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Patients Maladies cardiovasculaires

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Sujet de la discussion

Membre Carenity
Posté le

Je ne sais comment converser donc j'aurai besoin de vos conseils pour naviguer sur ce forum [adresse mail modérée par l'administrateur]

INVISIBLES M.

Dans cette Infinie Grandeur,

Dans cette Immensité Éperdue,

Elle est Là,

 Infiniment Petite,

Minusculement Petite.

 Un Point,

Un Point dans l'Infini,

Infiniment Perdu,

Comme un grain de sable

Sous l’œil du microscope.

 Immobile,

Avec pour seule obsession

Quatre petits points

Et ces deux fissures

Au plafond qu'elle ne peut atteindre.

 Et si la Vie devait se résumer à ça ?

Pourtant, il n'y a pas que des plafonds dans une Vie !

 Une Immensité de petits grains virevoltent

Et s'entrechoquent

Autour d'Elle

Mais Jamais ne s’arrêtent.

 Il faut Courir, Courir,

A s'époumoner,

A en perdre haleine,

Mais ne pas s’arrêter,

Sous peine...

De Quoi ?

De se perdre,

De s’évaporer,

D'être oublié.

Elle aussi Avant,

Croyait que c'était ça l'essentiel

De Sa Vie.

 Ne pas perdre son temps,

A se poser, A se reposer.

Aimer

Mais à toute vitesse

Pour ne Rien Rater.

Aimer dans la quantité

A s'en étourdir.

Mais Courir, Courir

Pour ne pas Souffrir,

Et surtout,

Ne plus y penser.

 Compenser, Se contenter de rentrer

Dans la case qu'on lui a attribuée,

Qu’elle s'est-elle même forgée,

Façonnée,

Pour ne pas choir

Et ne pas décevoir.

 Vouloir à tout prix être aimée,

Et aimer, tant aimer.

Heureusement,

L'amour de ses enfants

N'est pas illusoire

Et l'aide à s'endormir le soir.

L'amour de son être aimé,

La chaleur de sa peau

Lorsqu'elle se blottit contre lui,

Lui donne l’espoir d'un renouveau.

 Elle s'est entourée

D'une myriade de bêtes à poils

Pour se rassurer, s'emmitoufler

Dans un amour constant, fidèle

Mais à jamais fragile,

Cruel

Car ça n'existe pas l’Éternité !

 " La Fragilité et l'Inconstance »

 Ces deux mots

Prennent un sens particulier

Ce matin de juillet.

Il fait beau, il fait chaud

Mais elle est contrariée.

Elle court, elle court.

Mais cette fois,

Tout va trop vite,

Sa vie, ses idées, ses pensées.

Elle perd pieds.

Elle s'est installée

Dans cette Immensité d'eau

Qui enveloppe sa peau

Et d'ordinaire lui apporte le repos.

Mais pourquoi ce jour-là,

Ça ne marche pas ?

 L'air vient à manquer.

Elle a du mal à respirer.

Ses membres se figent.

Mais dans sa tête

Le volcan entre en fusion,

Réveille ses démons,

Lui fait perdre la raison.

 Pourvu que tout cela s'arrête.

 Sa douleur est inacceptable, insoutenable.

 Elle veut hurler pour évacuer

Mais son cri reste étouffé

Dans chaque centimètre de son être.

 La mort serait bien plus douce

Qu'une seule seconde

De cette existence.

 Soudain,

Le raz de marée vient tout emporter,

Vient éteindre

Toutes les braises ardentes

Qui l'ont éviscéré.

 Enfin, le calme après la tempête.

Elle vit son repos tant espéré. Un soulagement intense.

Enfin ! Ne plus rien ressentir !

 Mais tout est figé.

Elle s'est évaporée dans cette eau chlorée.

 Elle n'aurait jamais osé espérer

Cette seconde d'éternité

Où enfin,

Elle disparaît

Sans culpabiliser.

 Mais le corps a des ressources insoupçonnées.

Ce corps qui est né,

S'est défendu

Toutes ces années

Quand elle s'est blessée.

Il n'est pas prêt à abdiquer.

Elle est disposée à s'évaporer

Mais son esprit et son corps

Ne font qu'un

Et il y a désaccord.

