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Patients Fibromyalgie

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Sujet de la discussion

Membre Carenity
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Bonjour à tous,

Je suis toute nouvelle ici, j'espère avoir posté mon sujet au bon endroit sur ce forum.

Je ne suis absolument pas coutumière des forums, à vrai dire je ne parle jamais de moi ou difficilement. Mais aujourd'hui je me sens particulièrement mal, vide et profondément triste voire effondrée.

J'ai 26 ans, je vis seule à Reims depuis 7 ans pour mes études.
J'avais commencé par faire médecine à la rentrée 2011, mon rêve de toujours, mais j'ai échoué.
Depuis la rentrée 2014, je suis en deuxième année de licence de biologie. Oui, depuis 5 ans je suis en L2 !

En 2011, donc, j'étais sur le point d'accomplir mon rêve et entamer des études de médecine. Ces études sont très exigeantes, pas d'impasses sur les cours, une grande organisation et beaucoup de travail en perspective. J'ai attendu ça toute ma vie, mais je ne sais pas pourquoi je ne me suis absolument pas donné tous les moyens nécessaires pour y parvenir.
C'est comme si je me sabotais, pensais-je que c'était trop bien pour moi ? Que je ne le méritais pas ? Je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, échouer aux portes de mon rêve après avoir tout donné m'aurait certainement évité les remords que j'ai eu et que j'ai encore suite à ça. Il m'est arrivé de passer des journées entières à dormir, des fois 17H de suite, de ne pas allée en cours donc et de ne pas voir la lumière du jour. J'étais épuisée et me sentais vidée de tout, je culpabilisais beaucoup de ne pas me donner à fond pour réussir mes études. Bref, j'ai échoué et me suis réorientée en biologie par défaut.

Cet échec a été très difficile à vivre pour moi, sur le coup, tout s'est effondré et je voyais plus aucun avenir possible pour moi. 

C'est donc avec cet état d'esprit que j'ai fait ma rentrée à la fac de biologie en 2014. Je n'avais aucune motivation, je n'allais pas aux cours magistraux, mais j'allais aux TD et TP qui étaient obligatoires. Cependant, je ne me suis pas présentée aux examens, de toute façon je n'avais absolument rien révisé.
Pour les années suivantes, je n'ai littéralement pas mis un pieds à la fac... J'allais m'y inscrire parce qu'avoir un lien avec les études me maintenait en quelque sorte, mais c'est bel et bien la seule chose qui faisait de moi une étudiante.

En parallèle, je ne sortais pas avec mes amis ou m'amusais à de folles soirées étudiantes. Je restais chez moi, je dormais beaucoup - je dormais très mal cela dit, je restais en pyjamas toute la journée. Comme quand j'étais en médecine en fait mais en pire. J'étais envahie par mes pensées jour et nuit, je culpabilisais pour les études de médecine que j'avais foirées. Je culpabilisais de ne pas aller en cours à la fac de bio, de perdre mon temps... Je mettais mon réveil à l'autre bout de ma chambre pour m'obliger à sortir du lit : mais la plupart du temps je me rendormais. Sinon des fois je me préparais à aller en cours mais impossible de sortir de chez moi ! J'étais bloquée au seuil de ma porte, donc j'allais me rendormir.

J'étais encore plus seule, n'allant pas à mes cours je ne me suis fait aucun amis et le peu que j'avais en médecine s'éloignaient du fait de l'éloignement géographique. J'étais épuisée physiquement et moralement.

Personne n'était au courant de se qui se passait dans ma vie, je disais à mes parents que tout se passait bien pour moi et que je réussissais mes études. D'une part pour ne pas les inquiéter (ils auraient été très inquiets pour moi), mais aussi pour ne pas les décevoir... J'ai eu de moins en moins d'amis aussi, aujourd'hui j'en ai pas un seul. Petit à petit je me suis éloignée de tout mon entourage, je suis seule. Quand je croise mes amis je leur dis que tout roule pour moi, devant ma famille, je fais le fille forte et brillante qui est en dernière année et sur le point d'entamer sa vie active... Tout le monde croit que je réussis et que j'avance alors que ce n'est absolument pas le cas.

J'ai l'impression de faire n'importe quoi et surtout ce qui peut me faire encore plus de mal. Heureusement je ne bois pas, ne fume pas de base car je me serais réfugiée là-dedans sans hésiter je pense... 

