Polyarthrite rhumatoïde et ménopause

La polyarthrite rhumatoïde concerne beaucoup plus les femmes que les hommes (30% de plus). Ainsi, elle apparaît souvent entre 40 et 60 ans lors de la périménopause.
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La ménopause et les facteurs hormonaux semblent avoir une influence directe sur la maladie. En effet, même si les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde ne vivent pas toutes la ménopause de la même façon, elles doivent savoir que cela peut affecter leur polyarthrite rhumatoïde (changements/complications).

Bien que les chercheurs n’en connaissent pas la raison, ils ont constaté que les hormones semblent jouer un rôle central dans la polyarthrite rhumatoïde.
Beaucoup de femmes ayant une polyarthrite rhumatoïde voient leurs symptômes s'améliorer pendant qu'elles sont enceintes. C'est peut-être parce que leurs niveaux d'œstrogènes augmentent pendant la grossesse.
Lorsque les niveaux d'œstrogène chutent au moment de la ménopause, les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde peuvent s'aggraver. En outre, certaines femmes développent leurs premiers symptômes de polyarthrite rhumatoïde à peu près au moment où commence la ménopause.

On pourrait penser que la prise d'œstrogènes puisse réduire les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde en même temps que les symptômes de la ménopause mais cela ne semble pas être le cas.
De plus, le traitement hormonal substitutif (THS) comportant des risques de complications cardiaques - un autre risque accru pour les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde - il est rarement recommandé pour traiter les symptômes de la ménopause chez les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde.

La polyarthrite rhumatoïde augmente pour les femmes le risque d'avoir de l’ostéoporose. Il en va de même pour la ménopause. Ainsi, les femmes souffrant de polyarthrite rhumatoïde doivent surveiller leurs niveaux de densité osseuse et s'assurer qu’elles ont un apport suffisant en calcium et en vitamine D, en particulier pendant la ménopause. Le médecin peut recommander la prise de médicaments appelés bisphosphonates pour maintenir la densité osseuse et la force des articulations.

La ménopause peut aggraver la fatigue liée à la polyarthrite rhumatoïde. Si la patiente rencontre des difficultés pour trouver le sommeil ou si elle a l’impression que son traitement n’est pas suffisamment efficace, il doit en faire part à son médecin traitant.

De même, il ne faut pas hésiter à se confier à son généraliste si on fait face à des sentiments de déprime. Beaucoup de personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde souffrent de dépression. Au cours de la ménopause, les femmes ressentent aussi parfois des sentiments dépressifs. Les antidépresseurs et d’autres traitements (psychothérapie...) peuvent améliorer les symptômes de la ménopause, la douleur et la qualité de vie en général.

Polyarthrite rhumatoïde, ménopause et vie personnelle

La ménopause et la polyarthrite rhumatoïde additionnées peuvent rendre compliquées les relations intimes du couple.
La ménopause peut en effet augmenter la sécheresse vaginale, rendant les rapports sexuels plus douloureux. Beaucoup de femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde souffrent aussi du syndrome de Gougerot-Sjögren qui est une autre maladie auto-immune attaquant les glandes productrices d'humidité dans le corps. Cette maladie peut causer de la sécheresse vaginale et rendre les rapports sexuels douloureux.

La ménopause et les douleurs articulaires peuvent affecter le désir et la libido de la femme. De plus, le conjoint peut être préoccupé par la crainte de causer des douleurs à sa partenaire.

Mais des adaptations et des solutions sont possibles. En parler à son médecin pour qu’il propose un traitement est une première étape. Rencontrer un conseiller ou planifier les moments d’intimité quand la patiente se sent le plus reposée peut aussi aider.

L'exercice est une activité qui aide la plupart des femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde à se sentir mieux, surtout pour les femmes ménopausées. Même si cela peut sembler difficile à croire si l’on a des douleurs articulaires et que l'on est fatigué, l'exercice apporte de l'énergie et améliore la souplesse des articulations. Le sport permet également de réduire la dépression et de combattre les risques de maladies cardiovasculaires. De plus, il aide à réduire les symptômes de la ménopause tels que le gain de poids et l'insomnie.

Néanmoins, il faut toujours parler à son médecin avant d’entreprendre une nouvelle activité sportive. En effet, certains sports ne sont pas compatibles avec le stade de la maladie et l’état de santé de certains patients.

Le médecin ou le kinésithérapeute peuvent donc aider la patiente à déterminer un programme d'exercice adapté à sa situation.

Sources : INSERM

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