs irritants (tabac, produits chimique) pour limiter l’inflammation.
Deuxièmement, prendre son traitement (s’il y en a un)
Troisièmement, la vaccination contre les pneumocoques et grippes pour éviter les complications car les poumons étant fragilisés, les infections sont plus nombreuses et plus graves.
Quatrièmement, pratiquer une activité sportive.
Après cela, ce qui fera la différence dans l’évolution de la maladie, c’est la génétique et le système immunitaire de chacun qui lui permettra de réduire les infections et donc l’inflammation des bronches.
Lors de votre rendez-vous chez le pneumologue, pensez a vous faire une liste de questions car ils sont généralement expéditifs.
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Maki35
Maki35
Dernière activité le 14/04/2026 à 06:49
Inscrit en 2026
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1 commentaire posté | 1 dans le forum BPCO
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Bonjour,
Je recherche désespérément des informations....
Ma maman a déclenché un bpco il y a un peu plus de 20 ans de ça, mais tout allait bien, elle prenait un peu de ventoline de temps en temps mais elle vivait tout à fait normalement.
Ma maman a 75 ans
Il y a un mois elle a eu la grippe A, elle a fait une complication (malgré la vaccination..) elle a désaturé a dû passer par les urgences puis a été hospitalisé.
Et il a été constaté qu'elle avait énormément perdu de poids, elle ne pèse plus que 42 kg pour 1 M 60.
Il l'avait gardé 5 jours puis ensuite lui ont dit de rentrer chez elle.
Elle est rentrée, mon père a essayé de s'occuper d'elle comme il pouvait. Incapable de se lever, multiple pause ne serait-ce que pour aller aux toilettes.... Et lui a préparé des petits plats, pas forcément bon parce que c'est pas un grand cuistot 😅 mais il a fait de son mieux...
Et puis la semaine dernière, elle avait repris un petit peu de poids... Et ça a recommencé...
Elle est arrivée avec 80 de sat aux urgences..
Le peu de poids qu'elle avait repris, elle l'a perdu.
Elle est actuellement hospitalisée dans un petit hôpital de campagne, le même que la première fois.
Il lui ont enlevé l'oxygène aujourd'hui, car somme toute elle a une sat correcte, entre 94 et 96, ce qui est très bien.
Mais elle a un balancement thoraco abdominal constant depuis le début de son hospitalisation .Elle a plus de muscles, plus de graisse plus rien. Même manger lui demande des efforts terribles, mais elle se force, elle se bat pour aller mieux.
Malgré tout, son état est bien pire que la première fois.
Elle est sous complément alimentaire, et corticoide.
Ce matin le médecin est passé, et lui a dit je cite " il faut vous habituer à vivre comme ça, vous respirerez toujours comme ça.. la semaine prochaine vous rentrez chez vous car ça ne s'améliorera jamais.." et là l'infirmière a rajouté " ben oui madame, vous avez pris 10 ans en un seul coup, il faut en prendre conscience"..
C'était horrible...
La motivation qu'elle avait, de peu de force qu'elle met en place pour essayer de manger et de récupérer, tout ça a perdu...
Et nous sa famille on sait pas quoi faire.
Et je sais pas non plus que vous pouvez faire pour moi, pour nous aider, peut-être nous guider,nous conseiller. Mais qu'est-ce qu'on se sent seul...
Merci de m'avoir lue