Allergies alimentaires : la fin des interdits ?

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Patients Allergies et intolérances alimentaires

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Bon conseiller

Faut-il, en allergologie comme ailleurs, lutter contre l'exclusion ? Longtemps, les régimes d'éviction ont été à la base de la prise en charge des allergies alimentaires. Mais la donne est en train de changer, comme l'ont expliqué des spécialistes lors d'une conférence de presse dans le cadre du 9e congrès francophone d'allergologie, qui s'est tenu du 15 au 18 avril à Paris. Qu'il s'agisse par exemple d'allergie à l'œuf ou à l'arachide, certains patients peuvent désormais bénéficier de protocoles dits de tolérance alimentaire. Principal objectif : apprendre à l’organisme à tolérer l’aliment allergisant, au moins en faible quantité, pour limiter les risques de réaction sévère lors d’une exposition accidentelle.

C'est le cas par exemple pour les allergies à l’arachide. Loin d'être exceptionnelles (elles concernent 1 à 1,5 % de la population en Amérique du Nord et en Grande-Bretagne ; 0,3 à 0,75 % en France), ce sont les plus sévères des allergies alimentaires. L’absorption d’une quantité infinitésimale de cette légumineuse, « cachée » dans un plat, peut entraîner une réaction violente, qui peut aller jusqu'à un choc anaphylactique mettant en jeu le pronostic vital.

Pour ces patients et leur entourage, les régimes d’exclusion sont extrêmement contraignants, stressants, et pénalisants dans la vie sociale. En outre, un « régime d’éviction peut parfois aggraver la situation en diminuant le seuil de réactivité », souligne le professeur Benoît Wallaert, président de la Société française d'allergologie. En clair, en tentant d’éliminer totalement l’arachide de son alimentation, un allergique peut y devenir encore plus sensible.

UNE AMÉLIORATION CHEZ 98,5 % DES PATIENTS

Le protocole de tolérance peut être réalisé par voie orale, après avoir déterminé le seuil de réactivité de la personne à cet allergène. Il est proposé dans certaines conditions, à des adultes et à des enfants âgés de plus de 4 ans. Dans la première phase, qui peut durer plusieurs mois, il s’agit d'ingérer des doses très progressivement croissantes d’arachide. Le taux de succès est de plus de 90 %, selon les résultats de deux équipes françaises. Des médecins lillois ont ainsi observé une amélioration chez 98,5 % des patients, et deux tiers ont doublé leur seuil réactogène à l’arachide. La deuxième phase, qui dure de plusieurs mois à plusieurs années, a pour but de maintenir la tolérance alimentaire acquise.

Sur un principe presque similaire, une approche, mise au point par des chercheurs français et développée par la société DBV technologies, consiste à induire une désensibilisation par un système original de patch cutané appelé Viaskin. Des études cliniques contre placebo sont en cours pour valider son efficacité pour les allergies à l’arachide. Lors du congrès francophone d'allergologie a été présenté le cas, semble-t-il inédit, d'un enfant de 8 ans qui, un an après avoir arrêté le traitement par patch, a maintenu son niveau de désensibilisation. Lors des tests de provocation orale, il a pu consommer plus d’un gramme de protéine d'arachide (soit quatre à cinq cacahuètes), dix fois plus que lorsqu’il a commencé le protocole. De quoi probablement prévenir une crise en cas d’ingestion accidentelle d'arachide.

NOUVEAUX ALLERGÈNES

Les allergologues décrivent par ailleurs de nouveaux allergènes, tels le cannabis et la methylisothiazolinone (MI). Introduite au début des années 2000 comme conservateur dans divers produits industriels, la MI est autorisée depuis 2005 dans des cosmétiques (produits pour bébés, pour le bain, filtres solaires…) et ménagers (liquides vaisselle, lessives, assouplissants, y compris étiquetés bio…). Elle aussi très répandue dans les « produits sans rinçage », dont les lingettes humides. En France, comme dans d'autres pays européens, 5 à 6 % des personnes avec un eczéma de contact ont désormais des tests positifs à cet allergène, et il est recherché systématiquement depuis novembre 2013 dans la batterie standard européenne. Une suppression de la MI dans les produits cosmétiques non rincés, y compris les lingettes humides, est à l’étude au niveau européen. Quant aux allergies au cannabis, encore assez mal connues, elles peuvent se manifester par des symptômes respiratoires, notamment asthme, ou cutanés. Des réactions généralisées dites d’anaphylaxie ont été décrites après ingestion de graines de cannabis et chez des buveurs de thé de marijuana.

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2014/04/21/allergies-alimentaires-la-fin-des-interdits_4404897_1650684.html

Début de la discussion - 29/04/2014

Allergies alimentaires : la fin des interdits ?


Posté le
Bon conseiller

bonjour avoir des allergies-alimentaire chaque jours le quotidien vient très dur vue que alimentation et très cher des fois surtout la fin du mois on fini de manger des fruit comme je nais pas le droit d'aide par sécurité sociale mon médecin a peur que je devient anorexique bonne journée KELILY    

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