Qu'est-ce que le cancer colorectal?

Le cancer colorectal est dû à la prolifération incontrôlée des cellules de la muqueuse qui recouvrent le côlon.
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L’intestin est l’organe chargé de l’absorption des nutriments qui proviennent de l’alimentation. C’est un tube d’environ 7 mètres de long (mais peut varier de 4 à 10 mètres de long, voire plus). Il est subdivisé en l’intestin grêle, ou petit intestin (à son tour divisé en duodénum, jéjunum et iléon) et le côlon, ou gros intestin. Cette dernière partie est formée par le côlon droit ou ascendant (qui comprend l’appendice), le côlon transverse, le côlon gauche ou descendant, le sigmoïde et le rectum qui se termine par l’anus.

Il existe des personnes qui font une distinction entre le cancer du côlon lui-même et le cancer du rectum, c'est-à-dire de la dernière partie de l’intestin, car ils peuvent se manifester avec des fréquences et des modes différents.

Dans les pays occidentaux, le cancer colorectal représente le troisième cancer par incidence et par mortalité, juste après le cancer du sein chez la femme, et le cancer du poumon chez l’homme. En France, il correspond à 15% environ de l’ensemble des cancers et on diagnostique 40 000 nouveaux cas chaque année, hommes et femmes confondus, et le cancer colorectal est malheureusement responsable de 20 000 décès par an.

Le cancer colorectal, assez rare avant l’âge de 40 ans, et de plus en plus fréquent à partir de 60 ans, rejoint un pic maximal à l’âge de 80 ans. Il touche de la même manière les hommes et les femmes.

Durant ces dernières années, on a pu constater une augmentation du nombre de cancers colorectaux. Mais parallèlement, leur mortalité a diminué, principalement en raison d'une information désormais plus appropriée, d'un diagnostic toujours plus précoce, et d'une amélioration dans le domaine des traitements. Cependant, on estime que d’ici 2020, le nombre de personnes touchées par le cancer colorectal sera de 45 000 par an.

Les typologies de cancers colorectaux

La majeure partie des cancers colorectaux (cancers du colon et du rectum confondus) dérive de la transformation maligne de polypes, c'est-à-dire de petites excroissances en soi bénignes, dues à la prolifération des cellules de la muqueuse intestinale. Le polype peut être définit en fonction de ses caractéristiques, sessile (c'est-à-dire avec une base plate), ou encore pédiculé (attaché à la paroi intestinale grâce à un petit pied).

Tous les polypes ne sont cependant pas à risque de malignité. Il en existe en fait trois différents types :

- Les polypes hyperplasiques (caractérisés par la prolifération rapide des muqueuses),
- Les polypes hamartomateux (également connus sous le nom de polypes juvéniles et polypes de Peutz-Jeghers),
- Les polypes adénomateux.

Seuls ces derniers constituent des lésions précancéreuses et seul un petit pourcentage d’entre elles se transforment en tumeur maligne. La probabilité qu’un polype du côlon évolue vers une forme invasive de cancer dépend de la dimension de celui-ci :

- Minime (inférieure à 2%) si ses dimensions sont inférieures à 1,5 centimètre
- Intermédiaire (2-10%) pour des dimensions comprises entre 1,5-2,5 centimètres
- Significative (10%) pour des dimensions supérieures à 2,5 centimètres.

Une fois transformée en tissu cancéreux, la muqueuse intestinale peut se présenter avec des caractéristiques diverses en fonction de son aspect visible au microscope, et par conséquence, prendre un nom différent : adénocarcinome, adénocarcinome mucineux, adénocarcinome à cellules en bague à chaton (plus rare). En outre, tous ces cancers colorectaux peuvent avoir un aspect à polype, à nodule, ou encore se manifester par un ulcère de la muqueuse.

Sources : Inserm

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