Diabète et insuline

Dans le traitement du diabète, l’insulinothérapie permet de compenser le déficit de fonctionnement du pancréas qui ne produit plus assez d'insuline, par l’injection de cette hormone.
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L'insulinothérapie concerne :

- Les personnes atteintes de diabète de type 1 : L’insuline est, dans ce cas, le seul médicament qui peut être utilisé pour contrôler les augmentations de la glycémie qui surviennent avec la maladie.
- Les personnes atteintes de diabète de type 2 : L’insuline peut être utilisé seule ou en combinaison avec d’autres médicaments antidiabétiques.
- Les femmes atteintes de diabète gestationnel.

Il existe plusieurs types d'insuline utilisés pour traiter le diabète. Ils sont classés selon la rapidité avec laquelle leur effet se fait ressentir, selon le moment où ils atteignent leur "pic" en terme de niveau d'action (c'est à dire lorsque la concentration d'insuline dans le sang est au plus haut), et selon la durée de leurs effets.

Les différents types d'insuline comprennent:

- L’insuline à action rapide, dont l’effet peut être perçu en quelques minutes et qui dure environ deux heures.
- L'insuline ordinaire ou à courte durée d'action, qui prend environ 30 minutes pour agir et dont l’action dure pendant 3 à 6 heures.
- L’insuline à action intermédiaire qui nécessite 2 à 4 heures pour faire effet, et dont l’action peut durer jusqu'à 18 heures.
- L’insuline à action prolongée qui prend de 6 à 10 heures pour atteindre la circulation sanguine, mais peut continuer à faire effet pendant une journée entière.

C’est le médecin qui prescrira l'insuline qui convient le mieux au patient. Il est possible que le malade atteint de diabète ait besoin de plusieurs types d'insuline. Il est important d’espacer les doses d'insuline tout au long de la journée pour garder le taux de sucre dans le sang à un niveau normal, et ce malgré les habitudes alimentaires et la pratique sportive.

L’implication du patient dans le suivi du traitement est primordiale. Il reçoit en général une formation qui lui permet d’apprendre les techniques d’injection, l’utilisation du lecteur de glycémie et le calcul des doses d’insuline en fonction des situations.

L'injection d'insuline

L'insuline pour le diabète est en général injectée sous la peau (sous-cutanée). Pour réaliser son injection, le diabétique peut utiliser une seringue, un stylo injecteur ou une pompe à insuline. L'endroit du corps où l’insuline est injectée peut influer sur le moment où son effet est ressenti. L'abdomen (ventre) a le meilleur taux d'absorption, suivie par les bras, les cuisses et les fesses.

Il est préférable de toujours injecter de l'insuline au même endroit sur le corps pour un même moment de la journée. Cela permet de garder la vitesse de taux d’absorption de l'insuline à un niveau constant. Il est également recommandé d’alterner l'emplacement exact du point d'injection, autour de la zone choisie. Cela permet d'éviter la rupture du tissu adipeux sous la peau.

La dose initiale est calculée en fonction du poids et de la sensibilité à l'insuline, qui varient selon les individus. Lorsqu'elle est administrée sous la peau, l'insuline est généralement prise afin que les deux tiers de la dose quotidienne totale, soient reçus dans la matinée et un tiers de la dose quotidienne totale soit prise dans la soirée. Le patient doit suivre les directives données par le fournisseur du traitement par insuline. Le laps de temps entre l'injection d'insuline et les repas peut varier en fonction du type d'insuline pris. Par exemple, si c’est une insuline à action rapide qui est utilisée, il faut généralement la prendre 10 minutes avant un repas, ou avec le repas.
Si c’est l'insuline régulière ou intermédiaire qui est prise, il faut généralement la prendre environ une demi-heure avant les repas ou au moment du coucher. En prenant l’insuline une demi-heure avant le repas, cela permet à que la prise de nourriture coïncide avec l’action de l’insuline.

Les principaux effets secondaires de l'insuline pour les diabétiques sont:

- Faible taux de sucre dans le sang (hypoglycémie).
- Hypertrophie, ou élargissement de la zone du corps qui a reçu trop d’injections d'insuline.
- Éruption cutanée au niveau de l’endroit de l'injection ou sur tout le corps (phénomène rare).

Sources : INSERM

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