Chirurgie du cancer de la prostate

Il existe deux types de traitements chirurgicaux principaux pour le cancer de la prostate : la prostatectomie radicale et l’orchidectomie.
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L’orchidectomie correspond à l’ablation totale d’un testicule. Il peut arriver, en fonction des caractéristiques de la tumeur prostatique, que le chirurgien doive procéder à cette intervention. Cette castration permet alors, à un stade avancé du carcinome prostatique, de limiter la production d’hormones (testostérone) par le tissu testiculaire.

Il existe un troisième type d’intervention chirurgicale, la résection transuretrale de la prostate (TURP), qui est uniquement préconisée lorsque le volume de la tumeur prostatique est tellement important, qu’il comprime l’urètre, obstruant le flux de l’urine. La TURP a en effet comme unique objectif de libérer le passage et rétablir ainsi le flux de l’urine. Cette intervention ne peut pas éliminer l’ensemble des cellules cancéreuses. Elle est réalisée par voie endoscopique, en insérant dans l’urètre, à travers le pénis, un instrument avec lequel on procède à l’ablation de la tumeur prostatique.

La prostatectomie radicale et le cancer de la prostate

Elle consiste à l’ablation totale de la tumeur prostatique, des vésicules séminales, et généralement, des ganglions lymphatiques présents dans le bassin, dans le but d’éliminer entièrement le carcinome prostatique.

Cette intervention chirurgicale s’effectue grâce à différentes techniques :

- Rétro-pubienne ou « à ciel ouvert » : le chirurgien pratique une incision dans l’abdomen ou dans la zone comprise entre le scrotum et l’anus. Il s’agit d’une intervention chirurgicale complexe, qui nécessite une grande capacité de récupération, et c’est pour cela qu’elle s’effectue généralement chez des patients âgés de moins de 70 ans.
- Cœlioscopie ou laparoscopie : le chirurgien fait quelques petites incisions dans la partie inférieure de l’abdomen et y introduit ensuite une caméra ainsi que les instruments chirurgicaux nécessaires à l’ablation de la tumeur prostatique. Par rapport à la chirurgie « à ciel ouvert », celle-ci dure plus longtemps, mais la période de convalescence est plus courte. Les effets secondaires sont à peu près les mêmes que la chirurgie « à ciel ouvert ». Cette technique n’est cependant pas pratiquée dans tous les hôpitaux.
- La chirurgie robotisée : comme pour la technique laparoscopique, le chirurgien pratique de petites incisions dans l’abdomen à travers lesquelles il introduit une caméra des instruments chirurgicaux, mais cependant, ce n’est pas le chirurgien qui effectue directement l’intervention : il intervient à travers la manipulation d’un robot spécifique. La période de convalescence est relativement brève. C’est une intervention chirurgicale qui nécessite une grande expérience de la part du chirurgien.

Durant la prostatectomie radicale, le chirurgien pratique l’ablation des ganglions lymphatiques autour de la prostate, mais aussi dans le bassin, afin de vérifier toute présence de cellule cancéreuse.

Une intervention chirurgicale de cette portée peut engendrer des conséquences néfastes pour le patient, sous forme notamment de troubles de l’érection et d’incontinence urinaire. Désormais, pour limiter surtout les problèmes de troubles de l’érection, lorsque les caractéristiques du carcinome prostatique le permettent, le chirurgien peut proposer une prostatectomie radicale avec préservation nerveuse. Cette technique a pour objectif d’épargner les nerfs à proximité de la prostate, préservant ainsi les nerfs qui contrôlent l’érection et augmentant ainsi les probabilités d’un bon rétablissement de la fonction érectile après l’intervention.

Le tissu ablaté est dans tous les cas examiné par l’anatomo-pathologiste, qui vérifie divers paramètres : le classement (c’est-à-dire l’agressivité du cancer prostatique), l’extension de la tumeur prostatique, si les ganglions lymphatiques ont été touchés, si l’intervention chirurgicale a été radicale, etc. Sur la base du rapport de l’anatomo-pathologiste, il est possible d’évaluer la nécessité ou pas d’ultérieures thérapies (radiothérapie et/ou hormonothérapie), afin d’optimiser le résultat de la chirurgie et réduire au maximum le risque que le cancer de la prostate réapparaissent.

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