 Ses yeux bleus restent figés

Sur ces petits carreaux bleus

Aux lignes blanches bien dessinées.

 Son cerveau ne fonctionne plus.

Ses membres sont bloqués.

Elle appréhende de couler

Autant qu'elle l'attend.

 Elle voit.

Elle a conscience

De la fragilité,

De l'immobilisme

Qui va l’entraîner vers le fond.

 Elle n'a plus à choisir la case.

 Elle est ce petit point,

Minuscule,

Dans cette Immensité,

Qui va bientôt disparaître,

Tomber,

Se désagréger.

 Elle attend

Et le temps n'a plus d'importance.

 N'est-ce pas ce qu'elle attendait ?

Aura telle peut être

Sa Réponse

A l'incompréhension

De son existence.

La résistance,

La résilience

Vont peut-être prendre un sens

A sa peau de chagrin

Qu'elle traîne depuis le début

Sur son chemin.

 Soudain,

Elle perçoit au loin

Cette voix tant entendue.

Cette voix

Qui se tend et se crispe.

Ses mains sur sa peau l'enveloppe

Et la tire de son agonie.

Il insiste.

Il s’évertue

A l'extirper.

Elle sent et ressent

Sa peur,

Sa volonté de la rattraper.

 Sa peur lui fait mal au cœur.

Non,

Elle n'est pas si seule

Dans cette Immensité !

 Par un incroyable effort,

Elle s'en sort.

Grâce à lui,

A son amour infini,

Et son mental

Qui ne s'avoue jamais vaincu.

 Elle revient à la réalité.

Elle ne veut pas qu'il souffre.

 L’extérieur,

L'air qu'elle respire

La font suffoquer.

Chaque mouvement tenté la brûle.

Quel objet

Lui transperce le crane

De bas en haut

Pour la torturer à ce point ?

Seul réconfort,

Ses mains à lui,

Chaude sur son corps.

 Elle est allongée

Mais ne peut plus bouger.

Seul, le bout de ses doigts est là

Pour répondre de ses choix.

Elle voit tout,

Entend tout,

Ressent tout.

Tout s’amplifie,

Les pas,

Les cris,

Les appels au secours.

 La présence de sa sœur,

Ses yeux implorants,

Sa voix se voulant rassurante

Mais dont elle perçoit

Son désarroi.

La peur et le chagrin

Sont palpable tout autour d'elle.

Elle voudrait les rassurer

Mais ne peut plus parler.

 Est-elle prisonnière de ce corps détesté, méprisée ?

Et si c'était ça son éternité ?

Elle n'ose l'imaginer.

Une peur panique la pique.

Elle voudrait fermer les yeux

Et mourir peu à peu.

Mais ses yeux restent ouverts.

Il faut s'y faire.

Encore et encore,

Ce sentiment d'injustice,

De fatalité.

Mais son heure n'est pas encore arrivée.

Il faut continuer

La partie commencée.

 Après le combat acharné des pompiers,

Leurs gestes douloureux,

Pour la faire réagir

Et qui la font souffrir

Mais elle n'arrive pas à leur dire.

Au bout de plusieurs heures

Qui lui parurent une éternité,

Peu à peu,

Elle reprend ses droits.

Chaque muscle endolori réagit.

Même sa voix s'y emploie

Comme un filet de soie

Dans ce brouhaha.

 Mais pour dire Quoi ?

« Je suis en vie ! » ?

 Les cris, les pleurs, la joie

De ses êtres tant aimés

Viennent la réchauffer.

Choquée,

Elle accepte pourtant

De danser ce ballet sans trop s'échapper

Avec cet orchestre médical

Qui la fait tourner.

Et puis, l'attente,

L'Attente.

La main de sa sœur dans la sienne

Comme poser sur son cœur

A l'infini liée.

Un savant charmant

Au timbre de voix rassurant

Lui explique

Qu'une partie de son cerveau

A manqué d'oxygène

Il y a un certain temps.

 Elle se demande

Comment peut-il mettre une durée

Sur ce qui lui parut une éternité,

Lorsqu’elle a respiré.

Elle est rassurée.

Elle ne veut pas rester.

Il va falloir bluffer

Et enfin, rentrer.

