Traitements de la DMLA

Il existe différents traitements pour la DMLA : médicaments anti-angiogéniques, les chirurgies, la photocoagulation et la photothérapie.
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La photocoagulation au laser a été utilisée pendant de nombreuses années pour le traitement de nombreuses formes de dégénérescence maculaire, en étant cependant destiné uniquement aux cas où la lésion était localisée en dehors de la partie centrale de la macula (néovascularisation extrafovéolaire).

La photothérapie dynamique (PDT) correspond à une des premières thérapies mises au point pour le traitement de la DMLA de type néovasculaire (DMLA exsudative). Il est encore utilisé aujourd’hui, en particulier pour le traitement des formes de DMLA à prédominance classique (DMLA atrophique), ainsi que pour le traitement de la néovascularisation choroïdienne chez les patients atteints de myopie forte. Cette méthode est basée sur la destruction sélective des parois des vaisseaux nouvellement formés, par l’activation photochimique d’une substance injectée au niveau systémique. Ce traitement comporte alors une perfusion intraveineuse d’une substance photosensible (la Vertéporfine 6-12mg/m²), qui dure une dizaine de minutes.

Cette substance va ainsi se lier sélectivement aux cellules des parois des nouveaux vaisseaux sanguins. A la suite de cette étape, on effectue une irradiation du tissu au moyen d’un laser comportant un pic d’absorption relatif à la substance utilisée (690 nm). L’exposition de la rétine à la lumière laser, activant alors la Vertéporfine, provoque l’endommagement des cellules endothéliales des néo-vaisseaux avec thrombose secondaire de ceux-ci, mais ne porte cependant pas préjudice à la santé des cellules rétiniennes. Les résultats de patients atteints de cette pathologie, après deux année de traitement, suggèrent que la diminution de l’acuité visuelle peut être ralentie et, dans certains cas bloquée. Malheureusement, dans la plupart des cas, la fonction visuelle endommagée ne peut être rétablie et une multiplication des traitements est alors nécessaire.

Les traitements chirurgicaux

Ces dernières années, certaines techniques chirurgicales ont été utilisées chez des patients atteints de DMLA exsudative, et en particulier la translocation maculaire et sub-maculaire.

Toutefois, en raison des risques élevés associés à ces techniques chirurgicales et les difficultés d’exécution de telles interventions, il est peu probable que celles-ci deviennent couramment utilisées dans le traitement de la DMLA, même si de futures recherches conduites sur des patients sélectionnés en démontrent les bénéfices.

Les médicaments pour traiter la DMLA

Depuis quelques années, on assiste à l’utilisation croissante des médicaments anti-angiogéniques dans le traitement de la DMLA. Ces médicaments agissent en inhibant le VEGF (facteur de croissance vasculaire Endothélial), responsable du développement de nouveaux vaisseaux, qui provoquent les formes les plus avancées et agressives de DMLA, empêchant ainsi leur croissance. Récemment, seuls deux médicaments ont été approuvés, sur la base d’essais cliniques menés au niveau international : le Macugen (pegaptanib) et Lucentis (ranibizumab).

Le traitement de la DMLA par corticoïdes (triamcinolone intravitréenne, acétate d’anécortave) est basé sur leurs propriétés anti-angiogéniques, utilisées pour retarder la perte de la vision dans la DMLA exsudative. Les effets bénéfiques des corticostéroïdes sont malheureusement contrebalancés par leurs effets secondaires, comme l’apparition de la cataracte ou d’hypertonie, pour lesquels à l’heure actuelle, dans la majorité des cas les médicaments anti-VEGF sont préférés.