Diagnostic du glaucome

Les examens pour diagnostiquer un glaucome sont ceux qui permettent de mesurer la pression interne de l'œil, et une évaluation de la rétine, du nerf optique et du champ visuel.
/static/themes-v3/default/images/default/info/maladie/intro.jpg?1516194360

Plusieurs examens permettent de diagnostiquer le glaucome

La tonométrie est la mesure de la pression oculaire. Il s’agit d’un examen rapide et indolore. L’ophtalmologue applique un collyre anesthésique dans l’œil du patient, ainsi qu’un colorant fluorescent ; celui-ci pose ensuite un cône en plastique, similaire à un biomicroscope, sur la cornée du patient.
La mesure de la pression oculaire doit osciller entre 20 et 21 mmHG pour que tout soit normal.
Un instrument plus récent, le tonomètre à air, permet une vision de la pression oculaire grâce à un léger souffle d’air sur la superficie oculaire. La courbe tonométrique journalière correspond à la mesure de la pression oculaire répétée plusieurs fois au cours d’une journée : cela permet d’observer les variations.

L’ophtalmoscopie (ou examen du fond d’œil) permet l’observation directe de la rétine et de l’endroit où le nerf optique se lie à la pupille. Dans le cas d’un glaucome, le nerf optique apparait alors altéré dans sa couleur et sa forme ; le bord de la pupille est plus fin que la normale de par l’atrophie des fibres avec une excavation au centre.

La périmétrie (l’exploration du champ visuel) permet d’évaluer l’état de la fonction visuelle globale du patient. L’examen produit une carte périmétrique, dans laquelle les défauts glaucomateux sont représentés par des zones plus sombres.

La gonioscopie permet l’observation de l’angle irido-cornéen, où est évacué l’humeur aqueuse. Après avoir anesthésié l’œil grâce à un collyre, l’ophtalmologue applique au patient une lentille spéciale qui contient un miroir et qui lui permet d’observer si l’angle de drainage est ouvert ou fermé.

Le diagnostic au moyen d’images fait appel à des examens capables de quantifier les couches de fibres nerveuses et la morphologie de la pupille.

Reconnaitre le glaucome avec l'imagerie

L’Optical Coherence Tomography (OTC) permet ainsi de visualiser les couches de la rétine en en formant des images détaillées qui mettent en évidence les plus petites altérations. Il n’y a aucun contact entre la sonde et l’œil, mais seulement un rayon lumineux qui, en quelques secondes, réalise une carte rétinienne à haute résolution.

L’HRT-II (tomographe à balayage laser confocal) est aussi utilisé pour mesurer l’épaisseur de la couche des fibres nerveuses du nerf optique. L’examen s’avère être, dans de nombreux cas, plus sensible que l’examen du champ visuel pour mettre en évidence des dommages précoces du nerf optique. Il est de plus indolore et ne nécessite pas la dilatation la pupille.

La pachymétrie cornéenne permet la mesure de l’épaisseur de la cornée. Il a été démontré le rapport entre les variations de pression oculaire et l’épaisseur de la cornée qui mesure normalement au centre à peu près un demi-millimètre. L’examen se fait de manière rapide et sans désagrément pour le patient. Il nécessite cependant des appareils très sophistiqués.

Vous souhaitez en savoir plus concernant cette maladie ?

Rejoignez les 193 000 patients inscrits sur la plateforme, informez-vous sur votre maladie ou celle de votre proche et échangez avec la communauté

C'est gratuit & anonyme