Je suis allée voir une psychologue début 2017, mais rien n'y a fait, je ne me suis pas sentie comprise...
J'ai commencé début 2018 une formation de développement personnel qui m'a aidée à retourner en cours en septembre dernier. J'ai été tellement fière de moi, je n'arrivais pas à croire que je retournais vraiment à la fac : tous les cours, tous les TD et TP, tous les matins ont été un miracle à part entière : je me levais tôt et j'allais en cours. Mais en décembre j'ai rechuté, énorme fatigue qui m'a mise KO, impossible d'aller en cours, de réviser... Je ne suis pas allée aux examens. Je suis donc allée voir une généraliste chez laquelle j'ai éclaté en sanglots ! Je lui ai tout raconté, elle m'a prescrit des antidépresseurs et m'a dirigée vers un psychiatre. 

Hier, j'ai eu mon troisième rendez-vous avec mon psychiatre et en sortant j'ai eu cette amère sensation que jamais rien ne changera pour moi, que jamais rien n'ira mieux. Je ne me sens pas totalement comprise par ce médecin et ne sais pas s'il va pouvoir m'aider. Je me sens seule et vide. Je suis triste, mélancolique et totalement désespérée. 

Pourquoi n'arrive-je pas à vivre normalement ? Pourquoi n'arrive-je pas à aller en cours ? À réviser, réussir, sortir, me lever le matin, me faire des amis... ? Je veux en finir de plus en plus, bien sûr je ne pense pas me faire du mal mais j'aimerais mourir, ne plus être là, ne plus vivre là. Je suis bloquée et je ne sais pas pourquoi, je ne me comprends pas, je suis tellement frustrée et perdue.. Je suis si seule et effrayée par tout...

Désolée pour ce très long texte, si quelqu'un vit ou a vécu la même problématique, si quelqu'un est susceptible de m'orienter ou de m'aider à débloquer cette situation, je lui en serai très reconnaissante. Je ne sais plus quoi faire. Merci.

🙏 

Début de la discussion - 05/02/2019

Je suis au bout du rouleau...
Membre Carenity
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Je suis au bout du rouleau...
Membre Carenity
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J'ai effectivement pensé à la dépression. C'est même sûrement, mais mon psychiatre n'a pas encore posé de diagnostic pour l'instant...

Je vais effectuer des examens, il est vrai également que j'ai pensé à autre chose... Une cause biologique sans avoir pensé à une leucémie non plus.

J'essaye de garder espoir pour mes études, je vais y arriver.

Merci infiniment de votre réponse 🙏 

Je suis au bout du rouleau...
Membre Carenity
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Je suis au bout du rouleau...
Membre Carenity
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Je suis au bout du rouleau...
Membre Carenity
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Moi j ai été pareil pendt des années, je n appréciait rien, et j avais tout pour être heureuse, je suis allee voir un psychiatre, qui m à fait faire une échelle de .... Il m a dit de faire cela au calme, sans tel et spontanée, moi  score était de 22,il m a dit que j etais déprimé et ma donne un ptit traitement et au bout de 3 semaines ma vie a changé.... Blablabla.... 

Je me rends compte que je vais mieux, grâce à ce traitement. 

Moi je pensais que les psychiatres étaient pour les fous, ce n est pas vrai. 

Bon courage

Je suis au bout du rouleau...
Membre Carenity
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@pseudo-masqué‍ 

Bonjour,

Vous êtes au tout début de votre suivi par un psychiatre, c'est normal qu'il n'ait pas encore posé de diagnostic (ce n'est pas toujours évident, ni rapide à faire). Dans les prochaines séances, si ce n'est à la prochaine séance, il devrait vous informer du bilan qu'il fait de votre situation, vous proposer un type de thérapie et vous demander si vous souhaitez continuer avec lui : peut-être vous proposera-t-il spontanément un confrère qui lui semblera plus adapté que lui-même. Il ne faut pas hésiter à lui dire les doutes que vous pouvez ressentir au sujet de sa capacité à vous comprendre. Sachez qu'il est important de bien choisir son thérapeute et que le premier venu n 'est pas forcément celui qui vous conviendra (d'ailleurs vous pouvez ne pas vous limiter aux psychiatres qu'il vous aura recommandés).

Compte tenu de votre récit, votre démarche pour chercher un traitement psychique me semble évidemment indispensable, et je vous y encourage vivement. Cela ne dispense pas, bien sûr, de faire tous les contrôles biologiques nécessaires, mais il semble qu'il y a chez vous une souffrance psychique essentielle.

Je vous souhaite beaucoup de courage, mais surtout parlez, à votre psychiatre, à d'autres personnes, choisies.

Bien à vous.

Philippe