L'eau ne l'a pas englouti,

Alors tant pis.

Elle avait dû mettre son scaphandrier.

Plus tard,

Elle comprendra aussi,

Qu'avec les autres, aussi,

Il faut bluffer.

Ne pas toujours s'exprimer,

Ne pas exprimer ses idées,

Et encore moins son ressenti

Qui ne peuvent rentrer

Dans ces cases trop bien rangées.

Il faut se taire,

Toujours, Ne pas parler,

Pour ne pas blesser.

Tant pis pour elle,

Si encore, elle ne s'en sort.

Ça a toujours été sa vie.

Ne rien dire

Et enfuir son secret

Qu'elle a cru

Ne plus être obligé de garder.

La vie la met KO

Mais elle continue de marcher.

Elle refuse d'être bloquée,

Paralysée,

Handicapée.

 Reprendre sa place

Pour reprendre sa vie.

 Ne pas les perdre

Puisque ce sont eux toute sa vie.

Du moins, c'est ce qu'elle croyait.

Elle n'avait pas choisi.

Elle ne connait que ça.

Elle y étouffe son cœur

Si ça fait leur bonheur.

Dans ce déni, elle se réfugie.

Elle leur sourit.

 C'est ainsi qu'elle a toujours fait

Et ne sait faire que ça.

« Comme cet étrange Auguste

Qui voulut parader

Sur le rose de leurs joues.

Pour ne plus souffrir,

Il dut se farder sans avoir peur de la rosée.

Mais l'averse est tombée,

Il n'a pu se relever. »

Il fallait qu'elle soit forte

Puisqu'elle n'était pas morte !

 S’accommoder de cette nouvelle réalité.

Elle devait se marier quelques jours après

Dans ce bel été.

 Ils l'ont tous aidé à tout préparer

Car elle restait très fatiguée.

 « Pour son grand Amour

 Pour ces deux mains tendues,

Même inattendues,

Comme une promesse tenue,

Ils ont traversé

Mille et une déconvenues.

Mais aussi enchanté,

Cet amour saugrenu,

Si soutenu,

Ils se sont mariés

Sur ces ballots de blés

Entourés de ces êtres tant aimés.

Ce fut une journée ensoleillée

Et une nuit rêvée.

Tout était réuni pour se souvenir

De ce moment exquis,

A garder à l'infini

Dans leurs yeux amoureux. »

Mais le rêve ne peut durer

Comme un conte de fées.

 Elle avait mal évalué,

Mal présagé,

De ses forces décuplées,

Pour être à la hauteur

De ce jour particulier.

Pour cette fatigue accumulée

Et un mot mal tourné,

Les flots l'envahissent

A nouveau,

L'envahissent beaucoup trop.

 Elle sort de sa cage.

Explose la case.

Une fois de plus,

Elle n'a plus le contrôle.

 Elle n'avait pas imaginé

Pouvoir s'écrouler, se ratatiner.

 La mort n'est rien

A côté du chagrin

Qui la transperce.

 Le chagrin de ses filles qui vacille,

A l'idée de la perdre

Comme on perd son cœur,

Sa raison,

Son âme sœur.

Elle n'avait jamais imaginé,

Elle qui ne leur souhaite que le meilleur,

Que si elle venait à mourir,

Elle leur causerait

Le plus grand des malheurs.

Elle l'a repoussé

Pour éviter de la faire tomber.

Mais c'est sur son cœur

Que sa fille s'est posée

Et a tant pleuré.

Elle a ressenti

L'abysse,

Dans lequel

Elle risquait de la faire glisser,

Si elle n'arrivait à se relever,

Ou si elle venait à se briser.

Elle a été le témoin de l'infinie tristesse

De celle

Qu'elle a toujours voulu protéger.

 Elle a pris conscience de l’impotence

De ce mot :

« Orpheline ».

 Elle l'a consolé pour l’apaiser.

Mais ces mots resteront à tout jamais

Enveloppés en elle

Et ne sauraient la quitter.

Par cette intensité dévoilée,

De ces paroles

S'en suivront un choc,

Un électrochoc

Non contrôlé.

De ce qui s'est vécu dans cet endroit fermé

N'ont pas intéressé

Les personnes concernées.

