Qu'est-ce que la maladie d'Alzheimer?

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurologique chronique dégénérative caractérisée par la perte progressive des fonctions intellectuelles, en particulier de la mémoire
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La maladie d’Alzheimer entraîne l’altération d’un grand nombre de neurones situés dans le cortex cérébral et qui sont impliqués dans les fonctions intellectuelles. Cette pathologie est à l’origine de près de 2/3 des cas de démences. Le terme général regroupe plusieurs maladies entraînant une perte des fonctions cognitives capable d’altérer significativement la vie quotidienne : le patient n’est plus capable de reconnaître certaines personnes de son entourage ou ne se souvient plus d’un événement important. La maladie d’Alzheimer se développe progressivement, de manière irréversible, en affectant tout d’abord la mémoire à court terme : ceci explique pourquoi les patients sont capables de se remémorer des souvenirs d’enfance ou de leur vie passée.



Le nom de cette pathologie vient du Dr Aloïs Alzheimer qui avait découvert chez une femme atteinte de démence, des lésions cérébrales lors de son autopsie. La maladie se caractérise en effet par deux types de formations cérébrales :
- les plaques amyloïdes (ou plaques séniles) : elles se forment par accumulation d’une protéine appelée bêta-amyloïde dans certaines zones du cerveau ;
- les dégénérescences neurofibrillaires : elles sont dues à la production excessive de la protéine tau, qui s’assemble pour former des filaments.

Ces deux phénomènes causent conjointement la mort des neurones.

La maladie d'Alzheimer favorise la survenue de complications

Les pertes cognitives compliquent très nettement le traitement : le patient n’est plus capable d’exprimer la douleur qu’il peut ressentir, il ne peut plus prendre ses médicaments sans une aide. Au-delà de l’impact sur le traitement, la maladie favorise la survenue de complications.

La perte de coordination motrice augmente le risque de chutes et donc de fractures. Le patient peut alors être hospitalisé, ce qui détériore rapidement son état, notamment si la chute a causé des dommages cérébraux.
De plus, la maladie détériore les réflexes tels que celui de déglutition. Le risque de fausse route est élevé, pouvant causer un reflux de nourriture ou de boisson dans les poumons. Ceci rend le patient plus vulnérable aux infections respiratoires telles que la pneumonie. La miction (fait d’uriner) devient également difficile, pouvant nécessiter la pose d’une sonde urinaire. Cette intervention accroît le risque d’infection urinaire pouvant être sévère.
Le décès du patient atteint d’Alzheimer survient à la suite d’une de ses complications et non de la maladie en elle-même.

Il est impossible de guérir cette maladie. L’espérance de vie moyenne est de 8 à 10 ans après le début des symptômes, mais certaines personnes peuvent vivre jusqu’à 20 ans après les signes initiaux.
L’espérance de vie dépend fortement de l’âge de survenue des premiers symptômes et des autres pathologies dont souffre le patient.

Article rédigé sous la supervison du Dr. Philippe Boulu, neurologue à Paris et praticien hospitalier à l'hôpital Beaujon.

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