Cancer du col de l'utérus et frottis de dépistage

Le frottis est la méthode principale pour dépister précocement le cancer du col de l’utérus.

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Comme tous les examens, il arrive qu’il donne des résultats erronés. Il peut ainsi arriver que des lésions précancéreuses ne soient pas détectées ou à l’inverse que celles-ci soient suspectées alors que la patiente n’en a pas. Cependant, les résultats erronés sont plutôt rares.

Le pap-test est un programme de dépistage désormais consolidé par une longue histoire de campagne de dépistage. Il s’agit d’un frottis qui permet de vérifier la présence de cellules anormales sur la superficie du col de l’utérus. Ce test doit être effectué tous les trois ans chez les femmes qui ont entre 25 et 64 ans.

Le gynécologue prélève quelques cellules de la muqueuse du col de l’utérus au moyen d’une petite spatule. Le frottis ne dure que quelques minutes et n’est généralement pas douloureux. Les cellules sont ensuite analysées en laboratoire pour voir si elles sont normales ou modifiées. Si le laboratoire a détecté des lésions, le gynécologue informe la patiente afin de refaire l’examen.

Les différents test de dépistage

Si le pap-test est positif, le dépistage prévoit l’exécution de la colposcopie, un examen qui permet de visionner le col de l’utérus à travers une lentille particulière. Une biopsie peut ensuite être effectuée pour confirmer le diagnostic. Si l’examen histologique confirme la présence d’une lésion précancéreuse, le traitement consiste en son ablation à travers des techniques micro-chirurgicales qui s’effectuent dans des environnements ambulatoires et sous anesthésie locale.

Les lésions précancéreuses de petites et moyennes tailles peuvent disparaître toutes seules. Normalement, le frottis est répété quelques mois après pour vérifier si le stade précancéreux à disparu ou s’il s’est au contraire développé. Les visites de contrôle sont alors très importantes car elles permettent de suivre l’évolution des lésions précancéreuses. Les stades précurseurs de dimensions importantes sont ablatés, pour éviter qu’ils ne se transforment en cancer. Si tel est le cas, une opération chirurgicale est nécessaire.

Naturellement, les parties ablatées ne constituent plus un risque. Cependant, d’autres lésions précancéreuses peuvent encore se former. C’est pour cela que la patiente doit régulièrement se soumettre à un frottis, même après l’opération.

Aujourd’hui, des tests sont également disponibles pour relever l’ADN du Papillomavirus sur la surface du col de l’utérus (et donc la présence d’une infection) et ainsi d’anticiper le diagnostic. Cependant, la fiabilité de ce genre de test (HPV) est encore à l’étude car il présente plus de faux-positifs que le pap-test ; en effet, la haute capacité de diagnostic de ce test nécessite en général plus d‘examens complémentaires qu’il n’est actuellement pas possible d’effectuer dans le système sanitaire actuel.

C’est pour cette raison que les deux tests, avec le pap-test, pourraient être combinés à travers un protocole précis pour améliorer le dépistage. En effet, le HPV test permet d’effectuer le dépistage à intervalles de temps plus longs (5 ans au lieu de 3 ans), et plus tard (entre 30 et 35 ans).

Dernière mise à jour : 10/11/2019

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Auteur : Équipe éditoriale Carenity, Rédaction

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