Anorexie : tout savoir

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Anorexie : tout savoir

Qu’est-ce que l’anorexie ? Définition

L’anorexie fait partie de la grande famille des troubles du comportement alimentaire (TCA). Il existe différentes formes d’anorexie, qui se manifestent de manières diverses.

  • Anorexie mentale : Elle correspond au fait de ne plus ou très peu s’alimenter et de se laisser mourir de faim pour ne pas prendre de poids. 
  • Anorexie-boulimie : Cette forme est composée de phases d’anorexie en alternance avec des phases de crises boulimiques (de frénésie alimentaire). La phase d’anorexie permettant de compenser la phase de boulimie.
  • Anorexie du nourrisson et infantile : C’est un phénomène assez difficile à appréhender et qui peut mener à des problèmes dans le développement de l’enfant. L’enfant refuse de s’alimenter ou s’alimente seulement en très petites quantités. Ceci peut apparaître dès le début de la vie ou à tout moment de l’enfance mais principalement au moment de la diversification alimentaire (entre 4 et 6 mois).

L’anorexie est définie par l’indice de masse corporelle (IMC) en fonction de l’âge de la personne : IMC < 14 kg/m² au-delà de 17 ans, ou IMC < 13,2 kg/m² à 15 et 16 ans, ou IMC < 12,7 kg/m² à 13 et 14 ans.

Cette maladie commence la majorité du temps entre 14 et 17 ans. Les femmes sont plus touchées par l’anorexie comparé aux hommes (prévalence de 1,4 chez les femmes et de 0,2 chez les hommes).

Symptômes de l’anorexie

Le principal symptôme visible de l’anorexie, et celui qui alerte les proches, est la perte de poids soudaine et brutale la majorité du temps. Pour les enfants, une perte de 2kg/semaine avec refus de s’alimenter doit faire penser à l’anorexie. En ce qui concerne les adultes, une perte d’environ 20% du poids initial sur quelques mois est un signe d’anorexie.

Une masse corporelle trop faible va entraîner de nombreux problèmes dans la vie quotidienne de l’individu. Il peut s’agir de fatigue, d’irritabilité, de sensation de malaise, d’hypothermie. D’un point de vue psychologique, un repliement sur soi-même, un manque d’envie ou une obsession sur le poids vont également être des facteurs à surveiller.

Au niveau du corps, il y aura des répercussions sur les différents muscles du corps, sur les articulations, au niveau hormonal et sanguin mais également au niveau cérébral. Chez les jeunes filles et femmes, une absence de règles (aménorrhée) peut se manifester. Chez les hommes, des problèmes d’érection et de libido peuvent se déclarer.

Les problèmes de boulimie vont avoir un retentissement buccal et notamment au niveau des dents (émail fragilisé, déchaussement…). Des problèmes gastriques comme des remontées acides, des lésions digestives, des carences peuvent apparaître.

Cette fiche va s’intéresser principalement au phénomène d’anorexie mentale.

Causes et facteurs de risque de l’anorexie

L’anorexie est une pathologie très complexe à comprendre avec des causes qui diffèrent entre les individus. 

Il y a tout d’abord une atteinte psychologique qui peut influer sur cette pathologie. L’image de soi est quelque chose de très important dans cette maladie, surtout lorsqu’elle est associée à une mauvaise estime de soi. L’individu va percevoir son corps de manière déformée et ne parviendra pas à mettre des limites à la perte de poids dans le cas de l’anorexie.

D’un point de vue social, l’entourage scolaire, professionnel ou familial va jouer un rôle dans cette pathologie. La perte de poids peut représenter une manière de mieux être accepté dans un groupe ou dans une société, et peut devenir obsessionnelle. Les réseaux sociaux peuvent également impacter la vie de certaines personnes et notamment les adolescents en donnant une vision parfois déformée de la réalité. Des changements brutaux dans l’environnement d’une personne peuvent créer des traumatismes qui peuvent s’exprimer par une perte de poids trop importante et mener à de l’anorexie. 

Les facteurs de risques sont donc nombreux et peuvent être multiples. Ils sont propres à chaque individu et vont devoir être pris en charge de manière personnalisée.

La recherche continue à s'intéresser à la personnalité des individus, aux variations génétiques ou encore à des anomalies biologiques qui pourraient être des causes de cette maladie.

Le diagnostic de l’anorexie 

Le diagnostic est un moment clé dans la prise en charge des personnes anorexiques. Il doit être posé aussi rapidement que possible pour limiter les répercussions sur le corps et lorsqu’il s’agit d’une anorexie aiguë pour éviter qu’elle ne devienne chronique.

