Vivre avec un diabète de type 2

Le diabète est une maladie chronique dont on ne guérit pas. Difficile à vivre, le diabète peut être vécu comme stressant, et causer une certaine anxiété au quotidien. La prise de ses médicaments et un auto-contrôle régulier sont nécessaires pour bien surveiller sa glycémie.

Les diabétiques nécessitent plus encore d’observer ces mesures hygiéno-diététiques de bon sens, de prendre régulièrement leur traitement (l’observance du traitement est essentielle) et d’être bien suivi par leur médecin. La normalisation de tous les paramètres de surveillance est primordiale pour éviter les complications.



Les indicateurs que le patient peut suivre lui-même à une fréquence qui dépend de son traitement et de son diabète sont :
- le poids ;
- la pression artérielle à l’aide d’un appareil d’auto mesure ;
- la glycémie capillaire à l’aide d’un lecteur de glycémie pour les patients qui suivent un traitement pouvant - induire une hypoglycémie.

Tous les 3 mois : dosage de l’HbA1c.

Tous les ans :
- un bilan lipidique (cholestérol total et sa fraction HDL ainsi que les triglycérides permettant de calculer la faction LDL du cholestérol qui constitue l’élément très néfaste pour les artères) ;
- un examen des yeux (fond d’œil) ;
- un examen des pieds ;
- un électrocardiogramme ;
- une évaluation de la fonction rénale (dosage de la créatinine et de la micro albuminurie).

Une auto-surveillance glycémique réalisée par le patient lui-même est nécessaire au cours du diabète de type 2 en cas de traitement par des médicaments pouvant induire des hypoglycémies comme les sulfamides et indispensable en cas d’injections d’insuline. La fréquence des contrôles doit être discutée avec le médecin.

Comme le diabète est une maladie évolutive, le patient doit être régulièrement suivi de façon à contrôler en permanence sa glycémie par une adaptation et un renforcement du traitement si cela s’avère nécessaire.

Conseils pratiques au quotidien pour le diabétique

Certains médicaments peuvent induire des hypoglycémies qui peuvent entraîner des malaises, des chutes et des modifications du comportement ; c’est la raison pour laquelle certaines activités et certaines professions ne sont pas accessibles : pilote d’avion, pompier, parachutistes et toutes les professions à risque où la perte du contrôle de soi pourrait provoquer des risques importants pour le malade ou son entourage. En dehors de ces réserves, les diabétiques de type 2 doivent vivre aussi normalement que possible. Le soutien du conjoint ou d’un proche est important pour encourager le sujet à suivre sa diététique et son traitement ainsi que pour la prise en charge des hypoglycémies.

La meilleure prévention pour ne pas devenir diabétique, tout particulièrement chez les sujets présentant des antécédents familiaux, réside dans le maintien d’un poids normal grâce à une alimentation équilibrée mais pauvre en graisses et à une activité physique régulière.