Il n'y a que l’extérieur qui se voit,

Et se juge !

 Et pour ça,

Elles vont être jugées et condamnées.

 Si seulement,

Elle avait pu se taire,

Elle n'aurait pas été jugée

Par ces êtres tant aimés.

Comment ce si beau moment partagé

Finit par une terrible journée ?

Un jour de juillet

Qui lui fait penser

Ce à quoi elle a toujours cru supporter.

L'incompréhension

D'une vie sans raison,

Jusqu'à la dérision.

 Pourquoi tant de chagrin

A supporter chaque matin ?

 Pourquoi cet interdit

De ne pouvoir exprimer son ressenti ?

Et si souffrir une fois de plus,

Était souffrir une fois de trop.

 Elle voudrait le dire,

Mais n'a pas le droit de mourir.

Ça ne rentre tout simplement pas

Dans leurs cases.

 Alors, il faut se taire,

Se taire et dormir.

Ne pas choir

Et ne pas les décevoir.

Elle doit reprendre sa place

Quoi qu'il lui en coûte,

Car s'exprimer,

C'est se condamner à être jugé.

Ainsi que sa fille

Qui pour l'avoir protégé

Va devoir payer.

Pour toutes nouvelles souffrances,

Leur passé resurgit

Et la fait chanceler.

 Les pointer,

C'est l'écharper,

Mais elle est si faible

Qu'elle ne peut assurer.

Pourquoi tant d’indifférence,

Et si peu d'indulgence ?

Le déni est fini.

Cette journée s'est belle et bien passée.

Alors, il faut bien composer.

 Maladroitement,

Elle cherche à s'expliquer.

Mais il est trop tard.

Son sort en est déjà jeté.

Ils n'auront aucun remord.

Elle s'est installée

Dans ce petit coin de paradis,

Pour accepter

Et tenter de se relever.

Ce cocktail de médicaments ne l'aide pas

A sortir de son lit.

Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même.

Une fois de plus,

Elle sent qu'on l'englouti.

Mais par quoi,

Par qui ?

Son incapacité à relever la tête

Et reconnaître

Cette nouvelle réalité,

Qui pourtant,

Elle le sait,

N'est pas une nouveauté.

Une nouvelle colère insoupçonnée, inexplorée

Vient la désarçonner.

Son émotivité décuplée

La fait crier.

 L'indifférence,

Le rejet

De ces êtres tant aimés

Lui font toucher le fond.

 Elle cherche à tout ça

Une raison.

 Ils ont peut-être raison.

Est-elle vraiment un poison ?

Les insultes et les menaces,

Les gestes déplacés,

Claquent sur sa peau

Comme un coup de fouet

Et la marquent à jamais.

On lui demande si tout cela en vaut la peine.

Pourquoi se mettre dans cet état ?

Il faut simplement digérer...

 Certaines minutes d'une vie

Peuvent s'écouler

Et vous faire couler,

Jusqu'aux larmes

Vous démonter.

Comment arriver à oublier

Ces instants incrustés

Où tout a basculé.

Dans ses pensées,

Cela ne fait que se répéter.

Nuit après nuit,

Cela tourne à la folie.

Pour la violence de ces mots,

Ces menaces proférées,

Pour ne pas avoir été protégé,

Alors, Oui,

Chaque larme qu'elle aura versée

Vaudra toutes les peines du monde,

De Son Monde.

Car continuer à espérer

Quelque chose qui ne viendra jamais

Finira par la faire crever.

Il va falloir pourtant avancer

Et s'échapper,

S’échapper de ces vérités non méritées,

S’échapper de ce piège qui la consume de l'intérieur

Et lui font peur.

Positiver et oublier

Ceux que vous aimiez,

Mais qui ne se sont pas souciés

De votre état de santé,

De votre fragilité.

Des nuits blanches,

Pour un soir dans le noir,

Enfin,

Elle comprend

Que pour se sauver

Il faut évacuer

Ces nuisibles encore trop visibles.

 Elle cherche une autre réalité,

Celle qu'elle pense mériter.

 Tourner le dos à ce fardeau

Pour trouver le repos.

La famille ne vibre pas d'un seul cœur.