L'anorexie mentale peut survenir chez l'enfant avant la puberté, les signes évocateurs sont plus difficiles à reconnaître :

  • La croissance de l'enfant est plus faible et perturbée
  • Le poids de l'enfant diminue
  • Nausées ou douleurs abdominales fréquentes
  • Retard de la puberté : chez les filles, absence de développement des seins et d’apparition des règles. Chez les garçons, absence de développement des organes génitaux.

Diagnostic d'anorexie chez l’adolescent(e) en présence des signes suivants :

  • Perte de poids plus ou moins rapide, absence de fatigue et hyperactivité intellectuelle.
  • Restriction alimentaire quantitative (faible quantité) et qualitative (pas d’aliments gras et sucrés)
  • Mise en place de stratégies permettant de contrôler le poids : hyperactivité physique, prise de médicaments (laxatifs, de coupe-faim…), vomissements provoqués, consommation d'eau en grande quantité...
  • Déformation de l'image du corps
  • Chez la jeune fille, absence de règles pendant au moins trois cycles consécutifs ou cycles irréguliers plus de 2 ans après l’apparition des premières règles.

Diagnostic d'anorexie chez l’adulte possible devant les symptômes suivants :

  • Perte de poids supérieure à 15% du poids total ; IMC inférieur à 18,5 kg/m2 et refus de prendre du poids.
  • Chez les femmes : absence de règles. Chez les hommes : baisse de la libido et des troubles de l’érection. Ces perturbations peuvent aller jusqu’à l’infertilité.
  • Hyperactivité physique et intellectuelle.

Il existe des tests comme le test EAT-26 qui permet de détecter les troubles du comportement alimentaire.

Les traitements de l’anorexie 

Il n’existe pas de traitement à proprement parler pour l’anorexie mais il s’agit d’une prise en charge multidisciplinaire centrée sur le patient. En effet, l’accompagnement est indispensable pour que la personne puisse changer ses habitudes de vie de manière durable et éviter toute rechute. 

L’accompagnement a pour but de permettre un retour à un poids normal pour l’individu mais également d’agir sur la qualité de vie en accompagnant le patient pour une réinsertion dans la société et son environnement de manière optimale.

Un suivi psychologique est souvent nécessaire pour que la personne comprenne les évènements qui ont conduit à l’anorexie. Ce processus est particulièrement important dans l’anorexie mentale pour permettre une reprise de poids de manière progressive et débloquer la vision que le patient a de la nourriture. 

Dans l’anorexie boulimie, un réel accompagnement pour arrêter les troubles alimentaires sur le long terme va être nécessaire. 

L’entourage va également avoir une grande part à jouer, en fonction des patients, pour l’accompagner et l’encourager. 

L’hospitalisation était très pratiquée pour les personnes souffrant d’anorexie il y a quelques années. De nos jours, la prise en charge dans l’environnement de l’individu est privilégiée avec une prise en charge en ambulatoire (hôpital de jour). 

Des traitements par stimulation cérébrale sont en cours d’étude mais ne constituent pas à l’heure actuelle une réelle thérapie.

Vivre avec la maladie

Environ 50 % des personnes anorexiques prises en charge guérissent. Des problèmes surviennent dès la phase d’anorexie aiguë et de nombreuses répercussions se déclarent lorsque la personne souffre d’anorexie chronique (> 5 ans). 

Le parcours de soin peut être long et varie en fonction de chacun : le patient doit être acteur de la prise en charge. Chaque personne progresse à son rythme avec des objectifs qui lui conviennent et qui répondent à ses problématiques.

De plus, il est important d’éviter les rechutes, le combat contre l’anorexie est souvent un combat qui dure toute la vie. L’alimentation doit être suivie mais le côté psychologique n’est pas à négliger. 

Des dispositifs existent comme les groupes de parole qui peuvent permettre à l’individu de reprendre confiance en soi et de se sociabiliser. Un accompagnement numérique est également possible par le biais d’applications ou de forum par exemple qui vont permettre au patient de suivre son parcours de manière très régulière. Vous pouvez par exemple échanger sur le forum anorexie de Carenity.

Des associations de patients existent également pour permettre à chacun de pouvoir exprimer ses interrogations, ses craintes et d’obtenir des réponses à toutes ses interrogations.

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Auteur : Clémence Arnaud, Assistante Marketing Digital

Clémence ARNAUD est actuellement stagiaire au sein de l'équipe marketing digital. Son rôle consiste à animer et modérer la communauté pour que les utilisateurs aient la meilleure expérience possible sur la... >> En savoir plus

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