Cancer colorectal et alimentation

Une alimentation riche en fibre et appauvrie en graisses prévient le cancer colorectal
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Une alimentation riche en fibres prévient du cancer du côlon

Manger majoritairement des aliments d’origine végétale riches en fibres, comme les céréales completes, la farine complète, les fruits et les légumes, prévient du cancer colorectal.

En effet, on observe que l’incidence du cancer du côlon est faible au sein des populations qui ont une alimentation riche en fibres. Une étude européenne (EPIC) a constaté une réduction de 25% des cas de cancer du côlon chez les sujets recevant au moins 34 grammes de fibres par jour, en comparaison à d’autres, qui en consomment moins de 13 grammes par jour.

On suppose que les fibres ont un effet positif dans la prévention du cancer colorectal, en diluant les substances cancérigènes dans le côlon, et en en réduisant la formation grâce à l’altération de la flore bactérienne intestinale, ou encore en accélérant le transit (donc en réduisant le temps de contact avec la muqueuse). Les fibres alimentaires auraient en particulier la capacité de lier et de mélanger les graisses et les acides biliaires ou d’inhiber leur activité grâce à une action de dilution.

De plus, les fruits et légumes sont riches en micronutriments et composants bioactifs (vitamines, antioxydants,…) capables d’inhiber ou de ralentir le développement des tumeurs à travers leurs actions antioxydantes, de neutralisation des substances cancérigènes et d’inhibition de la capacité des cellules transformées à proliférer.

Une consommation excessive de graisses augmente le risque de cancer colorectal. Le régime pauvre en graisse peut avoir une action directe en augmentant le « turn over » des cellules épithéliales.

Plus récemment, on a pu observer que certains facteurs nutritionnels peuvent influencer l’apparition du cancer du côlon.

- Le calcium (les produits laitiers -500ml de lait/jour, ou sous la forme de compléments alimentaires – 1,2 grammes/jour) semble être en mesure de prévenir la récidive de polypes du côlon (-19%) et l’apparition du cancer colorectal (-11%).
- L’apparition du cancer colorectal semble être associée à la consommation de viande rouge, ou de viande conservée. Les mécanismes impliqués ne sont pas encore bien compris : les procédés de conservation (les conservateurs) ou la formation d’amines hétérocycliques durant le processus de cuisson excessive. Le taux le plus bas de risque de cancer colorectal a été constaté chez des sujets qui consomment moins de 45 grammes de viande par jour.
- La consommation excessive d’alcool semble aussi favoriser l’apparition du cancer colorectal. Une récente méta-analyse met en évidence la façon dont le risque augmente au-dessus de 30 grammes d’alcool par jour (plus ou moins 350 ml à 10% d’alcool). Les autorités Européenne conseillent donc d’insérer dans les recommandations pour la prévention du cancer du côlon, une invitation à une consommation modérée d’alcool.

Un meilleure alimentation contribue à prévenir le cancer colorectal

De nombreuses études scientifiques ont prouvé que l’alimentation pouvait avoir une incidence sur le risque de cancer colorectal. Il a ainsi été prouvé qu’un régime alimentaire adapté et une activité physique minimale jouent un rôle dans la prévention du cancer du côlon.

Un apport calorique excessif et l’obésité ont été mis en relation avec une augmentation de la mortalité pour certaines néoplasies, parmi lesquelles le cancer du sein, de l’utérus, de la prostate, mais aussi le cancer du côlon. La prévalence du cancer colorectal augmente alors en fonction du degré de l’obésité : elle est 2.5 fois plus élevée chez les sujets obèses par rapport à ceux qui ont un poids normal.

Cette prévalence chez les personnes obèses semble être due à l’action que le surpoids a sur la production d’insuline ainsi que sur les processus inflammatoires. Les pics d’insuline qui suivent un repas copieux, peuvent fonctionner comme facteurs de croissance des cellules cancéreuses, tandis que l’inflammation représente un environnement idéal pour la transformation et la prolifération de celles-ci.

Dans cette optique, l’activité physique (au moins 30 minutes par jour) semble avoir un rôle très important. Des études scientifiques ont en effet relevé que l’association de l’activité physique et d’une alimentation adéquate, diminue le risque de cancer colorectal.