Il y a bien d'autres lueurs

Qui vont pouvoir la réchauffer,

Elle, et son cœur

Lui apporter le bonheur.

 Par ces gestes au quotidien,

Ces mots bienveillants sur son chemin,

Ils sont là.

Pour chaque pas difficile,

Eux, ils seront là.

 Et il aura fallu huit mois

Pour qu'elle comprenne ça.

 Se recentrer sur ceux

Qui continueront de l'aimer

Même si elle a changé,

Sans pour autant la juger.

 Se relever,

Avancer,

Et continuer d'aimer,

Être aimer.

 Ils sont si peu nombreux,

Mais lui sont très précieux.

 Pour son processus de deuil,

Il est vital de passer

Par toutes ces étapes.

 Le déni est fini,

La colère s'évapore.

Elle ne peut rester dans cette souffrance.

 Il faut avancer

Et s’accommoder

De cette nouvelle existence.

 Trouver l'énergie,

Accepter,

Accepter pour ceux qui l'implorent

De rester ici

Et de choisir la vie.

 Puiser en elle les ressources,

Regarder devant elle.

 La vie peut être encore jolie.

 Développer de nouvelles capacités insoupçonnées.

 Ouvrir un autre chapitre de sa vie.

Le déni et la colère sont bel et bien finis.

Elle cède place à l'acceptation,

La reconstruction.

 Pour cela,

L'amour

De ceux qui l'entourent

Est l'ébauche

De son nouveau parcours.

Mais il faut aussi de l'aide extérieure,

Des professionnels compétents.

 Grâce à son médecin traitant

Qui, jamais, ne la juge

Et la comprend,

 Grâce à son orthophoniste,

Pour son professionnalisme,

Mais aussi sa finesse

Et Son humanité

Lui prodigue des conseils avisés,

Déverrouille des portes qui la portent,

Celui de la prose,

Et des mots enchantés et soulagés.

 Grâce à sa psychiatre,

Qui ne voie pas en elle,

Une once de folie mais pose des mots

Sur ses maux,

Et lui ouvre de nouvelles opportunités

Sur ce chantier en friche.

Colmater les brèches de son passé,

Éviter tous ces champs de batailles

N'étaient pas la  solution adaptée.

 Faut-il encore recoller les morceaux,

Ou tout faire voler,

Pour, enfin, s'envoler.

Raser,

Raser le passé sans pour autant l'oublier.

Peut-être même l'affronter pour mieux l'incorporer ?

Elle avait fait de son mieux.

Mais les fondements étaient trop branlants.

Aujourd'hui,

Elle veut avancer

Même si cela se fait « pas à pas ».

 ELLE,

Ce nouveau ELLE,

Est là !

L'optimisme choisi,

Promis,

N'est pas toujours aussi accompli.

Les journées passent.

Elle doit faire face

A cette réalité qui casse.

 Elle fait face.

Mais pour chaque pensée, chaque difficulté rencontrée

Son corps réagit.

Pour toutes insomnies,

La journée qui suit, se fait au lit.

Chaque effort physique

Affaiblit son corps.

Et si le corps n'est pas d'accord,

C'est lui qui la tord.

Pour un peu d'appétit,

Elle vomit.

Cette acidité en elle,

C'est son corps qui a la partie belle.

Elle veut avancer

Mais c'est lui qui lui dit :

« Pas à pas »,

Car la maladie est bien là.

Elle ne fera pas n'importe quoi.

Et ces médicaments,

Qu'elle doit prendre à heures fixes

Sous peine...

De quoi ?

De vriller,

Replonger,

Tomber, Se crisper,

Se démantibuler,

Baver,

Uriner,

Être piégé.

Il faut s'en accommoder.

Elle ne peut pas toujours y penser.

Pour un voyage un peu trop loin,

Et le mariage de son aînée

Qui la bouleverse

Et l'égaye,

 Un mélange de tout ça,

Trop d'émotions,

Une grande fatigabilité,

 Et voilà la deuxième crise.

 Au bout de six mois,

 Cette crise la paralyse.

 Elle crie encore une fois

Car la douleur est à nouveau là.

 Elle ne la contrôle pas.

 Ses jambes se contractent.

 Elle perd le contact.

 Son mari lui évite la chute.

Il l'allonge sur le sol comme il peut.

 Sa fille entend et se précipite.

 La vision de sa maman

Tremblant,

Tressautant,

Urinant,

Bavant,

Lui fait peur.

 Où est partie sa maman

Si loin dans l'inconnu ?

 Va t'elle la retrouver ?

Va t'elle se réveiller ?

 Elle voit son papa

Pleurant au-dessus de sa maman,

La caressant,

En lui demandant

De ne pas les abandonner.

 Elle appelle les pompiers,

Reste choquée,

Pétrifiée.

 Les pompiers prennent en charge sa maman,

L'emmène la soigner, la sauver.

Elle en est persuadée.

 Elle se blottit contre son papa

Qui la serre dans ses bras

Et toute la nuit

La consolera.

Elle se réveille dans l'ambulance.

Elle se dit que ce n'est encore pas

Un jour de chance.

 Elle qui pensait

Qu'avec son traitement,

Comme pansement,

Elle s'en sortirait

Sans recommencer.

 Elle s'était trompée.

 Sortir du brouillard,

 Décharger sa douleur

Pour recharger son cœur.

Elle a compris

Enfin,

Que rien n'est gagné.

Il faut à nouveau se stabiliser

Avec, encore, un nouveau traitement.

Dans l'espoir d'échapper

A une nouvelle crise,

C'est vraiment pas facile,

Mais Il faut rester sur le qui-vive.

Un chagrin de plus

De ne pouvoir

Assister au bonheur,

Au mariage de son aînée,

Mais elle ne peut rien y changer.

Alors elle pleure

Mais se tait.

 Par procuration,

Elle pourra y assister,

C'est toujours çà de gagner.

Mais l'épilepsie est là,

Tapie,

Et attend

La moindre émotion chiffon,

Cette grande fatigabilité qui s'en suit

Alors, elle resurgit.

Elle doit vivre avec ça,

Chaque fois comme un poids,

Qui ne la quitte pas.

Elle, qui avant,

Dépasser la lumière du son avec frisson.

Aujourd'hui aussi,

C'est avec frisson,

Quand elle dépasse

Le hérisson !

 Toutes ses idées

Continuent de tourner.

Mais cette lenteur

Partout en elle,

L'oblige à regarder

Dans le rétroviseur,

Car elle ne peut plus aller

A cent à l'heure.

Elle doit aussi s’accommoder de tous ses tremblements :

*Et la tête, Alouette ;

*Et les yeux, c'est pas mieux ;

*Et la main, prends l'autre main ;

*Elle chaloupe, change de route,

*Et si elle oublie, alors, elle écrit ou elle crie.

De tous ces petits riens qui font sa journée,

Dans son coin,

Elle éprouve du chagrin.

Qui se pose la question,

Quand il prend une photo,

Quand il prend son verre d'eau,

Ou boit un coup de trop,

Part à l'aventure au volant de sa voiture,

S'étourdit de tant de bruit,

Va au ciné, même en 3D,

Va faire des activités pour kiffer de se surpasser,

 Si demain

Il ne pouvait plus ?

 Pour elle,

C'est bien là Son combat

« Pas à pas ».

Elle en mesure l’importance

Et trouve,

Qu'eux,

Ont bien de la chance.

Les maladies,

Invisibles,

Invisibles M.,

Mais présentent en elle,

Elle sait,

Et sent qu'elles sont là.

Suivant les spécialistes,

Chacun y va de sa cause à effet.

 L'AVC,

L'épilepsie,

Le surmenage.

Le surmenage entraîne l'épilepsie,

Qui, elle-même,

A été provoqué par l'AVC.

Elle s'en fout du schéma.

Elle doit prendre les trois.

Elle n'a pas le choix.

Les symptômes sont bien là,

Les effets secondaires aussi.

Mais de qui, de quoi ?

AVC, épilepsie, surmenage, médicaments ?

Ils sont bien tous là

Au premier rang.

 Elle est là la difficulté.

 Et pourtant

Chaque jour,

Elle le fait.

Elle devrait y arriver.

 Malgré ces inconvénients,

Elle regarde devant.

 Sa vision est floutée,

Mais elle commence à s'y habituer.

Et un jour,

Elle n'aura plus à loucher.

 La patience finira par payer.

La patience et la perspicacité

Finiront par payer.

L'obstination aura raison de tout,

Et de tous.

 Elle vivra comme eux,

Tous.

Elle reprendra ses droits.

Elle fera des choix,

Sans Choir

Ni Se Décevoir.

Ce sera là Son Pouvoir.

Alors,

Elle garde espoir.

 Les tracas du quotidien traînent sur son chemin

Comme pour chacun.

 Mais l’ampleur qui se déploie

Face à ces petits riens

La broie parfois.

 Elle essaye d’avancer

Mais perçoit sa réalité plus compliquée

Que pour ceux qui vont bien.

 Rester couchée,

Alors qu’elle doit s’activer, s’agiter,

La laisse désemparée.

 Il faut sortir du lit

Pour réagir et s’en sortir.

Ce n’est pas si difficile !!! ???

Mais c’en est trop pour elle.

 Sans le vouloir,

Elle n’arrive pas à voir, à croire

En ses capacités qui sont pourtant bien là.

 Elle est dans l’incapacité de gérer ses obligations.

 Elle reste figée, couchée.

Alors, autant dormir pour oublier.

 Il va pourtant bien falloir assumer.

Ça ne peut pas durer.

 Elle s’effraye de ce qui pourrait encore lui arriver

Si dans sa tête, ça continue de tourner.

 Comment s’y prendre sans se décourager ?

 Penser à ceux, qui jours après jours,

L’encouragent et l’entourent de leurs amours.

 En avoir marre de tous ces soirs où elle broie du noir

Pour un caillou sur son chemin.

 Sa guérison n’est encore pas gagnée.

 Pourquoi n’aurait-elle pas le droit de se plaindre ?

Parce qu’elle sait bien que ça ne sert à rien.

 Le passé ne se change pas un beau matin.

 Se demander,

Culpabiliser,

Vouloir tout arrêter,

Arrêter d’avoir peur.

 Elle ne se reconnait pas

Dans ce corps trop faible et chiffonné.

 Ce n’est pas Elle !

 Elle refuse de rester empêtrée dans ce chantier.

 Trouver la force et le courage

De relever la tête,

 DEMAIN ! …

 ET DEMAIN C’EST AUJOURD’HUI,

AVEC VOUS,

PEUT ÊTRE…

Début de la discussion - 13/07/2019

Poème sur nos invisibles maladies
1

Membre Carenity
Posté le

Faut pas t'inquiéter, tu parviendras à te retrouver sur Carenity, c'est comme apprendre à marcher ! sinon, pourquoi ne pas faire un tour à la concurrence, elle existe !

Poème sur nos invisibles maladies
Membre Carenity
Posté le

coucou..... quelqu'un souffre d'hypertension orthostatique??  j'en souffre aussi on pourrait en parler...

Poème sur nos invisibles maladies
Membre Carenity • Animatrice de communauté
Posté le

@pseudo-masqué@pseudo-masqué‍ @pseudo-masqué@pseudo-masqué@pseudo-masqué‍ bonjour à vous, n'hésitez pas à échanger avec @pseudo-masqué‍ autour de l'hypertension orthostatique.

@pseudo-masqué‍ vous pouvez utiliser l'aide en ligne quand vous avez un souci pour comprendre comment fonctionne le site : c'est le petit "!" en haut de l'écran, dans le header bleu, si vous utilisez un ordinateur, ou dans le menu représenté par 3 lignes horizontal à gauche de votre écran, si vous utilisez un téléphone. Voici le lien : 
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Bonne journée à tous !

Louise

Poème sur nos invisibles maladies
Membre Carenity • Animatrice de communauté
Posté le

@pseudo-masqué‍ j'ai également supprimé votre adresse email car il est dangereux de la laisser sur un forum, visible par tous. Vous pourriez être importunée par la suite et Carenity ne pourrait pas vous aider !

J'ai vu votre précédente discussion sur les maladies invisibles. Vous pouvez la retrouver dans l'onglet ÉCHANGER > Mes discussions. Vous auriez pu poster ce poème en commentaire, afin de ne pas créer deux discussions sur le même thème. À noter à l'avenir emoticon Clin d'oeil

Bonne journée,

Louise